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Quelques exemples intéressants de donjuanisme chez Balzac : formes et variations Lau-Pau, Claude 1980

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QUELQUES EXEMPLES CHEZ B A L Z A C .  I N T E R E S S A N T S DE D O N J U A N I S M E FORMES ET V A R I A T I O N S  by  CLAUDE B.A.,  A  The  LAU-PAU  University  of  B r i t i s h  Columbia,  1977  SUBMITTED  IN  PARTIAL  FULFILMENT  OF  FOR  DEGREE  THESIS THE  REQUIREMENTS MASTER  OF  THE  OF  ARTS  in THE  FACULTY  OF  Department  We  accept to  THE  this  the  of  OF  STUDIES  French  thesis  required  UNIVERSITY  CLAUDE  GRADUATE  as  conforming  standard  BRITISH  September  1980  LAU-PAU,  1980  COLUMBIA  In p r e s e n t i n g t h i s t h e s i s i n p a r t i a l  f u l f i l m e n t o f the requirements  an advanced degree a t the U n i v e r s i t y of B r i t i s h C o l u m b i a , I agree  for  that  the L i b r a r y s h a l l make i t f r e e l y a v a i l a b l e f o r r e f e r e n c e and s t u d y . I f u r t h e r agree t h a t p e r m i s s i o n f o r e x t e n s i v e c o p y i n g o f t h i s  thesis  f o r s c h o l a r l y purposes may be granted by the Head of my Department or by h i s r e p r e s e n t a t i v e s .  It  i s understood t h a t c o p y i n g or  publication  of t h i s t h e s i s f o r f i n a n c i a l g a i n s h a l l not be a l l o w e d w i t h o u t my written  permission.  Department o f  Fre^cJ^  The U n i v e r s i t y of B r i t i s h C o l u m b i a . 2075 Wesbrook P l a c e V a n c o u v e r , Canada V6T 1W5  DE-6  BP  75-51 I E  ABSTRACT  Une romans theme  de de  brosse  tion  la  nous  le  de  mais  la par  Comedie  par  trop  blase  le  prendre  Pere  parries  pour  un  n'empechent  de  en  par  vrai pas  don  aux  reines vrais  curieux  (croyant  augmenter  tive  les  arts  plus  d'une  de  don  don  general, tenus  beaucoup meme, son  ,  Henry  faciles  humaine  simples"  par  aristocratique  Notre  etude  feminins  ses  de  chances  ne  et  ne  voit  i  p l a i r e ,  ce  reussit  qu'a  en  qu'un  elle  est  hom-  puisse  particu-  exemple,  n'ont  rien  quelques-  Camille  Maupin  personnage s'ecarter don  le  important,  examine  dont  un  abondamment  la  Juans.  le  i n t e l l e c t ,  cas  et  societe  fait  don que  par  pourqu'on  d'etre  le  voyons  son  ces  comme,  des  Marsay,  et  Toutefois  roles  par  attire  avons  d e f i n i -  grands  pas  de  physique  nous  Cette  nous  plus  du  avoir  Juan,  les  non  particulier  personnages  qui  de  de  vitale  Apres  donjuanisme.  sont  Juan.  force  Balzac.  conquetes  et  la  Cependant,  d'agrement  societe  du  Comedie  "purs  Palferine.  des  des  la  seducteurs  la  ces  humaine  exceptionnel  du  des  de  qu'en  fait  revele  envier  constater  meme r e s t r e i n t  toute  legende  prealable  De  se  certaines  la  femmes.  a  de  de  est  tout  uns  de  nombre  1'imaginaire  Goriot  me  a  sur  En  que  comte  revele  dandys.  pouvoir  fournie  humaine  definition  Rastignac  liers  d'un  historique  permet  masculins Juans,  Juan  court  une  attentive  Comedie  don  un  propose  lecture  Juan  c u l encore  femme),  Antoinette cette  de  reine  Langeais  de  la  grandir  la  Foedora  (cette  & cause  de  marques  d'amour  done  permis  roles don  certaines une  fortune  pu  les  Par des  de  de  homme  qu'elle  la  de  son  Comedie  mari  nous la  et  expression  societe  constater femmes  quand  1'amour.  i i  vaniteux  reste  que  les  seraient  plus  le  aiment aux  nous  ont  grands  tenus  par  des  donjuanisme  les  don  decouvrent  de  poss&de  interessantes.  parfois, elles  et  insensible  recherches  que  faire  h  d'aimer,  aristocratique  des  que,  de  commune  montrons  indifferent,  s'ingenie  refuse  Nos  humaine  de  vraies  un  tant  luxe,  tendres).  reines une  que  l'hypothese  contre,  egalement  deviennent  et  plus  d'ecarter  dynamique  avons  d'un  par  aristocratique  femme-arriviste,  masculins  Juans.  societe  passion  sa  (delaissee  Nous  Juans'-femmes enfin  TABLE  DES  MATIERES  CHAPITRE  Page  I.  LA  LEGENDE  II.  LE  MYTHE  DE  BALZAC UN  III.  DE  DU  DON  JUAN  ET  DONJUANISME  LE  DONJUANISME  DES HOMMES DANS  SEDUCTEUR  " P U R ET  SIMPLE":  LA  PALFERINE  9  MARSAY  12  RASTIGNAC  17  LE  20  DANDYSME  ASPECTS  DU  DONJUANISME DE  DES  FEMMES CHEZ  LANGEAIS  CAMILLE LA  BALZAC  28 28  FOEDORA  DE  L'OEUVRE 9  ANTOINETTE  IV.  1  37 MAUPIN  43  FEMME DU MONDE A  ANTOINETTE  DE  LA VRAIE  LANGEAIS  CAMILLE MAUPIN  FEMME  51 51 59  CONCLUSION  74  BIBLIOGRAPHIE  80  i i i  CHAPITRE  LA  Un que  ce  themes  la  bref  dernier  cessent  rons  LEGENDE  de  la  nous  myriade etre  sexe  de le  don  legende.  des  Juan et  En  les  notre  Cette la  n'est nous  pas  done,  que  difference  Cornedj c  le  Parmi  un  nous  auquel  veulent  attache  changements  Comedie  effet un  que  peu  ou  du  de  resister.  celle  Balzac  1'apparition la  En  parait  n'etudions  que  ces  a. d e c o u v r i r  celui  Nous  y  ne  consacre-  donjuanisme. ou  revele  qui  extraordinaires  ou  Balzac.  :  subordonnee nous  le  fait  merite  humaine  repeter,  conceptions  circonstances si  Balzac  1'autre.  du  balzaciens  dans  de  parmi  qui  pas  aurait  pourdavantage apportes  donjuanisme  humaine  seront  et  ses  au  etude.  nous  important  en  revanche,  centre  a  s'agit  peuvent  de  DONJUANISME  humaine  existe  sommes p a s  particuli&res  plus  roman  attraits  nous  LE  certaines  en  II  modalites  Pour  i l  ET  Comedie  d'un  personnages  suppressions  de  la  coeur  oppose  ne  JUAN  foisonne  possedant  Cependant  la  a  etude.  humaine  du  a  tient  de  reapparaitre  personnes  les  apergu  presente  individu  rait  DON  reapparaissants,  Comedie  la  DE  I  qu'ils  d'etre  chez a  donjuanisme  ou  non  soulignee  en  ce  d'un  entreprenons  personnages  soient  Balzac,  celle  des  1'apparition don  Juan.  d'approfondir  des qui du  Au les  don  est Juans.  concerne donjuanisme  risque  de  differences  qui  existent A  vain don de  toutes  espagnol Juan  pi&ce,  autre  tation vant  y  i l  au  sur  son  dans  cette  la  a  du  son  Don  une  Pour que  du  grossier  une  partie  notion  de  A  de  ce  sur  la  ni  du  complexe  musique  El  du  Burlador base  Tenorio,  le  heros  de  tromper  de  Tirso  une  de  femme  de  toute Juan  piece.  ne  au au  XVIII  plus  precis  prend  le  e  de  1'exci-  femme joint  se a  trou-  son  analysee  Mais  cours  fait  est  en  1'importance  des  siecles.  siecle.  Puis,  aucune  refe-  l'Histoire,  dessus  sur  la  nous  faire  la  complex-  Juan.  Ponte.  vulgarite  la  moment  d'oeil  Moliere, Da  prototype  religieuse  l i b e r t i n  don  coup  l ' e c r i -  de  don  diminue  de  rapide  Juan  du  donjuanisme  religion.  a  elements  a. s e d u i r e  de  religieuse  le  des Juan  dimension  personnage  la  don  prototype  la  du  intitulee  p l a i s i r  Ce  a  donjuanisme.  physique.  seduction  de  Don  le  la  Juan  un  chemin.  personnalite  basant  pi&ce  pousse  l i b r e t t i s t e  rasse  la  de  Ce le  Dans  piedra,  le  attribuer  paternite  de  seconde  peut  et  la  farce.  qui  on  Juan  Molina  caractere  suivant,  la  don  le  sophistication ite  de  volupte  dimension  siecle  de  pratiques,  semble  de  la  aboutit  rence  la  nous  trait  sur  L'on  Tirso  de  comportement  de  fins  frenetique  detail  legende  convidado  celui  1'emporte Un  la  traditionnel.^  Sevilla  serait la  entre  ne  le  saurait  Don  Dans  Giovanni  cet  personnage et  opera, de  Giovanni,  2  Mozart  le  heros  Tirso  parfaitement  Don  de  pour  et se  de deba-  assumer  moderne.  l'ecrivain  oublier  En et  se  compo-  siteur don  allemand E.T.A.  Juan  en  revolte.  lui  donnant  Hoffmann  1'instability  en  cherche  femme  de  la  Hoffmann une  reinterprete  nouvelle  propose, une  amour  de  Don  ideale  dimension  explication  Giovanni  qui  les  lui  qui  ferait  actions  :  celle  de  de  surprenante "serait  un  a  de  la  paradis  re-  sur  4 terre."  En  fait  pas  defaut.  A  qui  donnerait  les  vrai une  interpretations  dire,  vision  Naturellement causer  de  Chacun  croit  comme n'a  bon  pas  Juan. t&re  lui  tort,  pouvoir  passe  le  sous  celui  du  le  veut  version  n'est  font  unique  pas  cerner  personnage  exemple,  sans  la de  legende. don  souligne,  comme m o t i v a t i o n  carriere  ne  legende.  lexicographe  la  de  absence  par jeu  pas  la  qui  definir  cel&bre  silence  de  pareille  L i t t r e ,  1'importance  Cependant, et  pour  semble.  n'existe  globale  une  d i f f i c u l t e s done  i l  contradictoires  Juan et  pour  simplifie  le  internationale  i l don  caracdu  personnage: S e d u c t e u r , homme s a n s m o e u r s e t s a n s c o n s c i e n c e mais a g r e a b l e dans l e s m a n i e r e s , et se f a i s a n t u n j e u de p e r d r e l e s femmes de r e p u t a t i o n . De  son  encore sant  de  cote  le  davantage don  Juan  amoureuses." justice Albouy  Grand  au qui  la  Larousse richesse  "un  Mais  homme  la  personnage.  de  la  langue  thematique  toujours  Grande  en  de  ecrit:  3  en  la  quete  Encyclopedie  L'article  frangaise legende  en  f a i -  d'aventures  (Larousse)  question  reduit  est  de  rend Pierre  Don J u a n n ' e t a n t p o i n t s e u l e m e n t 1'homme a f e m m e s n i meme l e s e d u c t e u r , m a i s 1 ' h o m m e qui oppose et qui j u s q u ' a l a mort, prefere s o n d e s i r a. l ' o r d r e e t a b l i , n e pouvait a p p a r a i t r e que dans une s o c i e t e q u i reprouve e t , e n meme t e m p s , s t i m u l e l e desir. Par  consequent  sion du  des  don  passe.  Mais  notre  une  nisme.  Le  nous  les  Balzac  etait  creerait  n'examinerons  le  des  de  moment)  personnages  differents  pas  dans  la  que  favorable  1'image Comedie  nous  a  des  du  don  don  Juans  Juan  humaine.  tacherons  l'eclo-  C'est  d'eclairer  etude.  Pour donner  elle  pour  donjuanisme  dans  l'epoque  Juans,  (hypothetique le  si  discuter  de  definition vrai  don  ce  probleme,  synthetique  Juan  est  du  nous don  caracterise  avons  Juan par  cru  et  du  trois  u t i l e  de  donjuasignes  particuliers;  Quand le  Le nombre succ&dent  2)  L'evidence que non s e u l e m e n t i l a du gout pour l e s femmes, mais q u ' i l leur p l a i t , et b e a u c o u p p l u s que ne leur p l a i t l e commun d e s h o m m e s ;  3)  Le f a i t e n f i n q u ' i l met l e s p l a i s i r s de ^ c e t t e s o r t e a u - d e s s u s de t o u s l e s autres.  ces  meme  Juan.  1)  trois  donjuanisme qui  signes  individu, Par  i n h a b i t u e l de femmes dans son existence;  nous  contre, s ' i l  caract§risent  nous  ne le  particuliers dirons  que  dirons  possede vrai  qu'un  Juan.  4  se  trouvent  c e l u i - c i  qu'une  don  se  qui  est  individu  partie  des  reunis un  se  vrai livre  chez don au  particularities  Chez Maxime  de  Trailles  au modele i l  est  de  la  dent  Balzac,  Comedie  signes  tain  nombre  Langeais notre  vent  leur  Foedora  sa  Juan  done  de  taine  forme  Comedie  a  la a  revele  exceptions  elements de  legende  de  de  surtout  Cette 5  de  posse-  deux un  cer-  duchesse  repondent  de  pre-  a  Balzac  aban-  1'amour,  "les ont  sou-  femmes  ne  cesse  d'etre  Saint-Germain', devenir  pour  'femmes est  au monde,  a. s o n  a  A i l l e u r s ,  Balzac  le  une  personnage  cupidite plus  Balzac la  la  des  de  femme v r a i e  signalees  constituants  les  la  decouvrent  creant  donjuanisme,  1'amour.  chagrin,  pour  personnages  revanche  humaine,  Langeais,  amant, y  en  En  Done  derniers  grand,  faubourg  consideration." la  ces  lorsqu'elles  du  Juan.  des  Juans-femmes  a. 1 ' A m o u r ,  son  de  ou  imparfaitement don  precisement,  que  Duchesse  "pour  "qui  les  Plus  'femmes  totalement la  de  lorsqu'elles  grandes  des  matieire  aux  la  don  amour.  vrai  Juan.  les  Belvidero  resse  don  Peau  tres  moins  de  surprenant,  allusion  qu'en  ou  Juan.  renonce  Avec  plus  don  Dans  fortune,  doute  degre  nombre  vrai  du  vraiment  vraies'."^ qui  puisque  Rastignac  donjuanisme  la  premier  s'abandonner  du  dans  'Celim&nes',  celle  parler  donjuanisme  deviennent des  du  definition  particuliers  Fait le  la  d'heroines  ou  comme  que  de  a. u n  protagonistes  s'identifient  humaine,  definition  donnent  par  logique  seulement,  miers  ne  propose  plus  les  haut, s'est  legende  derniere  rang,  fait de  sans Don  monstrueuse." i l  appert  moins  qu'a  une  preoccupation  intecerse  revele a  don  de Juan  a. d e s  deux  manieres.  apparaissent  moments  des  plus  En  dans  premier  le  texte  lieu, de  la  les  references  Comedie  humaine  inattendus.  Cerizet e t a i t d e v e n u , m a i s a. 1 ' i n s u d e s o n l e don J u a n en c a s q u e t t e de t r o i s ou q u a t r e tes ouvrieres.g Sa v i e , d e p u i s deux t e l l e f i n a l e du Don  mois, ressemblait J u a n de M o z a r t ! . ^  a.  tuteur p e t i -  1'immor-  P a q u i t a r e p o n d a i t a c e t t e p a s s i o n que sentent t o u s l e s hommes v r a i m e n t g r a n d s p o u r l ' i n f i n i , passion mysterieuse... q u i p o u s s a i t Don J u a n a f o u i l l e r l e coeur des f e m m e s . . . ^ Ce  terme  hommes  de  est  Camille  don  Juan  parfois  Maupin  est  que  Balzac  ne  reserve  modifie  de  fagon  traitee  d"'espece 1  dettes  ni  conqugtes"  En l ' a r t pour  second  d'aimer. trouver  Aimer,  lieu,  II  des  conseils  Beatrix les  ou  secrets  Balzac  multiplie  de  ce  pas  les  une  femelle  la  observations  Duchesse  sans  savoir  ampleur revele  de  sur  Langeais  genre. bien  plaider,  malgre sa d e l i c i e u s e poesie p e u p l u s de g e o m e t r i e q u ' o n  Maupin  coeur  Juan  exemple  Beatrix.  exemples  Camille  Don  Par  aux  2  feuilleter  prennent  du  de  de  n'est-ce  uniquement  originale.  suffit  attendre?^^ L'amour v e u t , s e n t i m e n t , un le p e n s e . ^ Ces  dans  pas  assez au  mendier de ne  considerable  jeune  Calyste  du  feminin:  Vous e t e s un e n f a n t , v o u s ne c o n n a i s s e z rien aux femmes, vous ne savez q u ' a i m e r . Aimer et se f a i r e aimer sont des choses b i e n d i f f e rentes.^^  dans Guenic  Pris somme d'un  dans  leur  ensemble,  psychologique livre  science  de  cupations Balzac.  qui  de  maximes  la  seduction  les Mais  plus e'est  ces  enseignements  pourrait  sur se  l ' a r t  le  de  revele  constantes la  se  de  propos  7  constituent  presenter se  faire  done  etre  l'ecrivain unique  de  sous  la  aimer.  une forme  La  l'une  des  et  l'homme,  don  de  Juan.  preoc-  NOTES  W i l l i s Barnstone, "Lope P r o t o t y p e o f t h e T r a d i t i o n a l Don S t u d i e s , 2, N° l , 1 9 6 5 , 1 0 1 - 1 1 5 . 2  Armand  Hayem,  Le  E.T.A. Hoffmann, et L e i p z i g : Georg 3  (Munich  ford:  Don  de V e g a ' s Don L e o n i d o : A Juan,"Comparative Literature  Juanisme  (Paris:Lemerre,  E.T.A. Hoffman's M U l l e r , 1 9 1 2 ) , I,  samtliche 87-103.  ^Leo W e i n s t e i n , The M e t a m o r p h o s e s o f Don J u a n S t a n f o r d U n i v e r s i t y P r e s s , 1959) , p . 6 8 .  1886). Werke  (Stan-  M i c h e l B e r v e i l l e r , L ' E t e r n e l Don J u a n ( P a r i s : Hachette, 1961), p.11. P o u r ce c r i t i q u e , " u n e c o n s e q u e n c e de ce dernier t r a i t est q u ' i l n ' h e s i t e p a s , pour s a t i s f a i r e son gout dominant, a. r i s q u e r d e s b i e n s t e n u s p o u r t r e s p r e c i e u x p a r d e s h o m m e s d ' u n e a u t r e e s p e c e , n i meme a t r a n s g r e s s e r l e s l o i s c i v i l e s ou religieuses. A l o r s son p e r s o n n a g e se p r o l o n g e en c e l u i , plus ou m o i n s h e r o i q u e d ' u n revolte." 5  ^ B e r n a r d G u y o n , " L e Don J u a n de B a l z a c , " L ' A n n e e B a l zacienne, (1977), 9-28. C e t a r t i c l e de B e r n a r d B u y o n , son dernier, e s t a 1 ' o r i g i n e de n o t r e t r a v a i l . 7 B a l z a c , L a D u c h e s s e de L a n g e a i s , " P l e i a d e " V , (desormais designe par son t i t r e abrege, Langeais). ^Berveiller,  p.177.  ^ B a l z a c , I l l u s i o n s p e r d u e s , " P l e i a d e , " IV, designe par son t i t r e abrege, Illusions).  sormais  894,  B a l z a c , Le C a b i n e t des a n t i q u e s , " P l e i a d e , " IV, (desormais d e s i g n e p a r son t i t r e a b r e g e , Le Cabinet). 1  0  B a l z a c , La F i l l e aux yeux d ' o r , (desormais designe par son t i t r e abrege, 1 : L  12 13  Balzac,  Beatrix,  Langeais,  p.171.  Langeais,  p.195.  "Pleiade,"  14  1  5  Beatrix,  227,  p.448. 8  II,  " P l e i a d e , " V, La F i l l e ) . 315.  (de-  402.  315,  CHAPITRE  LE  rie  de  par  M Y T H E DU D O N J U A N I S M E D E S H O M M E S DANS L ' O E U V R E DE B A L Z A C  UN  SEDUCTEUR  La  comedie  portraits  Rastignac, une  parmi  ambition  flatteuse  cela  pas  montrer  hommes matiere don  de  la  de  ce  Comedie  Un  Ronquerolles  de  Marsay  Balzac  ou  d'etre le  cas  qu'on  apparaissant  renferme  figurent  en  don  peut est  dans  vaste  evidence  Ces  Juans.  