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L’interrogation à l’oral en français contemporain : une étude quantitative des structures interrogatives Aylward, Travis Rendle Jenner 2010-1-12

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   L’INTEROGATION À L’ORAL EN FRANÇAIS CONTEMPORAIN : UNE ÉTUDE QUANTITATIVE DES STRUCTURES INTEROGATIVES      by   Travis Rendle Jenner Aylward  B.A., University of British Columbia, 2004     A THESIS SUBMITED IN PARTIAL FULFILMENT OF THE REQUIREMENTS FOR THE DEGRE OF    MASTER OF ARTS  in  The Faculty of Graduate Studies  (French)     THE UNIVERSITY OF BRITISH COLUMBIA (Vancouver)  January 2010   © Travis Rendle Jenner Aylward, 2010    i Abrégé   Le but de ce projet était de réaliser une étude quantitative sur l’interogation à l’oral en français contemporain de France. Cete étude porte uniquement sur les questions asociées à l’interogation partiele et les particules interogatives combien, comment, où, pourquoi, et quand. On est parti avec l’hypothèse que les locuteurs ont de fortes tendances à garder la structure syntaxique déclarative ou Sujet + Verbe (+ Objet) dans leurs interogations. On a fait cete étude à partir d’une compilation de transcriptions de documents oraux provenant de locuteurs divers et traitant de sujets variés. On a analysé un total de 468 particules interogatives à partir des constructions verbales et interogatives. On a regardé les fonctions valencieles et rectioneles, les verbes principaux, la présence des prépositions et des introducteurs, les formes de l’interogation directe et indirecte, la place de la particule par rapport au verbe principal, la présence de est-ce que ainsi que le type et la place du sujet dans la construction. En outre, on a fait un survol des études précédentes et on a comparé les données quand c’était possible. En général, on a trouvé que les particules analysées avaient des traits qui leur sont particuliers. Toutefois, dans l’ensemble, on a trouvé que les questions directes étaient de loin les formes les plus fréquentes et que les particules se trouvaient la plupart du temps en tête de la phrase. Par aileurs, on a trouvé que la présence de est-ce que était peu fréquente et que les sujets étaient principalement pronominaux et antéposés au verbe principal.  ii Table des matières   Abrégé..............................................................i Table des matières....................................................ii Liste des tableaux.....................................................iv Liste d’abréviations et explication des notations............................vi Remerciements......................................................vii Introduction..........................................................1 Généralités sur l’interogation et la phrase interogative.......................4 Survol des études précédentes..........................................11 Méthodologie........................................................20 Généralités sur la construction d’un corpus................................20 Construction de notre corpus...........................................21 Éléments analysés...................................................26 Analyses et résultats..................................................32 Constructions verbales de combien......................................32 Constructions de l’interogation avec combien..............................37 Cas particuliers de combien............................................42 Constructions verbales de comment......................................43 Constructions de l’interogation avec comment.............................45 Cas particuliers de comment...........................................51 Constructions verbales de où...........................................54 Constructions de l’interogation avec où..................................57 Constructions verbales de pourquoi......................................63 Constructions de l’interogation avec pourquoi.............................64 Cas particuliers de pourquoi...........................................71 Constructions verbales de quand........................................74 Constructions de l’interogation avec quand...............................76 Conclusions et synthèses...............................................81 Conclusions des analyses des particules individueles........................81 Synthèses.........................................................84 Bibliographie........................................................88 Apendice A  Liste des exemples........................................91 Exemples de combien................................................91 Exemples de comment................................................94 Exemples de où....................................................105 Exemples de pourquoi...............................................106 Exemples de quand.................................................113 Apendice B  Liste des corpus.........................................114   iv Liste des tableaux   Tableau 1  Particules interogatives.........................................6 Tableau 2  Résumé des structures de l'interogation partiele.....................10 Tableau 3  Résultats préliminaires des exclusions.............................26 Tableau 4 Fonctions de combien..........................................32 Tableau 5 Verbes dans les constructions de combien..........................33 Tableau 6  Prépositions et introducteurs dans les constructions de combien..........35 Tableau 7  Relation des fonctions, prépositions et introducteurs avec combien.......36 Tableau 