comme n o u s  des  une  en  aurons i l  "  de  la  general,  l'occasion  existe  "prouveurs  de  pousses  present  Or,  galle-  ceux  hommes  jusqu'a  Cependant,  nous  PALFERINE  Rubempre.  des  humaine,  exemple  LA  jouissaient  chapitre.  seduction  Juan."*"  SIMPLE":  lesquels  toujours  dans  ET  devorante  reputation  la  "PUR  humaine  Trailles,  n'est  II  parmi  tres  les  habiles  rapprocher  du  personnage  de  fourni  par  le  personnage  de  Duchesse  de  Langeais  la  de  en  pour  2 "degriser  Montriveau  Mais  nous  avons  d'un  personnage  1'assertion  de  de  choisi plus  son  amour  d'examiner  jeune  qui  est  pour la la  Mme d e  carriere preuve  Langeais." donjuanesque vivante  Ronquerolles:  U n homme t a n t s o i t p e u r o u e , q u i s a i t l e donne l e mat en t r o i s coups a v o l o n t e . 3 La te.  Palferine En  fait  de  apparait son  cas  deja. n'est  dans pas  9  Beatrix isole.  comme Mais  jeu,  seducteur  laissons  emeri-  a. B a l z a c  le  soin  de  nous  presenter  ce  sympathique  personnage  et  ses  camarades: E c l e c t i q u e s p a r e x c e l l e n c e en amour, i l s vous servent u n e p a s s i o n comme u n e femme p e u t l a v o u l o i r ; leur c o e u r r e s s e m b l e a une c a r t e de r e s t a u r a n t , i l s ont m i s en p r a t i q u e , sans l e s a v o i r et sans 1'avoir lu p e u t - § t r e , l e l i v r e De I ' a m o u r p a r S t e n d a h l ; i l s ont l a s e c t i o n de 1 ' a m o u r - g o f t t , c e l l e de 1 ' a m o u r - p a s s i o n , 1'amour-caprice, 1'amour c r i s t a l l i s e , et surtout 1'amour passager.4 Du  fait  ser  a  don  q u ' i l aux a  de  le  leur Juan  qui  desire.  categories  son  eclectisme  En  semblent  partager  L'axiome  propose  la  critique un  plan  sidgrer duit  par  pas  ces  d'action. avec mais  i l  Seducteur  Juan  Palferine femmes. la  a  ses  fois pas  se  fier  compagnons  l'egard que  courte  La  personne  de  Quant  desire  et  pen-  des  "toutes  femmes. les  l'homme."^  c'est  detachement  chaque  pref&rerait  la  permet .7  II  cet  de  font  s'interesserait  parfaitement  les  aimer  pretend  necessairement  chez  leur  Balzac.  derniers  devant  vis-a-vis  qui  par  ne  don  consid^re  conservent  cependant  de  i l l u s t r e plus  faire  1'attitude  carriere  i l  Juan  se  jeunes-gens  Palferine  La  le  sait  ces  la  egales  surprend  amour,  revanche  sont  Palferine  lequel  Don  effet  proposees  instinct.  femmes  en  en  a  le  a  une  seduire  i l  femmes  q u ' i l a un  et  ce  desir  emerite,  la  Palferine  de  est  ses  ce  qui  amis  en  incapable  effet  avec  distance  mettre  desire:  ne  de  detachement et  don  10  Mais  Palferine  puis  les  brillante  axiome.^  formuler Juan  mais  " i l  oeuvre de  con-  ne  se-  seducteur."  partage  8  pourtant  pas  l'obsession  comme  la  de  majorite  don des  "arriver;  "pour  Pour  convaincre  s'en  l u i ,  Juan  pour  les  jeunes-gens seduire i l  ne  suffit  femmes.  de  la  Comedie  represente de  se  Car  la  humaine,  surtout  rapporter  Palferine  a  qu'un  la  veut moyen.  conversa9  tion  que  la  Palferine  a  s i g n i f i c a t i f ,  Trailles  ses  non  dettes  loue  les  et  talents  le de  avec  Trailles  demande  nombre son  a  de  la  ses  jeune  dans  Beatrix.  Palferine  le  conquetes.  Fait  montant  Puis  de  Trailles  r i v a l :  L a P a l f e r i n e . ' vous avez de l a h a r d i e s s e dans 1'esprit, v o u s a v e z e n c o r e p l u s d ' e s p r i t que de h a r d i e s s e , vous p o u v e z a l l e r t r & s l o i n , d e v e n i r u n homme p o l i t i q u e . - ^ Q Done  Trailles  carriere  envisage  politique.  me n e  represente  titue  qu'un  don II  Juan est  toute  vrai  II  pas  aspect  un  avenir  est  toute  notoire  1' e x i s t e n c e  que  la  pour  c l a i r la  est  Palferine  Palferine  a present  vie  mais  la  du  non  jeune  que  exclusivement  se  refuse  a  le  roue.  primordial  dans  donjuanisII  n'en  alors  livree  "sortir  la  cons-  que  chez  a. c e  but.  de  l ' e s t h e t i -  ,,11  que:"  J ' a i , voyez^vous, certaine probite, non l e s . . . ^ Cela les  se don  vidus  comprend Juans  que  Comedie  d i f f i c u l t y .  s'opposent laissons  a a  cette  Les  seducteurs  categorie  d'autres  tout  comme  particuli&re  le  soin  d'examiner  la  Palferine,  d ' i n d i -  dans  la  humaine. En  moinsa  nous  sans  h l'endroit des femmes une nous pouvons l e s r o u e r , mais  don  creant Juan,  le  personnage  qu'au  potentiel  11  de  humain  qui  se  Balzac  trouve  pense  concen-  tre a  dans  la  monnayer  Palferine force. se  ses  Mais  serait  point  si  a M u i ,  riche  en  Mais  de  type en  de  ces  celle  de  de  eu  un  de  la  nous,  a  la  premiere talents,  Palferine.  choisi  Chez  l'arrivisme  la  i l  la constitue  pages,  qui  ne  un  portrait  manque  humaine  Palferine parce  1  pas  que  tres  de  la  d'humour.  carriere  de  ces  reputation derniers  poursuivent  une  de  Balzac  Les  autres  Trailles  ou  seducteur.  montre  voie  pour  stylise,  comme R a s t i g n a c ,  eux-aussi  la  de  d'autres  1 arriviste-seducteur  et  pret  s'adresse  seducteur  besoin  est  essentiel.  a  protagonistes don  exige  ambitieux  Trailles  d'infortune,  trait  Comedie  de  jeunes  Beatrix,  camarade  quelques  la  ces  avait  quant  jouissent  1'examen  realite  le  contrastes  arrivistes  plan  compagnons  avons,  le  donne  son  a. u n  commun e t  i l l u s t r e r  de  Dans  Trailles  ses  Nous  Rubempre  que  adresse et  Chacun  talents.  parce  Palferine le  Boheme.  qu'en  assez  eloignee  Juan.  MARSAY  La  Palferine  sert  arrivistes-seducteurs Balzac de pas  entame  le  ressemblances la  monomanie Avant  convient  de  de  la  portrait  de  ce  que  point Comedie  de  certaines  focal  a  1'evocation  humaine.  Avec  1'arriviste-politique.  avec  don  Juan,  Marsay  ne  des  Marsay, En  depit  partage  personnage.  d'examiner  noter  de  la  la  vie  beaute 12  sentimentale physique  de  de ce  Marsay,  i l  protagoniste  est  a  l'origine  teurs face  qui du  sa  reputation  souscrivent  personnage.  enviable; exerce  de  c'est  "le  egalement  don  Juan.  a  cette  opinion  En  effet  Marsay  jouit  j o l i  gargon  de  plus  un  de  pouvoir  quasi  ne  Mais  voient  que  d'une  Paris."  hypnotique  les la  lecsur-  reputation  13  sur  Marsay le  beau  sexe:  Pour une femme, l e v o i r , c ' e t a i t en e t r e f o l l e ; vous savez? C o n c e v o i r un de c e s d e s i r s qui mordent le coeur, mais qui s ' o u b l i e n t par imp o s s i b i l i t e de l e s a t i s f a i r e , p a r c e que l a f e m me e s t v u l g a i r e m e n t a P a r i s s a n s t e n a c i t e . ^ Ce  pouvoir  say.  Ou  devient  q u ' i l  a i l l e ,  prestigieuse. Marsay  se  d'ailleurs  Dans  trouve  congoit  rise aux  ses  sans  succes  femmes  Ce  qui  surprend  roman  intitule  Illusions  la  reserve.  dy.  S ' i l  Rastignac,  Or  ce  aux  de  sa  image  de  de  Mar-  marque  perdues,  puissance:  m o n s i e u r d e M a r s a y , homme f a m e u x q u ' i l i n s p i r a i t , remarquable b e a u t e de j e u n e f i l l e , b e a u t e m o l l e , c o r r i g e e p a r un r e g a r d f i x e , calme, comme c e l u i d ' u n t i g r e : on l ' a i m a i t , ^  que  la  attention  f a l l a i t ou  1'apogee  h  feminins.  chez  majeurs  une  alors  cette  atouts  projette  le  peine  des  Marsay  Le p r e m i e r e t a i t par les passions s u r t o u t par une effeminee, mais fauve et r i g i d e et i l ef f r a y a i t . On  l'un  beaute  Mais  physique  Marsay  passionnee  Marsay,  c'est  comportement attribuer  une  Rubempre,  ce  le  n'est  ne  calme, autre  le  Marsay  semble  qu'elles  vocation serait  de  la que  aux  pas  ont  favo-  accorder  pour  l u i .  froideur  et  celui  dan-  Marsay,  dandysme  et  du aux non  le  donjuanisme. En  effet  Marsay  mene  une  13  vie  elegante  qu'efforcent  d'imiter Balzac  qui  insiste  attitre:  50ns  ceux  Paul  de  debutent  sur de  ce  dans  fait  en  la  carriere  donnant  Manerville.  Ce  d'arriviste.  a Marsay  dernier  un  prend  imitateur  ainsi  des  l e -  dandysme: II v e n a i t d e c o u v r i r a P a r i s , moyennant quelques b i l l e t s de m i l l e f r a n c s , l a v a l e u r e x a c t e des h a r n a i s , l ' a r t de ne p a s t r o p r e s p e c t e r s e s gants, y e n t e n d r e de s a v a n t e s m e d i t a t i o n s s u r l e s gages a donner aux gens, et c h e r c h e r q u e l f o r f a i t etait l e p l u s a v a n t a g e u x a. c o n c l u r e a v e c e u x ; i l tenait b e a u c o u p a. p o u v o i r p a r l e r e n b o n s t e r m e s d e s e s chevaux, d e s o n c h i e n d e s P y r e n e e s , a. r e c o n n a i t r e d'apres l a m i s e , l e m a r c h e r , l e b r o d e q u i n , a. q u e l l e espece a p p a r t e n a i t une femme; e t u d i e r l'ec a r t e , r e t e n i r q u e l q u e s m o t s a. l a m o d e , e t conquer i r p a r s o n s e j o u r dans l e monde p a r i s i e n , 1'autor i t e n e c e s s a i r e pour i m p o r t e r p l u s t a r d en province l e gout du t h e , l ' a r g e n t e r i e a forme a n g l a i s e , et se d o n n e r l e d r o i t de t o u t a u t o u r de l u i p e n d a n t l e r e s t e de s e s j o u r s . ^  m6priser  Dans  ces  donnees  quelques generales  caracterise  cette  lignes, du  Balzac  dandysme  decrit  en  institution:  soulignant  Marsay  [s i c j  1  deja. dys  indique en  la  competition  remarquant  que  "les  qui  effectivement  tient  ."  17  hommes  du  monde  l'anglomanie "le  haut  Ailleurs  caracterise  les  le  pave  Balzac  monde  sont  du  qui  des  jaloux  a dan-  entre  18 eux dans  a  la  maniere  cette  Marsay  a  tinences maniere  des  femmes."  description  depuis par dont Mais  i l le  1'impertinence  longtemps  l'esprit  Enfin  acquis  q u ' i l  leur  "le  Balzac celebre  droit  de  laisse des dire  entrevoir  dandys. des  imper-  donnait et par l a grace de 19 les accompagnait." dandysme, malgre l a place importante q u ' i l  14  occupe rage de  dans  de  ceux  tes  1'existence  parvenir qui  de  menent  des  ces  arrivistes  derniers.  une  vie  cede  Sous  elegante  se  le  les  pas  devant  " j o l i s  cachent  dehors"  des  personnali-  inquietantes: Tous s o n t e g a l e m e n t c a r i e s j u s q u ' a u x os p a r c a l c u l , p a r l a d e p r a v a t i o n , par une brutale e n v i e de p a r v e n i r , e t s ' i l s s o n t m e n a c e s de pierre, en l e s dondant on l a l e u r t r o u v e r a i t t o u s , au cour.20 C'est  done  le  dandysme  pe  l'existence  de  Marsay.  la  possibility  du  donjuanisme,  des la  la  relations F i l l e  aux  de  Marsay  yeux  d'or  et  Mais  avec que  non  le  avant i l  les  chez  procede  femmes. Marsay,  la a  donjuanisme  d'ecarter  sera  le  qui  occu-  definitivement a  une  Balzac  analyse  ecrit  " l ' a t t r a i t  de  dans la  pas-  21 sion des En  etait  presque  conquetes r e a l i t e ,  aiguisees avec  faciles  " i l  par  de  associe  des  aime  tranches  deMarsay  confirment  Delphine  veritable  le  arriver  telle qui  p l a i s i r  de  vie ce  de  commet  un  prises  f a i t .  Nucingen  subit  l i b e r t i n  "ses  avoir  ses  que,  parisienne,  aventures  de  monstre,  Maufrigneuse  plus  vanite  precisement  procurent  traditionnellement  Quelques  que  lui  pouvait  faire  soit  Marsay 1'on  ne  Plus  que  quelque  lui-meme  corruption,  n u l . "  hasard le  des tel  des  Pere  passions  partis degre  sa  les  pris de  curiosite."  femmes,  que  proxenetes.  dans  la  biographie  Goriot,  degradant 23  jeune."  premieres 15  a  corrompre  au  "le  soit  physiques.  des  stimulassent  monde  s'ennuie  charmes soit  femme  au  Dans  Marsay  on  p l a i s i r  A i l l e u r s ,  legeretesavec  de  apprend d'un  Diane  de  Marsay.  Enfin Ce  Marsay  dernier  gnac  ni  achate  trait  chez  de  ou  d'un  de  roue  incarnerait  Marsay  est  aussi  mieux  majorite  des  de  Maronis,  Marsay  De  plus  Marsay  d'une  femme.  que  inspire  se  perdues  retrouve  s'apparente  a. c e l l e Balzac nanti  vie  une  une  don  a  pas  sa  m&re.^°  chez  la  Rasti-  a  son  tot  dans  pere  et  sa  du  succes  qui  rigueur  fortunes.  spirituel  que l'abbe  precieuse  des  sociale. vie  unique de  la  liber-  1'education  connaissance  infidelites  philosophie  et  et  d'un  A  a. b o n n e s  nature  Sa p r e m i e r e les  a. c e l l e  Juan.  politique,  apprend  cause  done  l'homme  par  economique,  l u i  d'un  Grace  acquiert  la  timentale  Illusions  ne  arrivistes.  de  parole  l u i  non pour  la  la  caractere  Marsay  et  Marsay  rouages  des  Rubempre.  L'image tin  Coralie  a  se  mefier  deception  Charlotte se  resume  de  sen-  de  ...  ainsi:  L'homme d ' e t a t , n ' e x i s t e que p a r une s e u l e q u a l i t e , . . . , s a v o i r e t r e t o u j o u r s m a i t r e de s o i , faire a t o u t p r o p o s l e d e c o m p t e de c h a q u e e v e n e m e n t , quelque f o r t u i t q u ' i l p u i s s e e t r e ; e n f i n a v o i r dans son moi i n t e r i e u r , un etre f r o i d et d e s i n t e r e s s e qui a s s i s t e en s p e c t a t e u r a t o u s l e s mouvements de notre v i e , a n o s p a s s i o n s , a. n o s s e n t i m e n t s , e t q u i nous s o u f f l e a p r o p o s de t o u t e c h o s e 1 ' a r r e t d'une espece de bareme m o r a l . Avec  ce  systeme,  sentimentales mire  donne  ideologique ses vert  succes de  la  et  aux sur  1'arriviste  se  politiques.  qualites  dissipation  systeme  exceptionnelles  laquelle  ulterieurs.  Ce  premunit  leur Chez  une  heureux Marsay,  volonte 16  contre que de  Balzac  Marsay  possesseur on  ferme  les  apergoit  trahisons aurait  une peut sous  d'arriver  et  ad-  base fonder le  cou-  de  rester  au  pouvoir.  voir  Pour  diminue  1'ambitieux  qu'est  considerablement  Marsay,  1'importance  l ' a t t r a i t  accordee  du  a  pou-  1'amour.  RASTIGNAC  La lement une  Mme  celle  tierce  tion  moins de  formule que  succ&s  mettra  personne  qui  de  la  corruption  me  d'une  fait  la  pratique  la  lui  Le  femmes  apologie  mais  profiter  vie.  des  decouverte  en  philosophique,  Beausgant  experience  du  de  Sous  plus  et  directe  son  protege  vanite  de des  la  sera  Mais  communique.  a  la  Marsay  Rastignac.  requisitoire et  par  sa  c'est  une  plus  ega-  formulaconcrete,  precieuse  vicomtesse  hommes  prend  contre la  for-  l'arrivisme:  Plus froidement vous c a l c u l e r e z , p l u s avant vous i r e z . Frappez sans p i t i e , vous serez craint. N'acceptez l e s hommes e t l e s femmes q u e comme d e s c h e v a u x d e p o s t e q u e vous l a i s s e r e z c r e v e r a. c h a q u e r e l a i s , v o u s a r r i v e r e z a i n s i au f a i t e de v o s d e s i r s ^ y L'amour ge  comme  contre  —sentiment et  des  des  l'amitie avantages  disparait,  coureurs  de  sert  pour  sociaux  chasse  par  1'arriviste et  de  tresse  Beauseant  1'amour  exigences  venal  Done des  d'echanl'amour-  courtisanes  dot:  recommande  particuliere  valeur  monetaires.  V o u s ne s e r e z r i e n i c i s i vous femme q u i s ' i n t e r e s s e a v o u s . jeune, riche, elegante.28 Mme  de  a. R a s t i g n a c  (Delphine  sentimentales  et  de  le  Nucingen)  sociales. 17  n'avez pas II vous l a  29  choix qui  Tout  se  une faut  d'une  mai-  repondra passe  a, s e s  comme  si  on  eut  choisi  TMalgxe figure  parmi  humaine, compter  meuble  l'aide  les  Parmi tout  un  on  geJngreuse  arrivistes les  fautes  d'abord  un  le  d e Mme d e  les de  costume.  moins  juanesques  strategie  non-respect  Beauseant,  de  de la  ce  Rastignac  de  la  dernier  regie  d'or  Comedie on  peut  de  1'arrivisme: Mais s i vous avez un sentiment v r a i , cachez-le comme u n t r e s o r ; ne l e l a i s s e z j a m a i s soupgonn e r , vous s e r i e z perdu. Vous ne s e r i e z p l u s le b o u r r e a u , vous d e v i e n d r i e z la victime.3g Rastignac tire son  de  enfreint  cette  1'assurance  jeune  offense,  amant, ses  interdiction  d'etre  aimee  Deuxikmement  desespoirs  faux  \ plus  en  plus  don  Juan  ne  franees, ses  a  ou  son  "ses  de  sorte  pouvoir  son  s'attarde  femme," jamais  Troisi&mement  sur  amour-propre  1'attachaient  31 cette  Delphine  despotique  anxiStes,  veritables  que  de  N  Contrairement assez  Rastignac  pour ne  a. R a s t i g n a c ,  connaitre  sait  pas  ces  faire  le  soufavancer  affaires: T o u t P a r i s l u i d o n n a i t madame de N u c i n g e n , a u p r & s de l a q u e l l e i l n ' e t a i t p a s p l u s avarice que l e p r e m i e r j o u r ou i l l'avait vue, 3  2  Ironiquement  c'est  Delphine  liaison.  femme  du  pour  La  son  amant  avant  Pourtant Beauseant  les  trouvent  qui  banquier de  se  lois  leur  joue meuble  donner du  confirmation  role  une  enfin  succes  18  le  a  petite  dans  cette  gargonniere  l u i .  definies au  actif  sein  par de  Mme la  de  carriere  de  Rastignac.  (Delphine  de  resultat  Ce  dernier  Nucingen)  acquis,  a  doit sa  d'autres  sa  premiere  parente  succes  avec  conquete  la  suivront  amoureuse  vicomtesse.  selon  une  Ce  logique  imperturbable: L a b e l l e madame de N u c i n g e n s e r a p o u r v o u s une enseigne. Soyez l'homme q u ' e l l e d i s t i n g u e , les femmes r a f f o l l e r o n t de v o u s . Ses r i v a l e s , ses amies, ses m e i l l e u r e s amies voudront vous e n l e v e r a. e l l e . 3 3 Cependant est  le  sera  Rastignac  pouvoir;  vingt  ans  tique  suffit  de  Comedie  la  l'univers  que  avec  pour  la  eliminer  de  ce  ou  i l  se  des  l'honnetete  et  la  sincerite  une  a  de  ses  gance  ce  corde  affaire,  sujet,  sensible  l'ancien  procedes. d'une  de  Ce  grande  l'homme  les  forgat  que  dame,  d'etat,  de  du  ne  ce  Marsay  s t a t i s Juans dans  pas  toujours de  peint  avec  au  Vautrin  Sachant  a.  c e t t e masse ou s ' y g l i s s ne s e r t a r i , le talent  touqui  1'immorality  exprime  expose  decouvre  avec  avec un  la  1'elel u i c i -  realisme  mordant: II f a u t e n t r e r dans un b o u l e t de c a n o n , peste. L'honnetete r u p t i o n e s t en f o r c e  pas-  don  Rastignac  pas  dissimule  le  des  Gascon.  Beauseant  Vautrin  seule  lot  interesses  Mme d e que  Rastignac  politique.  menent  du  1'arriviste  principalement  contacts,  1 ' ame ne  la  de  Cette  evoluera  conseils  dans  femmes.  personnage  Partout  Sur  des  Rastignac  fait  l'objectif  Nucingen.  et  i l  la  conquete  Delphine  humaine.  que  finance  chent  de  non  pas  haute  succes.  dite  et  n'oublie  d ' h o m m e s comme e r comme u n e e n . . . . La corest rare.  Ainsi la c o rr u p t i o n qui abonde, et vous Vautrin  c o m m e Mme d e  trouver  une  comme  d'un  qu'une  ne  d'une  On  univers  ou  des  que. se  se  des  moque  succes par  de  les  femmes  a.  belles  femmes i l  place  dans  reputation  nous  l'un  des  semble  monnaie que  jeunesse  societe  en  sa  famille.  consequences  de  ses  don  de  se  servir  ne  voit  constate les  la  relations,  et  L'imagination  sur et  meme  de  des  charme  hommes  du  sa  pouvoir  Juan, Son  physi-  noblesse  soin  de  l u i ,  est  un  celle  de  la  pas  a  secretement  particulier  pour  ne  quant  succes  comme  un  Chez  volupte  prenant  temps  dans  courante.  la  Don  1'immense  evolue  l ' a t t r a i t  actions.  en  comme  humaine,  l'emporte  la  au  et  Rastignac,  de  resister  s'en  Vautrin  1'argent  de  sa  deteste  de  Beauseant  Comedie  de  envie  des  vie  aven-  Juans.  LE  Le  que  que  sont  materielles profite  Rastignac  1'amour.  la  sait  des  place  sur  de  hommes.  tureuse  basee  a  afin  Mme d e  arrivistes  scandale  ne  dot,  fait  Rastignac  la  la  monde  alors  le  cependant,  souiller  le  ni e r  les  une  conseille  Mais  societe  peut  richesses  creer  a  aucune  ne  des  Rastignac et  chasse  laisse  majorite  dans  marche-pied.  secheresse qui  Beauseant  protectrice  simple  e s t 1 ' a r m e de l a m e d i o c r i t e 34 en s e n t i r e z p a r t o u t la pointe.  dandysme  instruments  apparait  "DANDYSME  dans  principaux  20  de  la la  Comedie  humaine  reussite  comme  sociale.  En  effet  le  costume  premier  lieu  eloignee  de  de  la  le  la  d'apres costume  realite.  manie're  second  beaute  fait  le  la  image  resume  role de  le  multiple.  marque role  En  parfois  des  tr£s  vetements  passe  triste  costume est d ' a i l l e u r s enorme e u l e n t p a r a i t r e a v o i r ce qu'ils c ' e s t souvent l e m e i l l e u r moyen plus tard.^^  costume  l ' a r r i v i s t e .  extraordinaire en  une  un  suivante:  lieu,  de  cree  joue  Balzac  La q u e s t i o n du chez ceux qui v n'ont pas; car de l e p o s s e d e r En  Balzac  met  Sans  en  cet  inapergue  experience  a  a  valeur  la  a r t i f i c e , Paris.  ses  jeunesse la  beaute  Lucien  de  et  la  la  plus  Rubempre  debuts:  Q u e l l e femme e u t e n v i e s e s j o l i s p i e d s d a n s la botte ignoble q u ' i l avait apportee d'Angouleme? Q u e l j e u n e homme e Q t e n v i e s a j o l i e t a i l l e deguisee par le sac bleu q u ' i l avait cru alors e t r e un habit.35 Enfin,  les  enviable  vetements  sur  tente  a  taire  des  le  elegants  commun  plusieurs  des  reprises  mortels. de  roues  parisiens  genereuse  de  maitresse.^?  habit  metamorphose  les  ont  sa  jeunes-gens  yaume  de  la Pour  d'une  fagon  1'importance  ...  des  moins  au  mettre au  Alors, "une le  dandy  Lucien  touche  tenaient  [sicj  Rastignac, non  ne  se  excite  qui  fashion  donnent  a  de  la  but  haut  superiority  Rubempre  hauteur  que  Rubempre  sorte  une  grace que  qui  vestimena.  les  l'aide nouveaux  d'envie  contenue  du  dans  pave  le  chez ro-  ."38 le  probleme  aigue".  vetements  et  de  Rastignac la  21  1'habillement comprend  necessite  de  se  assez  pouvoir  pose tot  dispo-  ser  de  grosses  sommes  preoccupe  par  sa  mise  Rastignac  decouvre  d'argent  prevues  avant  visite  combien  sa i l  est  a. c e t chez  e££et.  les  Deja  Restaud,  inconvenient  de  ne  pas  pou-  Et,  ce  39 voir,  faute  qui  est  des  gens  encore  entendu  qui le  question pour  d'argent, plus  grave,  l'avaient  bruit  de  tenue  Rastignac,  possession  question Marsay lette  de  qui  chez  de  Juan  hommes  pas  la  dandysme  d'oeil  traversant  la  cour  a. p i e d ,  la  a  la  p o r t e . " ^  violente  comtesse  de  meprisant sans  C'est  aversion  de  avoir  aussi  une  Trailles  Restaud:  a  pour  courir  avec de  s'excluent  est  au  autant les  de  hasard  Juan.  ne A  est  En  done  une  realite  les  temps  a  leur  prouvent du  que  dans  dandysme.  la  Mais  partagent  generalement  vrai  le  dire  donjuanisme  mutuellement:  Le Dandysme e s t l a s c i e n c e de l a f a t u i t e . II s ' a g i t de r e n d r e l a f a t u i t e non s e u l e m e n t s u p p o r t a b l e m a i s a i m a b l e comme l a g r a c e meme. Le J u a n i s m e e s t l a s c i e n c e de l a s e d u c t i o n . II s ' a g i t de s e r e n d r e i r r e s i s t i b l e . Les dandys v i s e n t a l ' e f f e t . ^  22  t o i -  jupons.  tributaire  recherche don  garnie  l ' a r r i v i s t e .  apres  pris  l'arrivisme  unique  richement  consacrent  exemples  habilles  passion  coup  mort  don  les  voiture.  le  garde-robe  que  humaine  en  regut  voiture  la  Rubempre  deux  trajet  e n f a n t de l a C h a r e n t e s e n t i t l a que l a m i s e d o n n a i t a ce dandy, n d , a l ' o e i l c l a i r , au teint c e s hommes c a p a b l e s de ruiner n s . ^  les  Comedie  le  ou  le " i l  cree  et  Ces  et  d'une  vie  vu  d'une  Le s p i r i t u e l superiorite mince et gra p a l e , un de des o r p h e l i La  faire  I l n ' e s t se  pas  d i f f i c i l e  classent  les  les  Marsay  des  femmes."^*  de  et  de  definir  arrivistes  les  Trailles  Hayem  5  de  la  Balzac.  "sont  fait  categorie  echo  En  jaloux a  effet  entre  cette  dans  laquelle  les  eux  Rastignac,  a. l a  observation  maniere  judicieuse  Balzac: Les dandys v e u l e n t p a r a i t r e s u p e r i e u r s aux a u t r e s hommes, l e s Don J u a n s n ' e n veulent imposer qu'aux femmes.^  II  est  bien  entendu  l'arrivisme sure,  le  dandy  venances passer  des  dandy  comme  le  dandys  et  don  Chez  Marsay.  Juan  repugne  B'alzac,  la  demesuree  aux  apparences.  Tartuffe.  Tout  humaine  le  ceci  societe  se  dandysme  de  a. s e  (faux)  point  seconde  cela  pas  toujours  une  large  me-  plier  aux  con-  entreprend  l'epoque Si  ferait  n'est  Dans  l'arriviste  que  l ' a r r i v i s t e  n'embrassent  des  parce  socialement,  medie  les  Rastignac  sociales.  portance  ou  que  accorde  pouvait comme  necessaire.  Dans la  une  im-  l'avancer  devot  admirablement  de  Onuphre la  race  Codes  arrivistes. En humaine leurs  talents  riviste  du  disposent  a. P a r i s .  quent  plus  dandysme, de  personnels  Rastignac, issu  son  d'une  avenir  depend  Ces  gnac  associe  voit  par  pour  se  des  noble  mais  Comedie  contestee)  nom  et au  au  et  une type  de  fortune de  l'ar-  Par  conse-  dont  i l  pourra  moment  ou  Rasti-  financiers  du  la  appauvrie.  realisent  affaires  23  un  de  appartient  appuis se  (parfois  faire  exemple,  conditions aux  arrivistes  noblesse  famille  beneficier. se  leur  les  banquier  Nucingen  grace  a. l a  protection  Rubempre les de  quant  origines se  faire  de  la  a. l u i  femme possede  modestes un  de  de  sa  beaute  et  son  talent  est  nanti,  au  depart,  Independamment  de  leurs  venir.  En  Aussi,  les  toujours site  qui  aurait que  sociale  pu  les  doit-elle  de  se  la ces  par  d'accessoire  primordiaux  de  Mais  l'argent  mour  qui  en  L'argent chaque etant  resulte  le  Comedie  et  le  d i f f i c i l e  d'ecrivain.  ou  plus  les  arrivistes  claire  hommes  le  de  sonne  ou  se  Balzac  rapide  Rubempre.  meme v o l o n t e  plus  humaine, agreable  pouvoir  arriviste.  n'est  tous  et  de  glas  trouver  par-  du  en  eux.  pratiquent  le  reconsideree.  de  sociale.  la  plus  d'autant  Rastignac  developper  arrivistes servir  que  arrivistes  etre  est  origines,  partagent  l'arrivisme  1'opinion  donjuanisme Pour  humaine  fait  donjuanisme  ascension  de  pauvrete  sera  q u ' i l  Comedie  la  lui  son  la  handicaps: II  a. M a r s a y ,  de  Lucien  pere.  Quant  mieux  dernier.  deux  son  nom m a l g r e  ce  On  puissant  souvent  sir.  24  la  les  pourrait  qu'un  f i n i t  facilitant  sont  des  femme  deux  la  reus-  objectifs  ajouter  1'amour.  aphrodisiaques, supplement  de  l ' a -  p l a i -  NOTES  Langeais,  p.  195  " S i t a n t de f e m m e s , e t memes l e s p l u s vertueuses, s o n t l a p r o i e des gens h a b i l e s en amour a u x q u e I s l e vulgaire donne un mechant nom, p e u t - e t r e est-ce parce q u ' i l s sont de grands prouveurs, et que 1'amour v e u t , m a l g r e sa d e l i c i e u s e p o e s i e de s e n t i m e n t , un p e u p l u s de g e o m e t r i e q u ' o n ne le pense." 2 3  Balzac,  La  Langeais,  Comedie  humaine,  "Pleiade,  "XI,  1629.  p.201.  B a l z a c , Un p r i n c e de l a B o h e m e , " P l e i a d e , " V I , 824 ( d e s o r m a i s d e s i g n e p a r son t i t r e abrege., Boheme) . E n f a i t S t e n d h a l , De 1 a m o u r , e d . V i c t o r d e l L i t t o et al. (Geneve: E d i t o - S e r v i c e S . A . , 1 9 6 7 ) , p. 1 3 , ne d i s t i n g u e que quatre sortes d'amour : 1'amour-pass ion, 1'amour-gout, 1'amourphysique, e t 1 ' a m o u r de vanite. 4  1  ^Boheme, p. 824. Balzac ajoute: " L e t e x t e de c e t a r t i c l e e s t p l u s v i g o u r e u x ; m a i s comme s e l o n m o i , 1 ' e s p r i t en e s t f a u x , j e ne t i e n s pas h l a l e t t r e . " A p r o p o s de l a pretendue e g a l i t e des femmes d e v a n t l'homme c o n s u l t e r G r e g o r i o Maranon, Don J u a n et l e d o n j u a n i s m e : e s s a i s , t r a d . Marie-Berthe Lacombe (Paris: S t o c k , 1958) , p . 2 3 . P o u r ce m e d e c i n , s p e c i a l i s t e de n o t r e q u e s t i o n , " 1 ' i n s t i n c t r u d i m e n t a i r e de Don J u a n se s a t i s f a i t de n ' i m p o r t e l a q u e l l e de c e s f e m m e s . . . . " Maranon croit a u s s i que " c e q u i c a r a c t e r i s e l'homme p a r f a i t c ' e s t precisement 1 ' e x i g e n c e q u ' i l a p p o r t e dans l a d i f f e r e n c i a t i o n de l'objet aime." P l u s l o i n dans son l i v r e , Maranon, p. 186, mentionn e l e nom de B a l z a c : " L ' a m a n t e p e u t a v o i r des t r e s o r s de s e n t i m e n t s , une p s y c h o l o g i e et un dynamisme amoureux aux formes comp l i q u e e s ; e l l e peut representer c e t i d e a l que B a l z a c preconisait, c'est a dire l ' i n f i n i e variete enfermee dans un s e u l c o r p s et un s e u l e s p r i t f e m i n i n s . . . . " Bohdme, pp. 8 3 1 - 8 3 2 . La P a l f e r i n e aborde dans l a rue, u n e femme e l e g a n t e , l ' a c c o m p a g n e s a n s l u i d e m a n d e r s a p e r m i s sion, e t o b t i e n t 1 ' a p p r o b a t i o n de 1 ' i n c o n n u e en l ' e s p a c e de quelques heures.  25  7 (1974),  Guy  Vogelweith,  "Don  Juan  et  Narcisse,"  Obliques,  5  14. " P o u r v r a i m e n t s e d u i r e i l manque a Don J u a n cette d i s t a n c e , v i s - a - v i s du d e s i r , q u i p e r m e t , par e x e m p l e , de t e n i r un ' j o u r n a l ' : 'Pour e t r e un s e d u c teur, i l l u i manque l e temps a n t e r i e u r p e n d a n t lequel i l f o r m e r a i t son p r o j e t , a i n s i que l e temps ulterieur p e n d a n t l e q u e l i l d e v i e n d r a i t c o n s c i e n t de s o n a c t i o n . ' 8  S o r e n A a b y e K i e r k e g a a r d , Ou b i e n . . . Ou b i e n . . . , trad. P r i o r et Guignot (Paris: Gallimard, 1943), p.78, cite p a r Guy V o g e l w e i t h dans son "Don J u a n e t N a r c i s s e . " 9  Balzac,  Beatrix,  ^ B e a t r i x ,  p.595.  ^ B e a t r i x ,  p.595.  "Pleiade,"  II,  594-596.  12 Beatrix,  p.596.  13  1  4  La  F i l l e ,  p.272.  L a  F i l l e ,  p.272.  ^ I l l u s i o n s , 1  6  L a  F i l l e ,  p. 614. p.277.  17 18 19 20 2  1  Illusions,  p.810.  Illusions,  p.  Illusions,  p.614.  810.  La  F i l l e ,  p.275.  L a  F i l l e ,  p.285.  F i l l e ,  p.  22 La  285.  23 B a l z a c , Le P e r e G o r i o t , "Pleiade, " designe par son t i t r e abrege, Goriot). 24 B a l z a c , L e s S e c r e t s de l a p r i n c e s s e "Pleiade," VI, 23, (desormais design^ par son Cadignan).  II,  978,  (desor-  mais  26  de C a d i g n a n , titre abrege,  25  2  6  (desormais  Illusions,  p.722.  B a l z a c , A u t r e e t u d e de designe par son t i t r e  2  7  Goriot,  p.912.  2  ^Goriot,  p.912.  femme, " P l e i a d e , " I I I , abrege, Autre etude.)  211,  29 ^0  Goriot,  p.913.  Goriot,  p.912.  5  1  Goriot,  p.978.  3  2  Goriot,  p.978.  33 34 35  Goriot,  p.913.  Goriot,  p.936.  Illusions,  p.607.  "^Illusions,  p.607.  37  Illusions,  p.809.  "^Illusions,  p.810.  39 Goriot,  p.891.  4  0  Goriot,  p.891.  4  1  Goriot,  p.894.  42 Hayem, 43  p.114.  Illusions,  p.810.  44 Hayem, p . 1 1 4 . II e s t v r a i que M a r s a y en impose M a i s i l ne se p r e o c c u p e g u e r e d'elles. 45 B a l z a c , La Maison Nucingen, " P l e i a d e , " V, 643, (desormais designe par son t i t r e abrege, Nucingen).  femmes.  27  aux  CHAPITRE  ASPECTS  Les giee  dans  hommes,  la le  souvent,  dans  Les  C'est le  role  aussi  femmes bien  Pere  talent,  est  sont  celles  cela  que  Mme d e  "Si  les le  de  qui  la  presentent  d'etonnantes  don  Dans  ressemblances des  femmes  tel  duchesse  tout que  de  et  en  suit porte  une son  premier  Balzac  carri^re nom:  1'arri&re-plan  La  don  que  si  vous  de  la  le  Duchesse  DE  historique  de de  autant  detiennent  r e a l i t e , des  un  hommes.  reputations. a de  les  Rastignac  dans  1'esprit,  du  detrompez  c o m m e Mme  le  pas.""^  de Foedora  personnage  voulu  dans  examiner du  son  de  ces  donjuanisme  oeuvre  maitresse.  LANGEAIS  que  nous  Langeais.  28  pour  mysterieurse  avec  coquette  ce  ne  la  avons  congoit  de  les  1'originalite  Juan-femme  brillante  la  celui  mode,  ou  pas  p r i v i l e -  femmes  explique  ressemblances  degageant  les  trouvent  Langeais,  ANTOINETTE  Le  vous  nous  doit  defont  Beauseant  chapitre,  place  comme d a n s  font  reines  une  ne  effet,  grand  femmes  ces  on  plus  croiront,  Beauseant,  ce  En  balzacien,  sinon  FEMMES  occupent  Mais  femmes.  grand,  hommes  v r a i ,  humaine.  des  Certaines  Juan.  DONJUANISME DES CHEZ B A L Z A C  l'univers  Goriot: les  i l  Comedie  negliger  pouvoir  DU  III  recit,  etudierons  dans  le  Apres Balzac  pour-  roman avoir  qui brosse  souligne  un  aspect  interessant  du  caractere  de  Mme d e  Langeais:  E l l e p o u v a i t a son a i s e se moquer des hommes, des p a s s i o n s , l e s e x c i t e r , r e c u e i l l i r les hommages d o n t se n o u r r i t toute.nature femin i n e , et r e s t e r m a l t r e s s e d elle-m§me.^ r  Par  le  fait  nombre  a. l a  premiere  protagoniste toute  eleve  du  ses  conqu§tes,  Mme d e  condition  du  donjuanisme.  posseder  un  charme  semble  1'existence  receptions  de  de  petit  Mme d e  Langeais  Langeais En  s a t i s -  outre,  i r r e s i s t i b l e .  gravite  autour  ce Enfin,  des  chateau:  D e p u i s d i x - h u i t m o i s , l a d u c h e s s e de L a n g e a i s menait cette vie creuse, exclusivement remplie par le b a l , par les v i s i t e s f a i t e s pour le b a l , par des triomphes sans objet,.. par des passions e p h e m e r e s , n'ees e t m o r t e s p e n d a n t u n e soiree. Quand e l l e a r r i v a i t dans un s a l o n , l e s regards se c o n c e n t r a i e n t sur e l l e , e l l e moissonnait des mots f l a t t e u r s , quelques e x p r e s s i o n s passionnees q u ' e l l e e n c o u r a g e a i t du g e s t e , du regard, et q u i ne p o u v a i e n t j a m a i s a l l e r p l u s l o i n que I'epiderme.y II  apparalt  que  les  me'nt-,  le  et  preference  la  tres,  se  nombre  qu'un  interet  present  chose plus  des  donnee reunis  donjuanisme,  predilection cas  eleve  trouvent Ce  trois  limit6 (la  un  etrange, absolues.  si  a  crit&res  conquetes, cette en  Pour  le  magnetisme  activite personne  sur de  en  convenons,  son  mode  d'action  developpement ne  la  donjuanisme,  nous  coquetterie)  i l  du  ne des  s'appuyait Mme d e  prenait plus pas  Langeais  29  ne  pas  personnel,  toutes  Mme d e  et  homme-  les  Langeais.  presenterait d'expression comme  dans  extraordinaires,  sur  une  done,  au-  continence celui  qui  de le  et  s i ,  des l'aime  ne  peut  aspirer  qu'elle  qu'a  l'aime,"  son  mais  amitie.  Elle  seulement  comme  declare i l  est  a  Montriveau  permis  a une  fem-  4 me  religieuse  repetes comber sait  a  elle  ses  par  propres  la  alors  dienne  le  gamme  desirs. du  jeu:  respect  de  tous  de  ses  sang  froid  echeant  cette  aux  femme pour  Mme d e  deployait  et  sans  Mme d e se  Langeais  compromettre,  Une  telle  Langeais,  pas  suc-  sentait  la  boudoir...."^ si  assauts  pour  en  vercon-  Montriveau,  coquetteries.  tant6t des  entretien  resiste  incitante  son  ne  cas  "Si  assez  elle-m§me,  a  Le  de  tant6t  menent  perdre  sortir  s'agit  premier  son  fantaisie  expressifs," du  sans  une  avec  II  Elle  epingle  meriterait  tradiction  d'aimer."  son  savait  toute  pure  Montriveau  tirer  piquee  tu  de  et  de  la  coquetterie  "calineries  avec  de  Montriveau,  1'invitation  faite  sa  "ses  voix."^  tous  "d'un  de  ces  ton  Au  jeux  si  regards  de  coquet,  cours comeque 7  Monsieur  de  Montriveau  Mais savant eblouit l u i  En tes  Montriveau  pour  episode effet, ses  de  la  pouvait  son  par  declarer n'est  pas  Montriveau,  resolutions  C'est  sa  amour, a  mais cette  venu  qui  s'appuie que  au  ne  sait  dans  de  30  la sa  sa  d'accepter...." aussi  Mme d e  moment  creature  faire  vue  defendre  ainsi  toilette  unique  & la  se  comedienne  deguisements.  declarer  prendre Cet  des  l ' a r t  ne  ou  plus  premiere maitresse:  i l  est  q u ' i l de  1'usage  Langeais  "comment  sauvage  Duchesse  sur  venu s'y l'aime.  Langeais.  visite  oublie  tou-  II trouva sa vaporeuse sulphide enveloppee d'un p e i g n o i r de c a c h e m i r e b r u n , h a b i l e r a e n t b o u i l l o n ne, languissamment couch6e sur le divan d'un obscur boudoir.g II  y  a  l a ,  un  fications  indeniable  vestimentaires  pressionner que  Mme d e  met  de  et  de  Langeais  et  de  Ces relever  mauvaise  femme  deux ne  foi  abuse en  le de  toute  la  mise  en  le  double  spectateur. ce  sc&ne.  procede  securite,  On  Ces  mysti-  avantage  d'im-::  comprend  alors  pratique  sa  double  qui  l u i  per-  carriere  de  vertueuse.  comportements  donnent de  de  presentent  desarmer  poursuivre,  coquette  de  art  contradictoires  neanmoins  Mme d e  Langeais  qu'une en  image  matiere  que  nous  venons  incomplete  de  la  d'amour:  E l l e s e p r e p a r a i t d o n e f o r t h a b i l e m e n t a. e l e v e r a u t o u r d ' e l l e une c e r t a i n e q u a n t i t e de redoutes q u ' e l l e l u i d o n n e r a i t a e m p o r t e r a v a n t de l u i p e r m e t t r e 1 ' e n t r e e de s o n c o e u r . J o u e t de s e s c a p r i c e s , Montr-iveau devait rester stationnaire t o u t en s a u t a n t . d e d i f f i c u l t e en d i f f i c u l t e comme un de ces i n s e c t e s tourmente' p a r un e n f a n t saute d ' u n d o i g h t s u r un a u t r e en c r o y a n t avancer, t a n d i s que s o n m a l i c i e u x bourre-au l e l a i s s e au meme p o i n t . Ce  calcul  femme une  pourrait  aimante,  serie i l  la  passion  s'agit  elle,  rSt.""'"^  mais  de  cet  qu'  Mais  pas  j u s t i f i a b l e ,  soucieuse  d'epreuves,  Or  pour  ne  §tre  de  s'assurer  de  cela.  sa de  l a  le  monde n ' e s t  31  Langeais,  sincerity Langeais  grand,  interet a mettre  un  Mme d e  reputation,  Mme d e  homme v r a i m e n t  tout  s i  pas  dans  voulait, de  son  en par  amant.  rie  voit,  qu'  un  amusement  sa  vie  aussi  sans  credule  "dans  inter  que  Mon-  .  triveau.  L'un  i l  ses  confie  situation:  de  ses  amis,  deboires  "Ah!  c'est  le  marquis  amoureux, v r a i ,  de  Ronquerolles,  comprend  immediatement  j ' o u b l i a i s  que  tu  t'es  reviendrons  par  la  suite  a  qui  la  laisse  12 prendre nions  a  sa  glu."  exprimees  perience  champ  des  voyons avec  le  moment  cette  rarement  cet  attendrissement  pas  6tre  le  dans  voix, de  et  qui  note  les  Mme d e  joue  aux  gestes  que est  Les  dans  exemples  l'ex13  Langeais. d'explorer  femmes  Nous  Balzac  ce  procede.  Langeais  parle  voix  des  ce  genre  de  le  amoureuses  tete. de  la  opi-  et  Langeais.  de  Mme d e  aux  succes  Mme d e  l'hypocrisie  souvent 14  coeur."  sur  de  ses  relever  ddnt  contenterons  desoeuvree  narrateur  le  nous  donjuanesques  sa  exemple,  homme  envies,"  nous  femme  regards,  que  "galant  egalement  Par  sans  ce  activites  que  ses  n'omet  par  etaient Pour  Nous  "avec  femmes  ne  font  defaut: Elle fait un de c e s j o l i s g e s t e s de t e t e qui s e m b l e n t p l e i n s de c h o s e s e t que c e s s o r t e s de femmes j e t t e n t a l a l e g e r e , comme u n e cantatrice j oue avec s a v o i x . ^ < . Cette  dans  ses  virtuosite  rapports  donne  ce  ou  manoeuvra,  i l  prince  general  Charles  transparait se  nourrit  dans  Montriveau. "une  prises  les  passion  avec  promesses de  jamais Elle  conversation  militairement  aux  dans l a  avec  n'abandonne  parlant,  Montriveau.  ,32  jette  comme  de  de eflt  La  Mme d e  Quand  Langeais  a. u n  pleine  Napoleon.""*"^ vagues  Mme d e  cet  moment  b S t i s e s . . . fait  meme  le habilite  Langeais homme  dont  croit  avoir  enfin  maltresse ai-je  realise  Mme d e  donne  le  son  voeu  Langeais,  moindre  le  i l  droit  plus  cher,  essuie de  un  penser  celui  refus que  d'avoir  pour  humilant:  je  puisse  "Vous  §tre  a  17 vous?"  Et  laisse  m§me  entendre  position:  apres  ce  qu'elle  "Nous  dementi  ne  aviserons  formel,  s'opposerait a nous  Mme d e  pas  arranger  a  un  Langeais  une  telle  bonheur  pro-  approuve  18 par  le  monde."  vant  les  conseils  sans  equivdnque,  employant  "Ah! tant ges  d'autres occupent  En  le  ami  a  si  du done  comme  son  du  place  dans  Mme d e  amant.  sentiment"  de  la  n'aura  de  don  Langeais  presque  En  marquis  se  effet,  propose  se  tirer  de  par  en  promesse, Les  1'arsenal  si  dispenser  le  reponse  comme mensondu  don  lui-meme.  connait  1'examen  s u i -  d'affaire  suite.  dans  Juan  une  en  conditionnelle:  Cette pas  qui,  exige  phrase 19  preeminente  celui  peut  sait  l i b r e . . . "  m6me g e n r e ,  qu'elle son  classique  une  du  Ronquerolles,  Langeais  j ' e t a i s  r e a l i t e ,  coquette  terielles  de  Mme d e  D i t - e l l e ,  faveurs  l'insistance  1'argument  Juan-femme,  de  Devant  des  bien  son  metier  d'accorder  des  "expression  narrateur  rev&le  maque  na5f  M o n t r i v e a u ne f a i t g u & r e de p r o g r e s d a n s l e c o e u r de 20 Mme d e L a n g e a i s . Parmi les petites faveurs q u ' i l s'est vu accorder, on p e u t c o m p t e r " l e d r o i t de b a i s e r l e s insatiables 21 m a i n s de s a m a l t r e s s e , " II e s t v r a i q u e p a r f o i s Mme d e L a n 22 geais"  se  laisse  sultat  global  des  ravir sept  quelque  baiser  mois  cour  de  33  rapide."  assidue  de  Mais  le  Montriveau  re-  est  mediocre  comme  le  sugg&re  cette  observation  de  Balzac:  Et chaque triomphe n ' a u g m e n t a i t - i l pas la f a i b l e somme d e s p r i v a u t e s amoureuses longtemps d e f e n d u e s , p u i s concedees p a r elle a v e c t o u s l e s s e m b l a n t s de l ' a m o u r ? 2 3 Dans et  ce  genre  celui  accepte les  qui et  plus  situations,  a  "Aupr&s  de  s i b i l i t e  tout  a  encourage  "les  preuves  le  24  de  rabaisser  vous  de  Mme d e  "douteux  son  d'amour  fois  qui  a  les  qualifier pas  eu  tout  Langeais  elle  lui  les  prend  prend:  La  m§me  1'amour sept  perdre,  tendres,  ,p.art,  25  a  Mme d e  plus  1'envie  enfant!"  n'a  a  part  d'autre  que  qu'un  Langeais  plaide  D'une  amant,  n'est  amour  qui  gagner.  chaque  Othello  pousse  amant  celui  accorde  delicates,"  p l a i s i r  son  de  insen-  sincere  mois  de  de  patien-  26 ce." les  Generalement, fois  que  Mme d e  Montriveau  Langeais  exige  "ses  menace  droits  de  rompre  toutes  illegalement  l e g i t i -  27 mes."  Mais  "Partez,  Armand. Ces  et  tout  tombe se  pas A  h plusieurs  est  de  compte  qui  de n'a  facon  1'arme  de  adieu  mettent  Mme d e les  que  mettre  pour en  pieges n'ayant  a  vertu  generale.  principale  on du  34  ses  menaces:  jamais."  lumi&re  rien  pas  affaire  execution 28  toute  Quant  prepares  en  sa  a  Langeais.  1'ignorance  reprises,  D'une terie  Adieu,  dans  cause  Langeais  arrive  manoeuvres  toujours  rend  lui  l'egoisme  perdre. de  i l  par  acquis, amour  un  de  1'insensibilite  a Montriveau, son i l  idole. n'a  son  II  rien  amant,  Ronquerolles,  i l ne  a Mme  peut  sauver,  chancelante. peut don  affirmer  Juan-femme  que  la  qu'est  coquetMme  de  Langeais. don de  Apres  Juan-femme la  avoir  attire  entame  resistance,  la  qui  a  l u i  seconde  passe  par  sa  prochaine  partie deux  de  son  phases  victime,  plan,  le  celle  distinctes,  Dans 29  la  premiere  Mme d e  phase  Langeais  (malgre  la  Dans  seconde  la  Langeais L'image  un  se  Deux  de  refugie  a  1'on  de  leur  ou  se  le  l'"epoque les  degage 31  et  envers  envers  c i v i l e , " son  ces  de  a  Mme  la  rapports  destine  mari  la societe, 30  religieuse,"  interdits  de  de  religion.  s'apparente  faire  patienter  a  un  pas.  Malgre  son  o r i g i n a l i t e ,  n'est  pas  aussi  rare  au  texte  de  references  d'"epoque  devoirs  mariage)  Peneloppe"  n'aime  terme  ses  derri&re  qui  la  par  etat  phase  globale  que  Langeais  fait  n u l l i t e  "ouvrage  amant  decrite  le  que  la  donjuanisme 1'on  pourrait  Duchesse  pour i l l u s t r e r notre pensee. Nous l a r e m a r q u e de R o n q u e r o l l e s s u r l a f e m m e s c o m m e Mme d e L a n g e a i s :  de  de  Mme  le  Langeais  de  supposer. suffiront  n o u s a r r e t e r o n s d ' a b o r d a. p s y c h o l o g i e amoureuse des  A p p r e n d s d ' a b o r d que l e s femmes de notre f a u b o u r g a i m e n t , comme t o u t e s l e s autres, a se b a i g n e r dans 1'amour; mais e l l e s veulent posseder sans §tre possedees. On  pourrait  tique  du  ajouter  donjuanisme  sans  s'attacher  nous  releyons  "La?s  que  a  i n t e l l e c t u e l l e "  dernier  puisque  aucune  1'usage  ce  de  d'une 33  qui  don ses  trait  Juan  est  une  lui-m@me  conqu6tes. toute  prouve  Mme d e  35  veut  posseder  Deuxiemement,  expression que  caracteris-  f a i t e ,  celle  Langeais  de  n'est  pas  1'unique  representant  Ronquerolles don la  Juan  suggere  lui-mgmel,  volupte  de  ces  Mme d e  nement  celui  que  dernier  ce  rouge tage  pour la  lettre sans  espece.  le  p l a i s i r  Langeais.  qu'elle  se  a  don  de  venger de  fait  La  remarque  Juan-femme  la  tromperie  de  (comme  chez  1'emporte  cruciale le  a  Langeais  de  Langeais Une  trouve  dans  portrait  femme  Elles  trace).  se  point  de  se  met  pendant  1'intention  d'elle.  (Mme  n'expliquent  patienter  dans  Mme d e  aucune  relire  Cette  l'enleve  a Montriveau  laisser  de  chez  considerations  f i d e l i t e  question f i t  le  son  sur  physique,  Mais ment  que  de  de  le  Mme d e  des  la  paroles  disparait  reponse  passion-  mois  marquer pas de  aprks au  fer  davan-  sa  derniere  effectivement  possible  roman  retire-  aimer  n'expliquent aux  le  a  cette  lui-meme.  II  suf-  Langeais:  ... Parisienne surtout; aimant l ' e c l a t , les f § t e s ; ne r e f l e c h i s s a n t p a s , ou r e f l e c h i s sant trop t a r d ; d'une imprudence qui arrivait p r e s q u e a de l a p o e s i e ; i n s o l e n t e a r a v i r , mais humble au f o n d du c o e u r ; a f f i c h a n t l a force comme u n r o s e a u b i e n d r o i t , m a i s comme c e r o s e a u , p r § t e a f l e c h i r sous une m a i n p u i s s a n t e ; p a r l a n t b e a u c o u p de l a r e l i g i o n , m a i s ne 1 ' a i m a n t p a s , . . . Mme d e L a n g e a i s s e r a i t cependant p r § t e a 1 ' a c c e p t e r comme u n d e n o u e m e n t . ^ ^ On qui  comprend est  un  formation me. ces  On de  maintenant geste  de  peut son  la  d'autorite, femme  aussi  eclat  comment  et  se  peut  coquette  imaginer  1'enlevement  en  que,  cherchant  36  de  Mme d e  avoir  contribue  femme  aimante  voulant  eviter  un  moyen  de  a  ou les  partir  Langeais,  la vraie  transf" fem-  consequenen  beaute,  Mme  de  Langeais  ne  trouve  classique  qu'offre  aspect  personnage  1 e  du  c h ap i t r e  le  rien  de  recours recevra  a  mieux  l a  un  que  1' echappatoire  religion.  examen  plus  Ce  dernier  approfondi  dans  s u i v an t .  FOEDORA  L'ejcemple phototype  du  sans  coeur"  d'un  don  vue  de  de  tout  la  la  Peau.de  servait  35  de  Langeais  noble,  chagrin,  bourgeois,  scrupule.  harmonie  duchesse  Juan-femme  Juan-femme  "gr§ce.., telle  don  de  Avec  Foedora,  Balzac  aborde  d'une  femme  Si  chez  la  d'unite,"  chez  Foedora  n'echappe  pas  a  proposait  "femme  1'etude  arriviste  duchesse  Valentin.  la  de  un  depour-  Langeais,  l'absence  la  d'une  36  F o e d o r a n ' a v a i t p a s e f f a c e t o u t v e s t i g e de s a plgbeienne origine: son o u b l i d'elle-mgme etait f a u s s e t € ; ses m a n i e r e s , au l i e u d ' e t r e innees, avaient ete laborieusement conquises; enfin sa p o l i t e s s e s e n t a i t l a s e r v i t u d e . ^ Comme ler  ses  femme  la  sentiments  desire  avant  interlocuteur, pres  intentions,  demeure te  de  duchesse  II  son  Langeais,  Foedora  sous  un masque  impassible.  tout  connaitre  1'effet  atteint  ni  parfaitement  jouer  de  r61e  la  cet  nature  neutre  a  objectif de  ses  l'egard  sait Le  don  Juan-  produit  sur  son  sans  reveler  sentiments. de  dissimu-  Valentin,  Foedora se  d'h6tesse:  E l l e se l e v a , v i n t a n o u s , s o u r i t avec g r § c e , me f i t d ' u n e v o i x m e l o d i e u s e u n - c o m p T i m e n ' t ' sans doute apprete.3g  37  ses  proqui  conten-  La  m§me m a l t r i s e  soiree,  de  lorsqu'"en  entrees"  a  ne, avait sa  ses  Chez un  part  apparait  style  de  clairement,  cour,"  Foedora  a  la  donne  fin  de  ses  la  "grandes  Valentin,  Foedora, sionner  soi  comme  la  duchesse  interlocuteurs  la  duchesse,  prodigieux accorde  sans  pour  1'"attitude  attrait  une  de  pour  "attention  Langeais, autant  engager  ex:tr§mement  les  sait  hommes."  particuliere"  impressa  person-  changeante  40  Foedora  qui  pour  embarasse  41 Valentin,  Habituellement  manoeuvres  pour  le  "reconnaitre  don  Juan-femme  l'etendue  de  entreprend  cette  passion  des com-  42 mencee."  Mais  perflues  par  Foedora  l ' " a i r  delaisse  trop  ces  emerveille"  manoeuvres et  la  rendues  "sorte  su-  d'ivresse"  43 qui  se  lisent  sur  le  visage  avertissements  r^petes  d'enthousiasme  pour  duisent  une  tion  de  Valentin  sont  autant  violentes  qui  Une dans  la  effet,  donne  Foedora  ravi et  se  son  qui  traduisent  le  de  son  jeune  son  sens le  f e l i c i t e  a  d'avoir 38  de  seduction  souhaite.  exposer  trop pro-  L'agita-  ses  pour Foedora 44  les  travaux les  emotions  erudit.  r61e croit  l'etalage la  du  don  Juan-femme  psychologique.  beau  succes,  a  1'effet  caracteristique  toujours de  rebelle a  D'ailleurs  contre  empressement  ebranlent  autre  femme  contraire  signes  finesse  Raphael,  et  Valentin.  Rastignac  cette  reaction  de  de  de  a  celui  "avoir  gagne  ses  Ce  reside  dernier,  q u ' i l  veut  l'honneur "grandes  en seduire.  d'amuser" entrees"  chez  la  laisse  "femme  sans  coeur."  De  "complaisamment presenter  m§me, a  la  Montriveau  duchesse  qui  de  se  Langeais,"  46 n'a  pu  refuser Mais  Balzac  des  ce  de  duchesse  de  en  dans  ctlineries ce  qui  ture  distingue  femmes  ses  liberte  sa  voix,  la  resume  dans  maniere  les  en  regards  la  dont  Dans  de  croit  volupte  elle  se  Juan-femme  de  le le  cas  1'amour  ses  de  la  existaient  dans  les 47  paroles."  voir  en  savante  posait  de  caractere  expressifs,  gr£ce  une  don  un mot:  joies  Valentin  car  le  physiques.  des  Foedora,  passionnee,  dans  surtout  "toutes  la  concerne  se  charmes  Langeais,  de  "fort  jusque  qui  autres  i r r e s i s t i b l e  germe  1'invitation.  En  elle se  une  na-  peignait  devant  son  inter-  48 locuteur." ressources ter  Toutes de  la  Montriveau,  tes,  geries"  plus  mode: Foedora  diplomates,  encore  les  que  hommes pour  constituent Cependant,  la  une les  deux  la  savent  duchesse  pour de  pouvoir  duchesse,  "mince  lecteur  par  la  entierement  justifiees  par  les  consonance sation  Foedora,  etrangere.  amoureuse  definies  elle  toutes pour  a r t i s -  Pour  Foedora,  et  les  qui  au  monde."  de  f a i t s .  suffit de  Valentin, En  devient  Stendhal 39  deconcer-  "grimaces"  delirantes  les  les  pgle-mele  agioteurs.  les  bouche  selon  par  a  ecorce  Valentin Puis  Langeais  et  descriptions  au  rencontrer  de  attirer  parviennent  de  exploiter  effet,  fascine  regies dans  de  Foedora  qui  ne  pas  sont  bien par la  " s i n 49  ce  avant nom  a  c r y s t a l l i -  l'ouvrage  i n t i t u -  le  De  en  plus  les le  1'amour,  Valentin  idealisee,  f a i t s ,  5  suggere  se  fait  conforme  ^  Valentin  le  verbe  a  subit  "voir"  de  ses  Foedora desirs,  une irtais  1.'enchantement  employe  a  la  place  des  actions  ne du  j u s t i f i e don  cependant  Juan-femme  de  Langeais.;ce  sont  la  v e i l l e ,  querelles  naces  de  Foedora femme  les  rupture ces  sans  qui  actions coeur  "se  les  de  la  revocations a propos  blessent cruelles  des  du  l a i s s a i t  sont  de  des  comme  certaines  la  duchesse  mots  Dans  m§me p a s  longtemps  par  "regarder":  concessions  sens  plus  plonge v o i r ! ^  Chez  Montriveau, ne  Foedora de  cruaute  Balzac,  de  dementie  de  Combien d ' h e u r e s ne s u i s - ^ j e pas r e s t e dans une e x t a s e i n e f f a b l e occupe a l a Rien  image  accordees et  le  les  cas  me-  de  deguisees.  supplier  avant  La  de  . . .  52 pardonner," ments  de  Elle  reste  insensible  pour  pousse  traite  me  pour une  Foedora tiges  la  Valentin,  le  Mais  la  violence  des  senti-  Valentin; La p a r o l e l a p l u s a c e r e e , a i g u g , ne l u i a r r a c h e r e n t n i un g e s t e de d e p i t . ^  Foedora  a  en  lui  cruaute  Elle  invite demander  fois trouve  inconnus." Foedora,  point  1'invite de de  1'affaire chez  au  ce  l'ironie la plus n i un mouvement,  a  de  manquer  diner  chez  marque,  le  mene  rendre  un  service  conclue dernier  Valentin  n'a  contrairement  40  avec  le  a  de  elle  penser assez  due  de  politesse pour  qu'elle  la  duchesse  de  l ' a i -  important. Navarreins,  "des enchantements, ^ ete pour e l l e qu'un a  affaires,  des  pres54 moyen.  Langeais  qui  seduit  par  peuvent  vanite,  l u i  procurer  Langeais  se  rent  desirs  les  demeure qu'aux  ne  ses  plonge"  insensible  les  cesse  tant de  pas  les  amants,  dans  sans  sacrifices  neglige  gains  De  son  enivrantes  c6te  "divines  V a l e n t i n , ^  alors  pages  En  la  realite  que  que  de  que  duchesse  voluptes  r e p r i m S s , " ^  aux  materiels  de  procu-  Foedora  Rossini" Foedora  "cachait 57  un  coeur  de  bronze  Devant mal  la  ract&re  h  propos^es 1'on  qui  ce  que  par  fr§le  aussi  emane  et  si  On  d'elle  1'on  les  ne  se  gracieuse  froide  que  Les  magnetisme anais  Stendhal  apprend  sa  femme  i r r e s i s t i b l e .  mysterieuse  ge  une  seduction  contfibuent  sous  n'en  comprend  rappelle  dans  son  raisons  de  De la  enveloppe,"  Goedora  charmes  les  pas  cette  Dans  predominance  le  ca-  attraction  categories  1'amour.  comprend  physiques  expliquent bien  on  de  d amour !  cet  ouvra-  1'amour  de  vanite; L'immense m a j o r i t e des hommes, s u r t o u t en F r a n c e , d e s i r e e t a u n e femme a l a m o d e , comme o n a u n j o l i c h e v a l , comme c h o s e n e c e s ' s a i r e au l u x e d ' u n j e u n e homme, Or  1'on  se  en  prenant  sensible amour opte  a  qui pour  souvient la  decision  1'amour fait  que  Valentin d'avoir  vrai  ressortir  1'amour  de  de  repond  pour  Pauline,  les  a  cet  maltresse la  cruautes  f i l l e de  appel  du  Foedora, de  sa  Foedora,  luxe, In-  logeuse, Valentin  vanite:  Ah! v i v r e 1'amour dans l a s o i e , sur l e cachem i r e , e n t o u r e des m e r v e i l l e s du l u x e q u i l e parent m e r v e i l l e u s e m e n t b i e n , p a r c e que lui^m§me est un luxe p e u t - g t r e ,  '  41  :  i l  y  a  dans  ce  balzacienne. une  rapprochement En  remarque  effet  on  une  des  trouve  verites  dans  la  de  l'erotique  duchesse  de  Langeais  semblable:  Sans l a v a n i t e , d i s a i t un p r o f o n d m o r a l i s t e du si&cle dernier, 1'amour est un c o n v a l e s c e n t . II y a c e r t e s , p o u r l ' h o m m e comme p o u r l a f e m m e , un t r e s o r de p l a i s i r s d a n s l a s u p g r i o r i t e de l a persbnne aimee.^Q  Foedora  <- C o n s c i e n t . e d u  besoin  fait  efforts  a .1'image leur  tous  de  marque  maitresse,  putation hommes  de  en  les  D'une  leur  dont  decoration  visiteurs,  poses,  et  de  triples  ces  a  derniers  part,  permettant  part,  des  ces  sa  Foedora  de  s'est  luxueuse  Enfin, demarche  seductions  d'aimer  se  vanity, conformer  trouver  Foedora  se  une  tout  excitant  en  v i s i t e r amenagee  donne  cree  sa  a  seduction Valentin  desir a  ses  attire  la  gestes,  se  fait  convoitie a.  pas  dre; Je s o r t i s r a v i , seduit par c e t t e femme, e n i v r e par son l u x e , c h a t o u i l l e dans tout c e q u e mon c o e u r a v a i t de n o b l e , de vicieux, de b o n , de m a u v a i s . E n me s e n t a n t s i e m u , si vivant, s i exalte, je crus comprendre l ' a t t r a i t qui amenait l a ces a r t i s t e s , ces diplomates.,.; sans doute v e n a i e n t - i l s chercher pres d ' e l l e 1'Amotion violente qui f a i s a i t v ' b r e r en m o i t o u t e s l e s f o r c e s de mon  4-2  des  princiere  i r r e s i s t i b l e . ne  re-  coucher.  residence  et  chez  solide  le  chambre  une  emerveille  sur  pour  par  veulent  Foedora une  hommes  imaginables  femme v e r t u e u s e ,  D'autre la  que  des  ses L'effet atten-  Pourtant,  le  exerce"  Rastignac:  de  vrai  caract&re  de  Foedora  n'echappe  pas  a  l ' o e i l  Pour e l l e l e bonheur g i t t o u t e n t i e r dans le b i e n ^ § t r e de l a v i e , d a n s l e s jouissances soci a l e s ; chez e l l e , l e s e n t i m e n t e s t un r 6 1 e , e l l e te r e n d r a i t malheureux e t f e r a i t de t o i " son premier v a l e t I ?  Un  tel  individu  souffrances sur  l u i .  prie  doit  humannes,  Balzac  que  Stre  celui.  ne  de  s i  ni  parfaitement  les  beautes  pouvait  femme  l u i  sans  Touches r a i t  du  u t i l e  de  et  des  de  chez  don l a  Juan  femme  piquent  veau  ou  conduite presque  de  d'un  l a  La  .entre , Juan  ne  s'intyresse  seduite.  Par  penetrer  tous  Valentin.  La  don  dyfinition  a  de du  des  premiere  lui-m§me,  1.'art  du  1'angle  d'une  de  un  n'ont  surnom  ni  de  les  prise  plus  appro^  MAUPIN  synthese  de  sexuelle par  i c i  trouver  personnage  sous  femmes.^  don  1'intensity  effet  se  faire  l'opposition  conqu6tes  le  roman" B e a X r l x  donjuanisme dans  d'examiner  l.'Art  que  coeur,  CAMILIE  Avant  de  inhumain  part, et  guere  contre,  43  le  nombre  don  chaste,  la  qualite  q u ' i l  Langeais 1'ame  don le  reside des  et  Foedora Montri-  concerne  Juan don  En  produit  d'un  particularity Si  du  Juan-femme.  1'effet  de  se-  eleve  part,  Mme d e  Juan-femme. l'homme  particularity  secrets  seconde  i l  particularites  du a  des  donjuanisme,  d'autre  seduction  les  F^licitg  la  s'oppose  Juan-femme,  si  elle  trise  sait  la  troisieme  est  une  ephemere te  On femme  de  coquet  a  par ne  mediane  du  de  la  pas  soit  deux  s'explique  gcrivain ce  tout  vie en  s'applique  tous  les  une  vices  le  existence  par  des  de  En-  des  femmes,  le  l'on  education et  caractere d'une  le  Juan  lut-  examine  aucune Cela,  courtisan  et  toutes  "creuse,  duchesse  exclusivement  44  a  de  les de  d i s t i n -  exerce  une  pseudonyme traite  sans la  du  prota-  Felicity  "con-  innocence  d'es-  peu  de  difference  Langeais noblesses  Langeais  rempli  dettes  formule  jeunesse  desordonnee,  position  se  femelle  la  ou  C'est une  le  dans  Juan-  Foedora  Balzac  contenu  duchesse  la  est  Touches.  la  Si  q u ' i l  Maupin  v i e r g e , " ^  que  don  Langeais.  fait  n'eut  le  personnage  a  66  que  i l l u s t r e r  Ce  "don  paradoxe  de  pour  Camille  theorie,  adolescente."  sexuelles.  prolongement  inhumain  femmes.  si  egalement du  au  aussi  Felicite  demeurant  pres  mai-  oppose  s'imaginer  ehoisit  des  parfaitement  en  la  une  donjuanisme  duchesse  personnage  nut  du  Juan  predecesseurs  d'une  femme  la  Balzac  goniste.Victime  prit,  don  possede  pulsions  premiere,  touj'ours  c o n q u e t e s , M a i s  done  la  p r o f ess ionn.elle.  femme  propres  cependant  comme  que  victimes,  Juan^femme,  donjuanisme  cavalierement ni  doit  de de  don  l'e:xtr§me Maupin  activity  ses  ses  particularity  le  Balzac  ses  de  ^ventures  Camille  de  chez  consequence  des  inegale  gue  exciter  exceptionnelle  f i n , qui  les  par  le  "ayant de  qui  la  mene 61 b a l "  se  met  tion,  a pratiquer F e l i c i t e  coquette  et  le  des  Touches,  l&gere,"  hommes.^  Degue  donjuanisme  pour  comme  la  pour  presque  sans  y  part,  veut  "se  qu'elle  peut  plaire  sa  prouver duchesse  de  Langeais  faire  atten-  montrer  par  aux  "des  fatsr  69 sans  esprit,"  F e l i c i t e  l i e u x communs „70 n e .  de  l a  Incapable 1'elevation sances,  et  son  avec  succes  que  femmes,  et  trouver  decide  l a  f i l l e s  jeune  f i l l e  sans  avoir  cela  "en  avec  son  obtient  de  en  l'gtendue  "les  de  entendant  sottises  seductions  d'etudier  jeunes  degotit  les  "des  intelligence,  les  du  conversation,  de  " F e l i c i t e  r i v a l i s e r les  de  eprouve  arts  l a  galante-  harmonie de  ses  entourage. de  avec  connais-  d'agrement 71  aupres  les  "  pour  Mais  tous,  hommes  appris les "graces chasseresses 72 du s e x e , " l a l a i s s e n t f r o i d e . E l l e i g n o r e e n c o r e t o u t de 1'amour "apr&s a v o i r demontre s a ' p u i s s a n c e a ses deux cousines 73 et  desespere  Felicite nes  de  des  son  caract&re  qui-ne  doit  Touches  doit  quelques  Comme en  partie  elements  donjuanesque  protagoniste l u i  amants."  la  duchesse  son  de  Langeais,  donjuanisme  aux  lacu-  education.  Ces  malgre  deux  serait C ce  ses  sentimentales~a  que  le  de  la  vie  prototype  F e l i c i t e  succ&s  biographiques F e l i c i t e  balzacien  recherche  a personne.  repetition,  de  don le  par  mourut  le  des "Touches.  du  c'est  Meurtrie  " F e l i c i t e  45  etablissent  et  Juan-femme  grand des  Ce  amour),  deceptions  Camille  na-  74  quit." de  Avec  la  mademoiselle  connu  naissance  des  Touches  de  Camille  atteint  Maupin,  sa  le  maturite,  personnage sans  avoir  1'amour: E l l e d e v a i t t r o u v e r en e l l e , ieune et f r a i s , Te p r e m i e r a m o u r , a u moment o u l e s f e m m e s s o n t s o m m e e s p a r l a n a t u r e d e r e n o n c e r a. 1 amour.^ f  :.  r  En  retraite maison  realite  du  des  monde  mademoiselle au  Touches  moment  pour  ou  des elle  "pouvoir  Touches  a  decide  mediter  de  la  deja'  amorce  reintegrer  sur  les  sa sa  evenements  76 de  la  xion  v i e . . . . "  Pour  la  duchesse  soi  ne  Ces  deux  don  Juans-femmes, contrairement  les  jouissances disparaitre  sociales dans  un  qu'apr&s  Langeais,  sur  de  s'effectue  de la  et deviennent  anonymat  46  a. p e u  cette  decouverte a  des pr^s  de  Foedora, femmes t o t a l .  r e f l e 1'amour.  delaissent  vraies  avant  NOTES  '  x  Goriot,  p.  913.  2 Langeais,  p.157.  Langeais,  p.158.  3  4  Langeais,  p.180.  ^Langeais,  p.186.  ^Langeais,  p.166.  7 Langeais,  p.167.  8 L a n g e a i s , p . 1 7 3 . C ' e s t nous q u i s o u l i g n o n s ; voir a ce propos le personnage de D i a n e de M a u f r i g n e u s e qui joue une comedie s e m b l a b l e a V i c t u r n i e n d ' E s g r i g n o n dans Balzac, Le C a b i n e t des a n t i q u e s , " P l e i a d e , " IV, 383. L'art dudeguisement y est a u s s i r a f f i n e , s i n o n p l u s r a f f i n e que c e l u i de Mme d e L a n g e a i s . Aussi n ' e s t - i l pas surprenant q u e Mme d e Maufrigneuse est, e l l e - a u s s i , un don Juan-femme. 9 L a n g e a i s , P- 1 7 0 . T  "^Langeais , '^''"Langeais, 12.  T  Langeais,  ^Langeais, 1.4  P-  T  173. 173.  P- 199. P-  T  Langeais, 1.5 Langeais, 16  P-  P-  199. 177.  P- 183.  Langeais,  P- 172.  Langeais,  P- 181.  1.8... Langeais,  P- 181.  17  T  47  "^Langeais, ^Langeais,  2  21  Langeais,  22  P-. 182 . P .177. - p ..  17 7 .  Langeais,  P .185.  Langeais,  P .192.  Langeais,  P .192.  .Langeais,  P .202 .  ^Langeais,  P . 193.  23 24 25  T  2.7. Langeais, 28 Langeais, T  29  Langeais,  30  T  Langeais,  3.1. Langeais, 32 Langeais, 33  Langeais,  P .192, P .188. P .186. P .186. P .177. P .200. P . 20Q.  3.4 . ,154. Langeais, P 35 Peau de c h a Balzac, La, designe par son t i t r e abrege, T  mais  Langeais, 37 38 39 4  4  0  1  T  p.154.  La  Peau,  p.128.  La  Peau,  p.102.  La  Peau,  p.104.  ••  Langeais,  L a  Peau,  -i  p.166. p.10 2.  42 Langeais,  p.172. •48  La  peau)  43  La  Peau,  pp.102-103.  La  Peau,  p.104.  La  Peau,  p.104.  44 45  ^Langeais,  p.167.  47 Langeais,  p.166.  48  4  9  5  (Geneve:  La  Peau,  p.104.  L a  Peau,  p.128.  S t e n d h a l , De Edito-Service  0  ^Ha  1'amour, ed. V i c t o r del S.A., " 1 9 6 7 }, p.38,  Peau,  p . 108 .  La  Peau,  p.109.  La  Peau,  p.112.  La  Peau,  p. 127.  Litto  et  a l .  52 53 54  ^Langeais, ^ L a  .  :  •.. •  .' .  p.184.  Peau,  p .128,  La  Peau,  p,12 8,  De  1'amour,  57 58 59  Dans  De  La- P e a u ,  p.. 9 6 .  ^ L a Peau, p.168. 1 ' a m o u r , p. 1 4 , on "II est v ce pauvre b i e n peii c ' e s t un peine ma  ce  p.14,  ^ L a 62 La propos l a 63 Ba  Peau,  II l i t  s ' a g i t sans en e f f e t :  de  Stendhal.  r a i q u e , s i 1 ' on 6 t e l a v a n i t e a amour [ d e gotit J , i l en r e s t e , de c h o s e ; une f o i s p r i v e de v a n i t e , convalescent a f f a i b l i qui peut a rcher." 1  p . 10 5 .  Peau, p. 118. C ' e s t nous D u c h e s s e de L a n g e a i s . lzac,  doute  Beatrix,  "Pleidade,"  49  qui II  soulignons.  Voir  a  ^ B e a t r i x ,  p.380.  ^ B e a t r i x ,  p.371.  ^Langeais, 67  Langeais,  ^ B e a t r i x ,  p.154 p.158 p.372.  69 Langeais, 70 71 72  p.158  Beatrix,  p.372.  Beatrix,  p.372.  B e a t r i x ^ , - p..-37.4 ,  73 Beatrix,  p.. 3 7 2 ,  ^ B e a t r i x , ^ B e a t r i x , 76 Beatrix,  p.380. p . 3 79 , p,381.  CHAPITRE  DE  LA  FEMME  DU MONDE  ANTOINETTE  Nous tion  que  goniste sirs une  subit se  sans  consacre  coeurs...  faute  Si  Langeais  Montriveau  est  roueries grandeur  affective:  les  apparente  vie  1' amour sants  jouee  entraine  dans  comprendre saire  de  pr.och.es dans de  sa  des  que  maniere  un  de  retour  lointaines  comportement  de  subit  social  ne  Chez aussi  concevoir  son  ce  prota-  d'apparat  et  de  existence  oisive  "veut  heureuse  dans  la  de  Car  la  de  fagon  mene  pas  masque  regner  sur  dans  societe  maniere-  p l a i -  un  que  sous  traiter revelation  appreciable  femme.  vecue.  en  1'evolu-  roman,  louable.  Langeais  que  sa  reduit  ch.an.gemen.ts  1'evolution  faire et  son  son  plus  aussi  etudier  du  souveraine  Langeais  Mme d e  a  Langeais  parait  cette  vie  cette  Mme d e  ne  debut  a. u n e  flatteuses,  de  FEMME  d'abord  Au  d'gtre  d'etre  Mme d e  Cependant, cette  plus  loin  de  tout  r e a l i t e ,  les  apparences  des  En  VRAIE  LANGEAIS  enti&rement  lendemain.  Mme d e  LA  Langeais.  carence  s e u l . " l  la  Mme d e  A  DE  attacherons  grave  tous  les  nous  IV  ce  la  e l l e ,  jusqu'au  la  decouverte  inattendus vie.  Mais  personnage,  arri&re,d'axaminer  les  et  monde;  51  pour  les  Cette les  de  qu'interes-  i l  donjuanisme. grandeurs  bout  bien  sera  neces-  causes  femme  reflete  petitesses  Ces p a s s i o n s , ces d e m i - p a s s i o n s , c e t t e velleite de g r a n d e u r , c e t t e r e a l i t e de p e t i t e s s e , ces sentiments f r o i d s et ces elans chaleureux e t a i e n t n a t u r e l s e t r e s s o r t a i e n t de s a s i t u a t i o n a u t a n t que de c e l l e de 1 ' a r i s t o c r a t i e a l a q u e l l e elle appartenait.^ Cette  meme a r i s t o c r a t i e  quetterie  feminine  "dangereuses  encourage  le  sophistiqueeet  comedies  "de  developpement  ferme  1'amour  que  les  yeux  jouent  d'une  sur  co-  les  certaines  femmes  pour  3 des un  hommes  parfois  terrain  favorable  Juan-femme, de  Molina-  coeur,  un  met  au ne  peut  c e l u i - c i  au  trop  de  pour ou  avec  dans  ces  femme  amoureuse"  le  qu'elle  veut  pas  Chez  de  la  conserve  Mme d e  partage  avec  que  son  avec  n'echappe  nait  pas  a  fournit  des des  de  le  Quant  piece au  la  amant  uonc au  de  fond  Langeais  a. M o n t r i v e a u  magnifiques  circonstances  Elle femmes.  heros  exprimer  traits  qui  des  d'avoir  naturel.  quelques  C'est  pas  communiquer  ne  credules.  donjuanisme  l'emp§chent  musicaux  piano  peu  affinites  restant  moments  a  ses ne  les  elle  un  don  Tirso de  par  son  exemple,  (elle  se  sentiments mots), vraie  premier  1'attention  qu'-  rev&lent femme.  "regard  de  del'amant  pa-  4 tient  et  sensible  sinc6riteV cale, de vie  ne  II  dissonances  1'orientation  cultive faudra  despotique  soudainement  Montriveau.  aux  point  laquelle  interieure.  du-pouvoir vre  semblables  changent  Langeais  qu'est  de  1'amour  les  que  et  pour 52  d'une  ces  au  qu'elle  pourque voie  de  secoue  Mme de le  c e l l e - c i  naitre  la  de  musi-  detriment  maltraite  Langeais  moments  composition  existentielle  apparences  1'amant  Mme d e  Pourtant,  la joug  decou-  vraie  femme  qui  souffre  de  s'amuse  a  est ne  ses  de  Langeais,  aux La  pairs  tous  moment  pour  ne  ferais-je  un  nouvel  interdits  Mme  de  pour  social:  d'avis. sur  reuse. fibres  et  une  elle  le  victime.  Montriveau,  humiliante rang  abandonne la  elle  Pourtant,  la  qui  le  tous  a  et  le  sentiment  de  d'amour  La  passion  de  la  duchesse  §tre:  53  chateau. disparaisde  femme.  ainsi  tein-  Dans  Montriveau:  fait  un  "Que  apparaitre  changements  a  espere  respecter .les  monde  vraie  temps  de  la  f i n i t  s'operent  sa  passion,  celui  froideur  moins que  de  son  Montriveau  de  peu  l u i  situation  hauteur  prend  par  de  cette  que  regies  ne  pour  la  d'accepter  de  petit  fraicheur  bourreau  reste  elle  du  a. l a  la  du  fouler  renforce.  du  volonte  son  pas  ces  la  de  n'hesistera  souffre  Elle  duchesse pour  Auxpremiers r61e  la que  femme  de  coquette  1'approbation  pour  ne  femme  vit  L'amour  refuse  et  femme  qui  h Armand  Elle  femme.  attend,  de  dit  matin.  la  fondamentaux  paroles  Langeais,  La v r a i e  capitale  spontaneite  les  J  Autrefois,  femme,  plus  egalite  d'un  que  aimer),  1  p l a i r e . " ^  une  l'espace  de  l  les  a. l a  te  Mme d e  Langeais  vraie  froideurs  et  alors  amant.  Antoinette  pour  ordre,  confortable oppose  les  gestes  Chez dans  (et  coquette.  importance  amant  d'abandon,  pas  d'une  permettre les  son  la  et  la  compri-se  souffrir  coquetterie  ter  de  desormais  les  pour  §tre  etait  a. s o n  pieds  sent  sus  pas  faire  de  plaire  l'antithese  a peu  change le  1'etiquette  affecter  desamou-  toutes  les  La duchesse e t a i t p i q u e e , l a v a n i t e u s e Parisienne e t a i t h u m i l i e e , l a femme v r a i e e n t r e v o y a i t le bonh e u r , et son i m a g i n a t i o n , v e n g e r e s s e du temps perdu pour l a n a t u r e , se p l a i s a i t h l u i f a i r e flamber les feux inextinguibles du p l a i s i r . ^ , Puis, les  les  "devorantes  dessechants  agitations,  desirs"  les  viennent  involontaires  troubler  la  calculs,  duchesse  qui  n'en  y  quel-  g est  encore  ques ses  qu'au  mois,  se  nombreux  maintenant Langeais c'etait de  son  sur a se  son  qui  plan,  amant.  de  de  avoir  par  tous  les  venait  tous  s'etait  a les  femme  du  en  de  i l  de  voir chez  son  n'obtiennent  de  impossible sa  Mme  amant  passion  de  (autrefois  Devant du  liberte  de  prend  1'amour.  elle).  la  a  empresses  volontairement  devient  exigences  i l  s o l l i c i t e r ,  jeu  prenant  lettres  peu  le  qui,  hommages  a. l e s  soirs  descend  placee  vingt-deux Peu  moyens  Celle les  dans  les  Langeais  concilier de  sans  active  Ses  ponsabilites  recevoir  plus  Montriveau.  Langeais  passion.  part  Mme d e  elle  la de  admirateurs  essaie  lequel  de  contentait  une  l u i  stade  l'echec  piedestal d'ecrire  aucune a Mme avec  reponde  ses  res-  monde:  E l l e a v a i t f i n i p a r se d i r e malade pour se d i s e n s e r de s e s d e v o i r s , s o i t envers l a princesse l a q u e l l e e l l e e t a i t attachee, soit envers le monde. Elle  ne  peut  Montriveau. reuse effets  s'op&re de  violents  le A  ce  seconde  ceux  que  dans  moment-la,  chez.Mme  cette que  revoir  de  la  de  une  une  revue  seconde  Langeais/•  •'5 '4  qui  laquelle  participe  c r i s t a l l i s a t i o n  amou-  Les  c r i s t a l l i s a t i o n premiere  a  seront  suit  encore  l'enlevement  plus de  Mme  de  Langeais: Q u a n d u n e femme e s t e n p r o i e a u x tyranies f u r i e u s e s s o u s l e s q u e l l e s p l o y a i t madame de L a n g e a i s . . . , l e s f a i t s d i s e n t tout. V o i c i done l e s f a i t s . Le l e n d e m a i n de l a r e v u e , madame de L a n g e a i s e n v o y a s a voiture e t s a l i v r e e a t t e n d r e a l a p o r t e du m a r q u i s de M o n t r i v e a u d e p u i s h u i t h e u r e s du m a t i n j u s q u ' a t r o i s h e u r e s de 1 ' a p r e s - m i d i .  Madame et  au  de  monde  d'amour bre  Langeais qu'elle  eprouvee  physique  incommodee  se  et  pour  compromet  n'aura  par  ainsi  qu'une  cette  femme  mental.  Celle  s'amuser  des  pour  seule en  qui  passion.  vient  a  aimait  reactions  montrer  a  son  La  frustration  affecter  dire  de  son  Au  lieu  amant  son  qu'elle amant  e q u i l i -  etait  "gisait  11 palpitante  au  charmes  Mme d e  de  fond  extraordinaires. terie avec  feminine, les  de  son  boudoir."  Langeais,  sa  II  une  y  a  la  efficace  metamorphoses  passion  critique  certes,  mais  qu'engendre  le  Jamais cette creature n ' a v a i t q u ' e l l e ne 1 ' e t a i t a l o r s dans son a g o n i e . ^ On  pourrait  s'attendre  celui  amours  semblable  a  ou  Cloves  Mme d e  des  des et  son  deux  ne  disparaisse  Duchesse  de  Langeais,  tive  d'une  v i e i l l e s s e  i c i  du  amant  a  cessent  contre,  tourmentee  rend  discrete  vrai ete les  de  le  de  plus  la  coquet-  r i v a l i s e r  plus poetique langueurs de  un  roman se l a  1'heroine par  de  les  amour:  trouver  de  diminuer  encore  incapable  celebre  completement  par  les  de  denouement  de  voir  Mme d e bien  scene. refuse  souvernir  Lafayette  qu'aucun  Dans la d'un  la  perspecamour  13 malheureux.  Mme d e  Langeais 55  met  a  execution  la  menace  contenue  dans  sa  derniere  lettre  a  Montriveau:  " S i . l ' a y a n t l u e , vous n'Stes pas t r o i s heures a p r e s , p o u r t o u j o u r s mon s e u l e p o u x , j e n'aurai p o i n t d e h o n t e a. v o u s l a s a v o i r e n t r e l e s m a i n s : l a f i e r t e de mon d e s e s p o i r g a r a n t i r a ma m e m o i r e de toute injure. V o u s - m § m e , n e me r e n c o n t r a n t plus sur cette t e r r e , q u o i q u e v i v a n t e , vous ne p e n s e r e z p a s s a n s f r e m i r a u n e femme q u i , d a n s t r o i s heures, ne r e s p i r e r a p l u s que p o u r v o u s a c c a b l e r de s a t e n d r e s s e , a u n e femme c o n s u m e e p a r u n amour s a n s e s p o i r , et f i d & l e , non pas a des p l a i s i r s partages, m a i s a. d e s s e n t i m e n t s m e c o n n u s . ^ L' amour ne  de  saurait  Mme  de  que  l u i  1  ou  la  agitations, n'entrent  de  h vous  mesure  refus.  II  l'homme, d'autre en  les  a. u n est  don  pourrait  pensee,  a  total  c l a i r ,  Montriveau,  Mme d e  m§me  qui  non  soi  les  donner:  done  de  qui  a. p r e s e n t ,  et  l u i  des  sur  l u i .  un  Langeais  calme  que  p l a i s i r s  "Apres  me d o n n e r ? . . .  peut  imaginer  De m 8 m e ,  les  plus  devenue  expressement 1'amour  que  le  que  n'est  soeur pour  cette  ou les  chez  la  pas  et  les  a  trouve  elle, reel  a. l a  la  femme p r e t e n d  rang de  l'ultime  de  chercher  desirs,'  passion  d'un  portee  Pourtant, Therese,  dans  "devorantes  dessechants  sacrifice  aimantes. la  cherche  r e l a t i f  calculs,  nigligeables  Langeais venu  doutes  on  non  Montriveau  Mme d e  involontaires  amour,^  fortune  femmes,  ou  religieuse  point,  devenue  pour  aime  quelqu'un  retraite  les  un  equivaut  5  Dans  d'une  femme  admettre  donn§e  D i e u . "  est  vraie  Langeais  m'§tre  sa  la  s'enfuir  laisse avoir  et  toutes refus avec  planer eprouve  M a i n t e n a n t , je s u i s v i e i l l i e dans l e s l a r m e s , je ne s u i s p l u s n i j e u n e n i b e l l e ; d ' a i l l e u r s vous m e p r i s e r i e z une r e l i g i e u s e devenue femme, q u ' a u c u n s e n t i m e n t , meme 1 a m o u r m a t e r n e l , n'absoudrait 1  Nous  croyons  delegations par  un  distinguer de  la  p l a i s i r  dans  cet  argument,  religieuse  qui  affirme  mondain,  de  vanite,  de  et  cela,  vivre  malgre  les  "autrement  jouissance  que  egoiste," 18  les  traces  Ainsi  la  de  cette  reponse  vanite  de  qui  est  Montriveau  a  a  ce  l'origine refus  du  serait  drame. pour  nous,  j u s t i f i a b l e : Dans l a s o e u r T h e r e s e , je reconnais toujours la d u c h e s s e i g n o r a n t e des p l a i s i r s de 1 ' a m o u r , et t o u j o u r s i n s e n s i b l e s o u s l e s a p p a r e n c e s de la sensibilite. Balzac etre  qui  du  lequel  se  meme est  garde avis  passe  de  trancher  cependant. maitre  dans  sur  II  cette  fait  les  dire  Sciences  question a.  semble  Ronquerolles,  de  1'amour:  He b i e n , t a d u c h e s s e e s t t o u t t § t e , e l l e n e sent que p a r sa t § t e , e l l e a un c o e u r dans l a tete, u n e " v o i x dans l a t § t e , e l l e est f r i a n d e dans la t § t e . 2  Or  nous  savons  form'ee  par  i l  fort  est  habitudes cadre  a  s'est  que  qu'elle  Q  un  que  Mme d e  homme  de. l a  possible  de  pensee  change. Mme d e  s'est  que de  Tout  la ce  Langeais  trace  dans  Langeais trempe la  n'a  de  soeur  suit la  vie  57  nous  ete  prealablement  Montriveau.  Ther&se  duchesse q u ' i l  pas  de  garde  Langeais.  est  jusqu'au comme  ait  possible bout  dans  la  De  le  ce  f a i t ,  les  Seul  le  d'affirmer, chemin  religion.  Elle  se  refuse  mariee. est  Elle  devenue  f i d e l i t e dont  a Montriveau se  une  refuse  II Langeais  nourrie  type  valeurs  souvent  qui  en  est  les  douceurs  plus  Duchesse qui  ne  de  la  de  valeurs  qu'elle  fois  Langeais  sociales  voir  femme  le  d'elles-m§mes.  De de  le  parce  montre  et  est qu'elle  ainsi  une  spirituelles  personnage  d'une plus  mariage  peut  encore  hypocrite  et  Dans  on  dans  issue  d'un  1'amour.  pas  seconde  Mme d e  fausses  Langeais,  comportement  une  parce  jeunesse.  victime  reconnait  disposer  l u i  surtout  de  des  aux  sa  faudrait le  a  religieuse.  remarquable  s'est  premiere f o i s  une  societe  souvent  qui  ne  l i r e  le  proc&s  pleinement cette  le  certaines  du  femmes  dominee  cas  et  devant  pas la  societe  des  resulte  de  de  par  apporte  d'une  droit  situation  Mme  perimees  l u i  1'explication  de  femmes  a  le 1'amour:  Madame de L a n g e a i s a p p r i t j e u n e e n c o r e , qu'une femme p o u v a i t s e l a i s s e r a i m e r o s t e n s i b l e m e n t sans § t r e c o m p l i c e de 1 ' a m o u r , sans l'approuver, sans l e c o n t e n t e r a u t r e m e n t que p a r l e s p l u s m a i g r e s r e d e v a n c e s de 1 ' a m o u r , e t p l u s d ' u n e Sainte n ' y t o u c h e l u i r e v e l a l e s moyens de j o u e r ces dangereuses comedies,^ De bltme.  son  c6te  Coupable,  psychologie  de  6che:c a m o u r e u x  par  la  au  rendez-rvous  l u i ,  en  Montriveau  acceptant  duchesse fixg  n'est  d'ignorance  1'amour,  son  coquette  Montriveau  par  de la  en  58  ce  au-dessus qui  contribue  toutes  Langeais vraie  pas  et  femme,  les en  de  concerne  tout la  indirectement  conditions arrivant  Antoinette  en de  a  exigees retard Langeais  Devant  ces  Langeais, sans  lui  deux qui  inepties  aurait  demander  de  Montriveau,  peut-§tre  son  avis,  aime  que  CAMILLE  Si que  la  l'espace  s'effectue version border nous  d'une  encore  fera la  conversion annee plus  l'objet  carriere  jetterons  un  de  qu'on  ne  reste  & Mme  I'enleve  disparaitre  du  pour  de  couvent  de  bon.  MAUPIN  Mme d e  environ,  Langeais celle  lentement.  d'un  et  de  i l  examen  de  Chaque  a  1'amour  F e l i c i t e * des etape  particulier.  la  vie  sentimentale  regard  sur  son  ne  de  de  ce  Touches  cette  Mais  prend  con-  avant  d'a-  personnage,  education:  . . . . F e l i c i t e s ' e l e v a t o u t e s e u l e en g a r c o n . Elle t e n a i t c o m p a g n i e a m o n s i e u r de Faucombe d a n s s a b i b l i o t h e q u e et y l i s a i t t o u t ce q u ' i l l u i p l a i s a i t de l i r e , E l l e connut done l a v i e en theorie, et n ' e u t aucune innocence d ' e s p r i t , t o u t en demeurant v i e r g e . . . . A dix-huit ans e l l e apparut dans m o n d e . , . p e r s o n n e ne l a nommait a u t r e m e n t que la b e l l e d e m o i s e l l e des T o u c h e s . . . . F e l i c i t e s'atten d a i t a un echange quelconque d ' i d e e s . . . ; elle epro v a du degotit e n e n t e n d a n t l e s l i e u x communs de la conversation, l e s s o t t i s e s de l a r g a l a n t e r i e , et f u t s u r t o u t choquee par 1 ' a r i s t o c r a t i e des m i l i t a i ,res , auxquels t o u t c e d a i t a l o r s . 2  En  d'autres  d'elle  un  termes,  §tre  1'intelligence comme tolere pas font  aux la  part.  de  femmes  En  F e l i c i t e de  son  mediocrite  ressembler les  a  1'education  aux  de  son  en  se  particulier la  rendent  entourage.  "poupees  agreables  que  milieu. qui'-jouent  chantant  59  des  u-  -  2  donne les  F e l i c i t e  ne  aux  comprend  Surtout, du  fait  connaissances  superieure  Elle  le  elle  piano  ne  et  romances...."  23  et  hommes ni  ne  veut qui Enfin,  "  son  esprit  superieur  la  femme m a r i e e  de  1'independance  se  commence et  refuse.  la  vie;  a  1'abdication  elle  n'eprouve  que  sent du  ...  par  laquelle  vivement  degoiit  pour  le  les  prix  soins  24 de  la  maternite."  sur  F e l i c i t e  que  prendra  des  Ces Touches  bientot  Pourtant, de  F e l i c i t e  effet  n'est  F e l i c i t e  est  la  en  Balzac  le  loin  loue  de  mediocrite  pas  seul de  d'entrevoir ce  la  facteur  pouvoir  maturite  a  agir  aux  direction  personnage. de  1'entourage  etre  en  a  guise  sa  normes  cause.  intellectuelle  En  car  imposees de  son  par ce  son  .genie  herbe: Aussi f u t - e l l e a dix-huit ans savante devraient l'etre, avant d ' e c r i r e , les auteurs d'aujourd'hui.25  Felicite  des  que  1' existence  pose  cipation un  biographiques  intellectuelle  conforme  la  indications  permettent  1'existence  c o m p o r t e m e n t - n ' est-.-pas milieu.  quelques  gtre  Afin  de  Touches  la  aussi  Maupin  sera  dans et  Calyste (alias  pas  une qui  intelligent  d'eclairer  Camille  femme  ne  du  et  inconsciente  societe refuse  de  parfois  Guenic  F e l i c i t e  des  qui  sur  comme jeunes  des  problemes  s'oppose  reconnaltre  aussi son  fort passe  Touches)  que  a. 1 ' e m a n en  elle  l'homme.  tumultueux  s'exprime  en  termes: C r o y e z - e n u n e femme q u i s ' e s t l a i s s e e a l l e r a c e s p e n t e s , i l n ' y a r i e n de p l u s d a n g e r e u x pour u n e f e m m e ; e n l e s s u i v a n t , o n a r r i v e o u v o u s me v o y e z , , . , , a. d e s a b i m e s . L e s hommes o n t s e u l s le b S t o n a v e c l e q u e l on se s o u t i e n t l e l o n g de c e s p r e c i p i c e s , une f o r c e q u i nous manque et q u i fait de nous des m o n s t r e s q u a n d nous l a p o s s e d o n s ^ ^  60  ces  Or  "ces  pentes"  dont  superiority  dans  le  certain  beau,  un  apparait ne  doit  avec  que, pas  les  cation  n'est  premiere  de  entrainement  entrer  en  competion  C'est dans  par  le  plan  la  insensible  l'age  de  experience  une  vie  sont un  en  ses  sentimentale,  aux  ans  que  du  de  sexe  Felicite  cette  femme  certains  compliments . des  vingt-sept  la  II  artistique  accusation  enfants  pour  d'art."  et  laquelle  mise  " l a  sentiment  contemporains,  pour  a  que  oeuvres  intellectuelle  bourgeoisie de  ne  les  ses  raison  Beatrix  la  pour  choquer  la  Maupin  1'exaltation,  pas  demeure  qu'a  idees,  ne  donnee Sur  Camille  pour  lisent  Touches  les  hommes.  lecteurs  parle  1'edufeminin.  des  hommes.  femme  Ce  tente  sa  amoureuse:  V e r s l a f i n d e l ' a n n e e 1817, F e l i c i t e d e s Touches a p e r g u t non pas des f l e t r i s s u r e s , mais un commencement de f a t i g u e dans s a p e r s o n n e . Elle comprit que s a b e a u t e a l l a i t s ' a l t e r e r p a r l e f a i t de s o n c e l i b a t o b s t i n e , mais e l l e v o u l a i t demeurer belle, car a l o r s e l l e t e n a i t a sa b e a u t e . ^ De  cet  etat  retenons montre de  present  1'expression  toute  la  frequenter n'a  Felicite  n'est  Mais  du  force  des  Felicite  tation  pas  terme.  Pour  la  vie  sentimentale  revelatrice de  hommes  jamais  revenons-en  auteur.  de  et6  k  q u ' i l  la  nous  "celibat  obstine,"  qui  femme  qu'elle  pouvoir  sait  amoureuse.  est  ait  ne  A  une  encore  beaute  n'y  F e l i c i t e ,  c a r a c t e r e d 'une  a mgme d ' g t r e Elle  de  de  cause femme  loin  pas  .61  de  de  de  malentendu,  aimer.  sa  dans  d'etre  extraordinaire  qui'refuse''  virginite,  toute  une  vraie  cette le  1'accepfemme.  femme-  narrateur  choisit  de  d'autres  faire  juger  la  beaute  physique  de  F e l i c i t e  par  femmes: L e s femmes q u i s a v e n t dans q u e l l e s c o n d i t i o n s de t e m p e r a m e n t e t de b e a u t e d o i t g t r e u n e femme p o u r r e s i s t e r aux o u t r a g e s du t e m p s , comprendront p o u r q u o i e t comment F e l i c i t e des T o u c h e s jouissait d ' u n s i g r a n d p r i v i l e g e en e t u d i a n t un portrait pour lequel sont reserves les tons les plus b r i l l a n t s de l a p a l e t t e e t l a p l u s r i c h e bordure^g  Le  lecteur  par et  sa  beaute  qu'elle  Felicite nous  ne  qui A  F e l i c i t e qui  se  e s t - i l  suivra de ne  multiples  une  tracer.  En  cessent remise  son  de  tous.  courbe  aussi  premiere  aussitot une  comprendre  revenir.a  de  cette  nous  rejoignons  sur  deux  aventures  le de  don  sublime  Pourtant  la  vie  simple est  recit  celle  remplie  deception une  de  seconde  p e r i -  Juan-femme.  qui  Aussi  poussent  Nous  momentanee. en  l i a i s o n  apprendre  ne  Balzac  manquePour  le  davantage  F e l i c i t e :  Sa p r e m i e r e l i a i s o n f u t s i s e c r e t e que personne ne l a c o n n u t , F e l i c i t e , comme t o u t e s l e s f e m m e s l i v r e e s au bon sens du c o e u r , f u t p o r t e e a c o n c l u d e de l a b e a u t e du c o r p s a c e l l e de 1"Sme; e l l e fut e p r i s e d'une f i g u r e , et connut toute la s o t t i s e d ' u n homme a b o n n e s f o r t u n e s q u i n e vit q u ' u n e femme en e l l e . . . . S a d o u l e u r , u n homme l a d e v i n a , l a c o n s o l a sans a r r i e r e - p e n s e e , ou du  62  que  sentimentale,  cuisante.  raisons  pour  que  de  1'excentricite.  dans  d i f f i c u l t e  Touches du  deception les  des  s'approche  c e l l e - c i  augmenter  par  personnage  F e l i c i t e  de  sa  presque  elle-aussi  d i f f i c i l e  de  de  que  talents  fait  d'en  moment, les  peine,  pas  peine  solde  pas  ses  s'engage  t r a i l e r  rons  et  sans  m e r i t e l ' a d m i r a t i o n  venons  peties  a  conclura,  moins sut cacher ses p r o j e t s . F e l i c i t e crut a v o i r t r o u v e l a n o b l e s s e de c o e u r et 1'esprit q u i manquait au d a n d y . . . . Ce c e l k b r e inconnu peut passer pour le m a i t r e et le createur de Camille Maupin.... A Rome, e n . 1 8 2 0 , mademoi= s e l l e des Touches f u t q u i t t e e pour une Italienne^g Ce  passage  est  Premierement a  la  pas  important,  on  voit  coquetterie au  sentiment  Deuxiemement d'"homme gner tique  d'amour  Balzac  que  F e l i c i t e  plusieurs  n'est  elle  le  employer  fortunes,"  se  pour  pas  ou  le  appelons  un  don  retrouve  chez  raisons.  entierement  F e l i c i t e ne  Langeais.  quand  semble  nous  principale  cela  c o m m e Mme d e  a bonnes  celui  que  et  sent  naitre  terme  le  de  "dandy"  Juan,et  dontvle  seducteur  de  s'oppose  chez  indifferemment  livree  elle.  1'expression pour  desi-  caracterisF e l i c i t e  30 "qui  ne  voit  qu'une  Socialement la  categorie  ment  peu  confirme  des  femme  parlant,  femmes  e l l e . "  F e l i c i t e  abandonnees  enviable.  Mais  la  Tel sera  regie.  en  i l  est le  dont  bien cas  des  Touches  appartient  le  est  connu  pour  sort que  generale-  1'exception  F e l i c i t e :  E l l e r a c o n t a sa p a s s i o n trompee dans un petit roman a d m i r a b l e , un des c h e f s d ' o e u v r e de 1'epoque..,. E l l e d e v i n t une e x c e p t i o n admise. Le monde p l i a sous l e t a l e n t e t d e v a n t l a fort u n e de c e t t e f i l l e e t r a n g e ; i l reconnut, sanct i o n n a son independancej l e s femmes a d m i r & r e n t s o n e s p r i t e t l e s hommes s a b e a u t e . Sa c o n d u i t e fut d ' a i l l e u r s soumise k toutes les convenances sociales. Ses a m i t i e s p a r u r e n t purement platoniques. E l l e n ' e u t d ' a i l l e u r s r i e n de l a femme auteur. M a d e m o i s e l l e des Touches est charmante comme u n e femme d u m o n d e , a p r o p o s f a i b l e , oisive, coquette....3^ Dans  Beatrix,  la  naissance  ;63  du  personnage  de  a  Camille  Maupin  correspond  Touches. de  Cette  vivre  pour  a  femme  elle,  sociales  lois  ses  contemporaines.  tage  important  Dans  ce  sens,  de  don  interdits ter  i c i  sociaux don  le  mal  q u ' i l  c i  que  pour  pour  la  qu'a  a  se  est et  Juan  a  cela  en  est  ref&re  a  a  a. s e s  A  la  victimes  et  aux  sur  ce  sociaux, situation  heri-  le  personnage  on  en  ajou-  moins de  pour c e l l e s -  e t a b l i .  Ce-  a. d o n  Juan,  superflues,  F e l i c i t e  l i t t e r a i r e s  les  pourrait  families  seraient  societe  avec  societe  originale  de  la  l'ordre  sujet.  vie  financiere.  Contrairement  donjuanisme  succes cette  contre l a .  la  qu'un  opposition propos  I t a l i e ,  de  rejoint  de  s'arrete  de  independance  ban  ouverte  de  ce  en  des  preoccuper  mieux  l'ideologie  qu'elle  au  se  details  d'autant  perpetuelle  mis  sans  les  complete  apprendre  ses  et  religieux.  lecons  tout  idees  reussit  resistance  des  elle-mgme  Balzac  pour  F e l i c i t e  sa mesaventure  tous  une  qu'effectue  apres  s'oppose  ressemblance  lequel  Felicite  reglent  donne  inflige sa  ses  Elle  c'est  lequel  que  pendant  qui  l u i  lucide  decide,  F e l i c i t e  et  Juan  choix  selon  des  bourgeoise  un  et  ne  doit  musicaux.  parlant  de  32 "Don  Juan  privilegie q u ' i l  femelle de  existe  sa une  sans  dettes  carriere, vraie  ni  conqu§tes."  F e l i c i t e  femme  en  des  Touches  A  ce  moment  ignore  encore  elle:  O r d i n a i r e m e n t l a femme s e n t , j o u i t e t juge s u c c e s s i v e m e n t ; d e lk t r o i s § g e s d i s t i n c t s , dont l e d e r n i e r coSncide avec l a t r i s t e epoque de l a v i e i l l e s s e . Pour m a d e m o i s e l l e des Touches, l'ordre fut renverse, Sa j e u n e s s e f u t enveloppee des n e i g e s de l a s c i e n c e e t des f r o i d e u r s de l a 64  reflexion. Cette transposition explique encore l a b i z a r r e r i e de s o n e x i s t e n c e e t l a n a t u r e de son t a l e n t , E l l e o b s e r v a i t l e s hommes a l'age ou l e s femmes ne p e u v e n t en v o i r q u ' u n , elle m e p r i s a i t ce q u ' e l l e s a d m i r e n t , e l l e surpren a i t des mensonges dans l e s f l a t t e r i e s qu'elles a c c e p t e n t comme d e s v e r i t e s , elle r i a i t de ce q u i l e s rend g r a v e s . Ce c o n t r e - s e n s dura longtemps, mais i l eut une f i n t e r r i b l e : elle devait trouver en e l l e , jeune et f r a i s , l e prem i e r a m o u r , au moment ou l e s femmes s o n t sommees p a r l a n a t u r e de r e n o n c e r a 1 ' a m o u r . ^ Ces  observations  judicieuses  dynamique  amoureuse  en  le  effet,  d'aimer  au  possede  une  de  sentiment  lieu  d'etre  maitrise  n'expliquent  F e l i c i t e d'amour  des est  Touches.  Chez  intimement  spontane.  trop  cependant  De  parfaite  plus,  de  ses  ce  l i e  point  la  c e l l e - c i a  la  volonte  protagoniste  pulsions  pour  "eprou-  34 ver a  promptement  F e l i c i t e  1'amour. mer,  ne  qui  un se  Claude c r o i t pas  amour  demande Vignon, a  entier." pourquoi  l'homme  1'amour  de  sa  elle  que  Tous  ces  faits  n'a  pas  encore  Camille  Maupin  echappent trouve  croit  a i -  protectrice:  M a i s v o u s n ' 6 t e s p a s a i m a b l e , v o u s ne v o u s pliez pas a 1'amour, i l d o i t se p l i e r a v o u s . Vous p o u r r e z p e u t - S t r e vous adonner aux m a l i c e s et a i ' e h t r a i n des gamins; m a i s . v o u s n ' a v e z pas d'enf a n c e un c o e u r , i l y a t r o p de p r o f o n d e u r dans v o t r e e s p r i t , vous n'avez jamais ete n a i v e , et vous ne cbmmencerez pas & 1 ' e t r e a u j o u r d ' h u i . ^ Claude de  la  Vignon  Vignon ve"rite a  son  a  raison.  quand nouvel  elle  F e l i c i t e , donne  les  admirateur  elle-m§me, raisons  Calyste  du  de  n'est la  pas  loin  presence  Guenic:  Je s u i s venue i c i pour l e b i e n j u g e r , i l s'ennuie dej a, P a r i s l u i manque, je l e l u i a i d i t : i l a l a n o s t a l g i e de l a c r i t i q u e , i l n ' a n i a u t e u r a  65  de  plumer, n i systeme a c r e u s e r , n i poete a desesperer, et n ' o s e se l i v r e r i c i a quelque dehauche au s e i n de l a q u e l l e i l p o u r r a i t deposer l e f a r d e a u de s a p e n s e e . Helas! Mon amour n ' e s t pas assez v r a i , peut*-§tre pour l u i detendre le cerveau. Je ne 1 ' e n i v r e p a s , enfin!".^ Dans  ces  quelques  Maupin  commence  vrai.  Mais  lignes  a  pour  entrevoir le  plus  qu'un  Felicite  veut  elle-m§me  soin  enfant. 1'amour de  ce  pour  de  Avec  sujet  Vignon  Claude  qu'elle  dernier  amour  celui  si  Vignon, a  peut  qu'elle  d'observation  comme  sont  on  possibility  "deposer  donnera  le  croit et  c e l u i - c i  Calyste presents  amour  n'est  de  sa  pensee"  etait  un  malade  ne  celui  pas  preoccupation.  Guenic.  dans  Camille  d'un  aimer  de  Maupin  du  que  d'aimer  fardeau  Camille  l i r e  trouve Mais  ou  pas  les  qu'elle  en un  encore  elements  croit  avoir  Vignon: Sa c o n d u i t e l'expliquait l u i causait l e r e s t e de sa fortune s n u e r a i t son On  tresse  comblee de  d'elle.  peu  pr&s  tre  la  incomprehensible pour ses amis, elle par 1'ambition, par l ' e f f r o i que la v i e i l l e s s e ; elle voulait confier s a v i e a u n homme s u p e r i e u r p o u r qui e r a i t un m a r c h e - p i e d et qui lui..contii m p o r t a n c e dans l e monde poetique.^^  s'atendrait  l'antithese reux  la  moment  beaucoup  prenant  revelatrices  de  Vignon, En  composante  ce  Calyste  f a i t ,  inexistante  une .amplitude  a  que du  Camille  Guenic,  et  qui  on  constate  dans  les  maternelle  considerable  de  jeune,  plus, que  est la  sentiments de  son  dans  sa  66  Maupin  amour  devienne  beau  et  la  idealiste,  passionnement sensualite  de  passion  est  Camille.  pour  Par  Vignon pour  mai-  amoua. con-  prend  Calyste:  Helas! Cher e n f a n t , l a femme ne p e u t p a s plus a l l e r s e u l e dans l a s o c i e t e que dans ce qu'on appelle l'etat primitif. Les a f f e c t i o n s qui ne s o n t pas en h a r m o n i e a v e c l e s l o i s sociales ou n a t u r e l l e s , l e s a f f e c t i o n s q u i ne s o n t pas o b l i g e e s e n f i n , nous f u i e n t . Souffrir pour souffrir, autant §tre u t i l e . Que m'importent l e s e n f a n t s de mes c o u s i n e s Faucombe q u i ne sont plus Faucombe.... Vous §tes un f i l s qui ne m ' a v e z p a s cotite l e s e n n u i s de l a m a t e r n i t e , j e v o u s l a i s s e r a i ma f o r t u n e , et vous serez heureux, au m o i n s de ce c o t e - l s l p a r m o i , cher t r e s o r de b e a u t e , de g r a c e que r i e n ne doit alterer ni f l e t r i r . - . ^ g On  ne  peut  les  idees  qui  est  s'empgcher sociales  l'un  des  de  de  voir  d'etranges  Camille  grands  Maupin  mouvements  ressemblances  et  celles  politiques  du  entre  feminisme  et  sociaux  de  39 notre aime II  epoque  troublee.  comme u n e  l u i  r61e  restera  de  la  mere, un  femme  Dans  ne  cesse  dernier  Beatrix, pas  r61e  aimante,  de  pour  autant  a. j o u e r  la  vraie  Camille  parmi  Maupin  d'etre les  femme,  qui  femme.  hommes;  elle  le  ce  jouera  admirablement, La du  generosite  possible  c e l l e - c i  aide  Beatrix,  une  q u ' i l  aime,  cette  tctche  d i f f i c i l e ,  n'hesitant  pas,  pour  avancer  ble  a  donne fondie  Camille  quand  celle  faire  de  en  Camille  amie  les  de  affaires  d'excellents  conseils  strategic  la  qu'elle  se  Elle  aime  sa du  a  sans propre  Guenic.  Langeais, une  limites seduire  rivale.  devoue  Calyste de  les  ancienne  denotent  amoureuse.: 67  atteint  sacrifier  Duchesse qui  et  Maupin a  dans  la  celui  1'occurence,  Ronquerolles  de  Maupin  Dans  compter passion Sembla-  Camille  connaissance  recommande  a  Maupin appro-  Calyste  de  chercher  querelle  a. B e a t r i x  a. p r o p o s  de  sa  rigueur.  Une femme e s t t o u j o u r s e m p o r t e e p a r l e discours, f a i s q u ' e l l e t e m a l t r a i t e , e t ne r e v i e n s plus aux T o u c h e s q u ' e l l e ne t ' y r a p p e l l e . 4  Calyste revele dee  echoue  incapable  par  entre  don  II  ne  de  Maupin.  Dans  roman  le  Beatrix  aupres  mettre  Camille  approfondi. un  cependant  Rochefide  Chez  Camille  definit  en  de  soi  termes  le  et  la  parce  en  d'abnegation  qui  Maupin effet,  transcend  les et  de  q u ' i l  strategie  contraste  Camille  Maupin,  qui  Beatrix  pratique  Beatrix,  de  continuel  en  de  Q  recomman-  s'etablit  merite le  se  vrai  miseres  d'Streamour  est  humaines.  sacrifices:  Pour C a m i l l e Maupin 1'amour e s t une adorat i o n i n f i n i e q u i t r i m p h e de t o u t e s l e s doul e u r s et q u i s u r v i t au m e p r i s , a l a trahison, a l a c e r t i t u d e de n ' e t r e p l u s a i m e e . On doit aimer 1'amant pour lui-meme et pour l e p l a i s i r meme d e 1 ' a i m e r . ^ De des  son e d t e , B e a t r i x "devorantes  dessechants au  aux  aux  charmes  repartir est  son  montre  agitations,  desirs,  commencement  fidele  se  de  "qui sa  avec amant  jeune Conti;  des  du  4 2  pour  Bien  Guenic,  qu'elle  de  s'elever  involontaires  troublent  passion  convenances. du  incapable  que  egalement  sur  Mme d e  n'aime  le  calculs,  Mme d e  Montriveau;  point  parce  de  du  Langeais  Beatrix  Rochefide  plus,  au-dessus  reste  succomber  accepte que  c e l u i - c i  o f f i c i e l :  L a femme d u monde Beatrix o b e i s s a i t aux lois du monde, e l l e i m m o l a i t 1'amour aux convenances, comme c e r t a i n e s f e m m e s l ' i m m o l e n t h l a Religion ou au D e v o i r , ^ j 68  de  Quand pour  aider  lity  des  a  Camille  Calyste  passions  reviendrons  sur  tranquility  dans  sorte  le  l u i  ce  point),  un  rivale  en  son  sacrifices  elle  pourra  Camille  propre  qu'elle  d'entrevoir  Sa p a s s i o n  couvent.  de  les  permettent  humaines.  prophete  eternelle  Maupin,  pour la  la  l ' i n f i n i  est  quand  en  en  elle  f u t i (nous  satisfaire  Maupin  avenir  toute  fait  toute  quelque  dit  a  son  amour:  Apres l'homme, i l n'y a p l u s que D i e u . . . . Dieu c'est l'inconnu. Je m'y jetterai comme d a n s u n a b i m e . ^ Ce  denouement  est  le  lecteur  maintenant  de  Camille  Maupin.  par re  la de  femme  critique  connait bien que  sa  auteur  le  a premiere  habitue  Une mais  reponse par  l i t t e r a i r e , caractere  maitresse  possede  aux  celui  les  une  surprenant  excentricites  possible  Claude  et  vue  qui  nous  dans  Vignon.  idees  de  conception  du  est  propose fait  ecrivain  Camille  pour  personnage  Beatrix Cet  peu  meme  Maupin  commune  de  non figuqui croit  1'amour:  Pour vous, comme p o u r q u e l q u e s hommes d e genie infiniment rares, 1'amour n ' e s t pas ce que la n a t u r e l ' a f a i t : u n b e s o i n i m p e r i e u x a. l a s a t i s f a c t i o n d u q u e l e l l e a t t a c h e de v i f s m a i s de passagers p l a i s i r s , et q u i meurt; vous l e voyez t e l que l ' a c r e e l e c h r i s t i a n i s m e : un royaume i d 6 a l , p l e i n de s e n t i m e n t s n o b l e s , de grandes p e t i t e s s e s , de p o e s i e s , de s e n s ' a t i o n s s p i r i t u e l l e s , de d e v o u e m e n t s , de f l e u r s m o r a l e s , d'harmonies e n c h a n t e r e s s e s , et s i t u e b i e n a u - d e s s u s des gross i e r e t e s v u l g a i r e s , m a i s ou v o n t deux creatures r e u n i e s en un a n g e , e n l e v e e s p a r l e s a i l e s du p l a i s i r . 4  5  69  NOTES  """Langeais,  p.157.  2 3 4  Langeais,  p.155.  Langeais,  p.159.  Langeais,  p.190-191.  Apres s ' e t r e e n f u i e dans son s a l o n p r o p r e s d e s i r s , Mme d e L a n g e a i s s e  p o u r ne pas s u c c o m b e r met au p i a n o :  a  ses  " A u moment ou M o n t r i v e a u a r r i v a i t furieux dans l e s a l o n , i l y e n t e n d i t de c e l e s t e s accords. L a d u c h e s s e e t a i t a. s o n p i a n o . Les h o m m e s d e s c i e n c e o u d e p o e s i e q u i p e u v e n t a. l a f o i s comprendre e t j o u i r sans que l a reflex i o n n u i s e a. l e u r s p l a i s i r s , s e n t e n t q u e l ' a l phabet et l a phraseologie musicale sont les i n s t r u m e n t s i n t i m e s du m u s i c i e n . . . . Pour eux, i l e x i s t e une m u s i q u e a p a r t au f o n d de la d o u b l e e x p r e s s i o n de ce s e n s u e l l a n g u a g e des ames Mme d e L a n g e a i s l u i j e t a p o u r l a prem i e r e f o i s u n r e g a r d de femme a m o u r e u s e . . . . " 5  Langeais,  pp.209-219.  V o i r l ' a r t i c l e de F r a n c h i s e F r a n g i , " S u r l a D u c h e s s e de L a n g e a i s , L'Annee Balzacienne, (1971), 249. En se b a s a n t sur 1'analyse " d e s i m a g e s de flamme e t de l u m i e r e u t i l i s e s d a n s l e r o m a n , " F r a n g o i s e F r a n g i d e t e r m i n e e x a c t e m e n t 1 ' i n s t a n t du p a s s a g e de Mme d e L a n g e a i s a. l a f e m m e v r a i e : "Aux q u e s t i o n s a n g o i s s e e s de l a D u c h e s s e , Montriveau repond en p r e n a n t sur l a t a b l e un morceau d'acier; ' D e u x de mes a m i s f o n t r o u g i r e n c e moment u n e croix dont v o i c i l e modele. Nous vous 1 ' a p p l i q u e r o n s au front, l a , e n t r e l e s deux y e u x , p o u r que vous ne p u i s s i e z pas l a cacher par quelques diamants et vous s o u s t r a i r e a i n s i aux i n t e r r o g a t i o n s du monde.' Or en c e t i n s t a n t p r e c i s e m e n t s ' a c c o m p l i t chez la D u c h e s s e , s o u s 1 ' e f f e t de l a p e u r , le passage a l a femme v r a i e : p o u r l a premiere f o i s a p p a r a i s s e n t des i m a g e s de f l a m m e d a n s s a b o u c h e , de f a g o n sincere..." ^Langeais,  p.218. -7.0'  On  remarque  que  la  femme  vraie  n'hesite  pas  a  tutoyer  son  amant  7 Langeais,  p.221.  Langeais,  p.221.  Langeais,  p.225.  9  ""^Langeais ,  p. 226.  II s ' a g i t bien d'une " c r i s t a l l i s a t i o n . " Voir d e f i n i t i o n d o n n e e d a n s De 1 ' a m o u r , p . 2 0 , p o u r 11 Langeais, p.227. 12 Langeais, p.241. 13 Madame de L a f a y e t t e , L a P r i n c e s s e de Kettle (New Y o r k : St. Martin's Press, 1967). 14 Langeais, p.245. ^Langeais ,  p. 243.  ^Langeais ,  p. 22 1 .  17 18  Langeais,  p.142.  Langeais,  p.142.  Langeais,  p.142.  Langeais,  p.200.  Langeais,  pp.158-159.  19 20 21 22  Beatrix,  pp.371-372.  2  3  Beatrix,  p.  272.  2  4  Beatrix,  p.  374.  2  5  Beatrix,  p.  371.  ^Be a t r i x ,  p.  394.  p.  374.  2  27  Beatrix,  71  a ce propos ce terme.  la  Cleves,  K.B.  ed.  ^ B e a t r i x ,  p.374.  29 30  Beatrix,  p.379.  Beatrix,  p.379.  31 Beatrix, p.380. L e t h e m e de l a femme a b a n d o n n e e revient a s s e z s o u v e n t d a n s l ' o e u v r e de B a l z a c . V o i r en p a r t i c u l i e r B a l z a c , L a Femme a b a n d o n n e e , " P l e i a d e , " I I , 225. Pour expliquer l e s r a i s o n s d e s o n a t t i t u d e a. u n j e u n e admirateur, Mme d e B e a u s e a n t ( l a f e m m e a b a n d o n n e e ) n ' h e s i t e pas a mettre a. n u s o n a m e : " J e v o u s c r o i s 1'ame t r o p g r a n d e , p o u r ne p a s sentir que s i j ' e t a i s s e u l e m e n t soupgonnee d ' u n e seconde f a u t e , j e d e v i e n d r a i s , p o u r t o u t l e m o n d e , u n e femme meprisable et v u l g a i r e , je r a s s e m b l e r a i s aux autres femmes. Une v i e p u r e e t s a n s t a c h e d o n n e r a done du r e l i e f a. m o n c a r a c t e r e . Je s u i s trop f i e r e pour ne p a s e s s a y e r d e d e m e u r e r a u m i l i e u d e l a s o c i e t e comme u n e t r e a. p a r t , v i c t i m e d e s l o i s p a r m o n m a r i a g e , v i c t i m e d e s hommes p a r mon a m o u r . " On p o u r r a i t a j o u t e r que F e l i c i t e des Touches e s t une a u t r e v i c t i m e des l o i s e t des hommes. Mais ayant toujours vecu en marge d e l a t r a d i t i o n , c o n t r a i r e m e n t a Mme d e B e a u s e a n t , F e l i c i t e opte p o u r une t o u t e a u t r e m a n i e r e de v i v r e q u i l u i p r o c u r e u n p a r d o n presque e n t i e r pour ses actes anterieurs.  Beatrix:,  3.8. 39  380.  Beatrix,  P-  379.  Beatrix,  P-  379.  B e a t r i x , •P-  431,  Beatrix,  P-  392.  Beatrix,  P-  382.  Beatrix,  P-  392.  3.4.  3.6  P-  Nicole  Mozet,  "Feminity  72  et  pouvoir  apr£s  1830:  Le  cas  e t r a n g e de F e l i c i t e des T o u c h e s Humaines , (.1977), 553-560.  (.Beatrix"  1  "Revue  des  Sciences  4 (J B e a t r i x , p. 497. Nous pouvons en e f f e t rapprocher C a m i l l e M a u p i n , d~ans s o n r o l e d e c o n s e i l l & r e d e C a l y s t e du G u e n i c , d e R o n q u e r o l l e s q u i a g i t d e meme d a n s l e s i n t e r e t s de son ami M o n t r i v e a u . L'un et 1 ' a u t r e enoncent des maximes et f o n t des r e f l e x i o n s s u r l a p s y c h o l o g i e de 1 ' a m o u r q u ' i l serait i n t e r e s s a n t de r e g r o u p e r p o u r se f a i r e une i d e e de l ' a r t d ' a i mer d ' a p r e s Balzac. 41  Beatrix,  p.483.  Beatrix,  p.221.  B6atrix.  p.507.  42  4  3  44 Beatrix,  p.453.  45 explique 560) :  Beatrix, p.431. V o i r 1 ' a r t i c l e de N i c o l e M o z e t qui a i n s i l e denouement c h o i s i par l e n a r r a t e u r (pp.559, . , B a l z a c ne met p a s en c a u s e l a f i n a l i t e prof o n d e d e 1 ' a t t i t u d e d e l a B o u r g e o i s i e a. l ' e g a r d de s e s membres du s e x e f e m i n i n . . . . Rien d'etonn a n t p a r c o n s e q u e n t a. c e q u ' o n r e t r o u v e dans B e a t r i x , apr&s une t e n t a t i v e q u a s i experimentale de r e d i s t r i b u t i o n des r 6 1 e s , ce r e c o u r s a l a fois hypocrite et s i n c e r e a l a M a t e r n i t y . . . . Desavouant les l i v r e s q u ' e l l e a e c r i t s , l ' e c r i v a i n se r e f u g i e dans un c o u v e n t pour s a v o u r e r en toute t r a n q u i l l i t e m a t e r n i t e i m a g i n a i r e , sans oublier d e l<3guer s a f o r t u n e a s o n p r o t e g e , lequel est trop grand seigneur pour refuser."  73  CONCLUSION  Notre  -  etude  douceurs  du  femme de  Balzac  jours  dans  Langeais choisir  une  vrai  que  peut  etre  de  la  mariage  un  et  le  revile, apres  choisit  Nous  Maupin  pareille  f i n  denouement  interprets  part  de  avoir  parfois  couvent.^"  Camille  qu'au  Balzac,  au  aux  le  don  de  le  de  ses  passer vu  que  leurs  carriere.  duchesse  propres  de  emprunt  reste  la  II  Duchesse  comme u n  s'abandonner 1'amour,  avons  la  de  decouvert  avaient  de  de  lieu  n'en  pas  Langeais  et  inconscient  au  repen.tir. celebre  de  de  raisons  est  Miguel  Juan-  pour  moins  de  Beatrix  souvenir Manara,  2 un  don  Juan  qui  Quant pas  effrayant  on que  contente  nage que du  au  entierement  cependant,  se  a  cle  de  reellement personnage  exclu  n'assiste don  Juan  de  faire  la  legende  deux  exemples  de  roman  intitule  les  Dans  ce  nage  modele  taire  de  recit  qui  sur  piquant  du  pas  de  la  des  don  Secrets  type  de  narrateur  E l l e avait passe un v r a i don Juan  avec  merite  74  tant  de  ne  premier  la  ce  d'etre  personnage  a  ce  exemple de  n'est  Balzac  releverons  donjuanesque de  i l  bravoure.  princesse  duchesse  sa vie a femelle,  de  Nous  carriere la  Chez  caracterisees  Le de  pierre,  humaine.  Juan.  genre.  la  de  a. 1 ' a p p a r i t i o n  allusions  de  ce  statue  Comedie  affronte  evoque  le  la  existe.  Balzac personi c i  provient  Cadignan. d'un  Langeais,  le  note:  s'amuser, elle etait a cette difference  personcommen-  p r e s que ce n ' e s t pas a s o u p e r q u ' e l l e eut i n v i t e l a s t a t u e de p i e r r e , e t c e r t e s elle a u r a i t eu r a i s o n de l a s t a t u e . ^ Pourtant Balzac la  ne  se  Comedie  qui  fait  second 1'une de  1'influence  echo  a  des  une  celle  exemple,  (Diane  de  nous  fait  devant  Juan  que  venons  du  a  la  de  eprouver  sur  decouvre  statue  de  a Victurnien  Maufrigneuse),  les  figure  de  la  dans  Dans  ce  d'Esgrignon,  la  princesse  sensations de  de  pierre  mentionner.  donjuanisme  l'imposante  l'imaginaire  lorsqu'on  allusion  victimes de  don  sentir  autre  que  Balzac  anciennes  lui-meme  theme  vraiment  humaine,  Cadignan  Juan  fait  du  de  statue  don  de  pierre: A travers ses d e r n i e r e s j o u i s s a n c e s , ce m a l h e u r e u x e n f a n t s e n t a i t l a p o i n t e de l'epee du Commandeur. Au m i l i e u de s e s soupers, i l e n t e n d a i t comme D o n J u a n , l e b r u i t lourd de l a s t a t u e q u i m o n t a i t l e s e s c a l i e r s . . . . Sa v i e d e p u i s deux m o i s , r e s s e m b l a i t a l ' i m m o r t e l f i n a l e du Don J u a n de M o z a r t . , Puisque  ce  propose  pour  de  sujet  continuer  dans  Comedie  de  f a i t ,  humaine  s'agit  de  longue  vie.^  avec  Toutefois,  t r a v a i l ,  1'etude  l'oeuvre En  ces  ce  Don  les  depasserait nous  limites  que  laisserons  passionnante  de  la  a  nous  nous  d'autres  presence  sommes  le  de  soin  don  Juan  Balzac. i l  n'existe  auquel  Belvidero  Dans  ce  Juan  qu'un  Balzac  Juan  versions  Don  les  court  a  seul  donne  qui  Belvidero  75  est  le  apparait  recit,  existantes  personnage  Balzac  de  la  sans  nom de dans a  don  conteste  la  Juan;  1 ' E l i x i r  pris  legende  de  ses  de un  i l  de  distan-  don don  Juan. Juan  veritable: N ' a i m a n t que l a femme d a n s l e s femmes^ i l se f i t de l ' i r o n i e une a l l u r e n a t u r e l l e a son a m e . . . Sa v i e e t a i t une m o q u e r i e q u i embrass a i t hommes, i n s t i t u t i o n s , idees. ^ Quant la  Comedie  vraiment ne  soi-disant  humaine,  pas.  En  on  effet  general  exemple,  i l  est  Goriot  est  dire  les  en  Pere  donjuanisme  peut  possedent  Par du  au  jeunes  qu'une  plus  que  encore  avec  latent  Guyon  gens  probable  vierge  au  q u ' i l  qui  experience  des  "montent"  le  moment  de  jeune  ou  i l  dans  n'existe  limitee  que  hommes  a  Paris  la  vie.  Rastignac  fait  la  con-  8 naissance de  une  de  fortune  livrer  a. u n e  i l  a  n'y  existence  seducteurs  reines  de  Langeais leur  1'ennui activite  la  la  "purs  de  ideale  Ces  A part  qui  peut,  dissipation  humaine  don  parfois  posse-  consequent,  Don  chez  qui  Juan  Balzac,  se  Belvidero, ce  qui  abondamment  fournie  simples."  la  mais  pour  par  d'etre  femmes,  aristocratique  a  Marsay  comme  veritables  certaines  feminine  amants,  et  Maufrigneuse,  doute,  reputation.  de  Juans  et  livrent  sans  Nucingen.  Comedie  societe  se  coquetterie  leurs  don  revanche,  et  vie,  de  point  En  de  considerable,  gu£re  n'empeche en  Delphine  qui  aussi  deployer sans  et  Juans-femmes trop  du  nalfs, 76  le  point  duchesses besoin  donjuanisme  les  pour  savent  se  en  de  les de gagner tromper  donner de  perdre  effet  marques  de  pour  ressources  risque  les  particulier  les  surtout  toutes  courir  en  comme  n'ont  pratique  et  une la  leur  obtenir  d'amour  les  de plus  tendres revoquent Quant trop  en  (ou  a. B a l z a c pris  par  entierement cher  accordant  au  menacent  seulement de  lui-meme, ses  de  petites  revoquer) i l  activites  donjuanisme  etait  pour  par  la  l i t t e r a i r e s m§me  desir.  77  si  tel  faveurs  proteger force pour  aurait  qu'elles leur  des  choses,  pouvoir ete  vertu.  son  se  livrer  plus  NOTES  P o u r J u a n R o u s s e t , Le M y t h e de Don J u a n (Paris: Armand C o l i n , 1978), p . 2 1 , " D o n J u a n comme m y t h e p r e n d done n a i s s a n c e dans l a m o r t , par l e M o r t , par l e c o n t a c t f i n a l a v e c L ' I n v i t e de p i e r r e , ce c o n v i t a t o d i p i e t r a q u i a donne l e u r t i t r e a t a n t de p i e c e s , de s c e n a r i o s e t d ' o p e r a s . "Voir a u s s i l e l i v r e de M i c h e l i n e S a u v a g e , Le Cas Don J u a n (Paris: E d i t i o n s du S e u i l , 1953), p.171, pour lequel "La Statue est i n s e p a r a b l e du m y t h e , " ( c i t e p a r R o u s s e t d a n s s o n M y t h e de Don J u a n , p . 2 2 ) . C ' e s t a u s s i l ' o p i n i o n de H . G . Tan, La Matiere de Don "Juan e t l e s g e n r e s l i t t e r a i r e s (Leyde: Presse universit a i r e de L e y d e , 1 9 7 6 ) , p . 1 0 7 , p o u r l e q u e l " l a v e n g e a n c e du c o m m a n d e u r " s e r a i t l ' u n d e s m o t i f s p r i n c i p a u x de l a legende. P o u r t a n t c ' e s t e n c o r e un a s p e c t du mythe q u i n ' e s t pas juge n e c e s s a i r e par B a l z a c qui dans ses a l l u s i o n s et ses emprunts a l a legende s'en tient surtout a son aspect le p l u s populair e a s a v o i r l ' h a b i l i t e en m a t i & r e de s e d u c t i o n des don Juans. 1  2 Dans s o n The M e t a m o r p h o s e s o f Don J u a n , pp.104-118, W e i n s t e i n e x a m i n e l a c o n v e r s i o n c e l S b r e de M i g u e l M a n a r a , un don J u a n n o t o i r e q u i a v e c u en o p p o s i t i o n c o n s t a n t e avec la religion. Chez B a l z a c c e p e n d a n t , p a s une des r e i n e s de la s o c i e t e a r i s t o c r a t i q u e q u i se l i v r e n t au donjuanisme n ' e s t en revolte contre la religion. 3 A 1'article intitule: "Commandeur, (la statue du)," de 1 ' i n d e x des p e r s o n n e s r e e l l e s e t des a l l u s i o n s l i t t e r a i r e s , "Pleiade," XI, 1 1 7 0 , Fernand L o t t e compte sept a l l u s i o n s a ce personnage qui s ' a p p e l l e indifferemment le Mort, l a statue de pierre, ou l a s t a t u e du commandeur. 4 Cadignan, 5  Le  p.42.  Cabinet,  pp.401-402.  ^ B e r n a r d G u y o n , " L e Don J u a n de B a l z a c , " L ' A n n e e Balzac i e n n e , ( 1 9 7 7 ) , 9 - 2 8 , f a i t une a n a l y s e f o r t i n t e r e s s a n t e de 1 ' e x p l o i t a t i o n du th&me de don J u a n p a r B a l z a c dans 1'Elixir de l o n g u e v i e . Dans s o n The M e t a m o r p h o s e s o f Don J u a n , W e i n s t e m c o n s a c r e un c h a p i t r e e n t i e r , "The Anti-Romantic R e a c t i o n , " u p . 1 3 0 - 1 4 3 , aux m o d i f i c a t i o n s a p p o r t e e s p a r certains e c r i v a i n s a l a l e g e n d e de don J u a n . V o i r en p a r t i c u l i e r p.135, note 3 , ou W e i n s t e i n examine l e cas des p e r s o n n a g e s donjuanesq u e s d e l a C o m e d i e h u m a i n e comme M a r s a y , T r a i l l e s et l a baron Hulot CBalzac, L a C o u s i n e ~ B e t t e , " P l e i a d e , " V I ) . 7  Balzac,  L ' E l i x i r  de  longue 78  vie,  "Pleiade,"  IX,  p.312-  313. P i e r r e B a r b e r i s , Le P e r e G o r i o t de B a l z a c : ecriture, structure, s i g n i f i c a t i o n s (Paris: Larousse^ c o l l e c t i o n "themes e t t e x t e s , " 1 9 7 2 ) ; p p . 2 2 4 - 2 2 5 , " L e h e r o s v i e r g e . "L'anal y s e t r e s p e r t i n e n t e que f a i t M. B a r b e r i s des r a i s o n s qui p o u s s e n t R a s t i g n a c a c o u r t i s e r Mme d e N u c i n g e n e t a b l i t c l a i rement que pour c e l u i - c i , " i l n ' e s t . . . de c o n q u e t e s eventuell e s que d ' i n t e r e t s o c i a l . "  79  BIBLIOGRAPHIE  I.  L E M Y T H E D E DON J U A N : VERSIONS.  BIBLIOGRAPHIES  ET  CATALOGUES  DES  Rousset, Jean. Le Mythe de Don J u a n . P a r i s : Armand C o l i n , 1978. Catalogue des versions et b i b l i o g r a p h i e (selectifs), pp.243-254. S i n g e r , Armand E. A B i b l i o g r a p h y o f t h e Don J u a n Theme: V e r s i o n s and C r i t i c i s m . Morgantown, West V i r g i n i a : West Virginia University B u l l e t i n , Series 54, N°. 1 0 - 1 , April 1954. Insuffisamment selectif. Weinstein, Leo. The Metamorphoses o f Stanford University Press, 1959. pp.  II.  Bibliographie 177-214.  OUVRAGES  et_.catalogue  Don J u a n . ,  des  Stanford: v.  versions'(selectifs) • . ••-  CONSULTES.  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L'auteur de c e p e t i t l i v r e demontre une c o n n a i s s a n c e a p p r o f o n d i e de l a p r o b l e m a t i q u e du d o n j u a n i s m e .  Hoffmann,  E.T.A.  E.T.A.  Hoffmann's  80  samtliche  Werke.  Munich  et  Leipzig:  Georg  MUller,  1912. V o l .  I.  Kierkegaard, Soren Aabye. Ou b i e n . . . Ou et Guignot. P a r i s : Gallimard, 1943. L a f a y e t t e , Madame d e . L a P r i n c e s s e New Y o r k : St. Martin's Press,  b i e n . . . .  de C l e v e s . 1967.  Ed.  Maranon, Gregorio. Don J u a n e t l e d o n j u a n i s m e : M a r i e - B e r t h e Lacombe. P a r i s : Stock, 1958. Obliques, de  1,  NO.4  (1974)  et  Obliques,  2,  N°. 5  Ces deux numeros s p e c i a u x o f f r e n t t e x t e s e t d ' e s s a i s s u r l e theme de don  Jean.  Le  Mythe  Sauvage, M i c h e l i n e . 1953.  Le  Trad.  diversifie  Essais sur l a poeNouvelle edition.  Juan.  Paris:  Armand  Cas  Don  Juan.  Paris:  Editions  Litto  Kettle.  (1974).  Don  del  Prior  essais.  de  S t e n d h a l . De 1 ' a m o u r . E d . V i c t o r Edito-Service S . A . , 1967. Tan,  K.B.  un c h o i x Juan.  Rousset, Jean. L ' I n t e r i e u r et l ' e x t e r i e u r . s i e et sur l e t h e a t r e au X V I i e s i e c l e . P a r i s : Jose C o r t i , 1976. Rousset,  Trad.  et  a l .  Colin,1978. du  Seuil,  Geneve:  H.G. L a M a t i e r e de Don J u a n e t l e s g e n r e s l i t t e r a i r e s . Leyde: Presse u n i v e r s i t a i r e de L e y d e , 19 7 6 .  T a y l o r , M . E . M . The A r r i v i s t e : The O r i g i n s and e v o l u t i o n of the " A r r i v i s t e " i n the 19th Century French Novel with~Part i c u l a r R e f e r e n c e to S t e n d h a l and B a l z a c . B a l a , N. Wales: Dragon Books, 1975. W e i n s t e i n , L e o . The M e t a m o r p h o s e s o f Don Stanford U n i v e r s i t y P r e s s , T959. ' Un l i v r e de r e f e r e n c e precieux. Wurmser, ted.  III.  Andre. 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