8  Substantifs quantifiés de combien.................................37 Tableau 9  Formes d'interogation de combien................................38 Tableau 10  Place de la particule interogative combien.........................39 Tableau 11  Place de la particule interogative combien dans les autres études........39 Tableau 12  Présence de est-ce que dans les autres études de combien..............40 Tableau 13  Type et place du sujet dans les constructions de combien..............41 Tableau 14  Place du sujet dans les autres études de combien....................41 Tableau 15  Fonctions de comment........................................43 Tableau 16  Verbes (RM) dans les constructions de comment....................44 Tableau 17  Verbes (V) dans les constructions de comment....................44 Tableau 18  Formes d'interogation de comment..............................46 Tableau 19  Place de la particule interogative dans les constructions de comment.....46 Tableau 20  Place de la particule interogative comment dans les autres études.......47 Tableau 21  Présence de est-ce que dans les autres études de comment.............49 Tableau 22  Type et place du sujet dans les constructions de comment..............50 Tableau 23  Place du sujet dans les autres études de comment....................51 Tableau 24  Fonctions de où.............................................55 Tableau 25  Verbes dans les constructions de où..............................55 Tableau 26  Formes d'interogation de où...................................57 Tableau 27  Place de la particule interogative où.............................58 Tableau 28  Place de la particule interogative où dans les autres études............59 Tableau 29  Présence de est-ce que dans les autres études.......................61 Tableau 30  Type et place du sujet dans les constructions de où...................61 Tableau 31  Place du sujet dans les autres études de où.........................63 Tableau 32  Verbes dans les constructions de pourquoi.........................64 Tableau 33  Formes d'interogation de pourquoi..............................65 Tableau 34  Place de la particule interogative pourquoi........................65 Tableau 35  Place de la particule interogative pourquoi dans les autres études.......67 Tableau 36  Présence de est-ce que dans les autres études de pourquoi.............69 Tableau 37  Type et place du sujet dans les constructions de pourquoi.............69 Tableau 38  Place du sujet dans les autres études de pourquoi....................71 Tableau 39  Fonctions de quand..........................................74 Tableau 40  Verbes dans les constructions de quand...........................74 Tableau 41  Formes d'interogation de quand................................76 Tableau 42  Place de la particule interogative quand..........................77  v Tableau 43  Place de la particule interogative quand dans les autres études.........78 Tableau 44  Présence de est-ce que dans les autres études de quand...............79 Tableau 45  Type et place du sujet dans les constructions de quand................79 Tableau 46  Place du sujet dans les autres études de quand......................80 Tableau 47  Type de question............................................85 Tableau 48  Place de la particule dans l'interogation directe avec verbe............85 Tableau 49  Présence de est-ce que dans l'interogation directe/indirecte avec verbe...86 Tableau 50  Type et place du sujet dans l'interogation directe avec verbe...........86   vi Liste d’abréviations et explication des notations  Abréviations Q = particule interogative ou syntagme interogatif S (lex/pron) = sujet (lexical/pronominal) V = verbe O = objet E = est-ce que C = c’est q = que qfi = question finale interogative ∅ = rien  Conventions de transcription La notation est adaptée de Blanche-Benveniste, Rouget, & Sabio (2002).  Pauses :   Pause brève  +  un peu plus que moi + certainement Pause longue  + +  on vole +  on fait beaucoup de bêtises Interuption  //  dans la vie actuele //  Incompréhension :    Une syllabe  X  et puis X il a ouvert ce bec Plusieurs syllabes X  j’attendais toujours XX que le jour se lève  Amorce d’un mot trait  j’y reprend- quand j’y repense    d’union  Changement de L1, L2.. L1 ah ele est gentile locuteur    L2 ele a une flûte euh  Alongements  double point tu crois que ça: pourrait marcher  Multi-transcription /….,…./ /leur, ∅/ changer une ampoule  Hésitation  (…)  en revenir au(x) problème(s) orthographique   on (n’) a plus qu’à ramasser  Notation des références des exemples Le titre de la transcription est suivi du numéro de page du texte : ex. L1  j' aurais voulu savoir combien d' heures: par semaine: efectue un animateur + (Sida, 94) = exemple situé à la 94e page du corpus appelé « Sida ».  Certains corpus comprennent plusieurs parties qui sont numérotées : ex. L 2 et combien de temps combien de temps en avance vous avez commencé euh à répéter le spectacle (Métiers 1, 5) = exemple situé à la 5e page de la première partie du corpus appelé « Métiers ».  vii Remerciements    J’aimerais remercier toutes les personnes qui m’ont aidé pendant la réalisation de cete thèse. Je commence bien sûr par ma directrice, Christine Rouget pour son aide, sa patience et son atitude positive du début de ce projet jusqu’à la toute fin. Son soutien pendant mon exploration de ce sujet m’a été d’une valeur inestimable. D’aileurs, je la remercie non seulement d’avoir partagé sa base de données mais ausi d’avoir partagé son enthousiasme pour les études sur corpus. Je remercie aussi les autres membres de mon comité, Bil Winder et Chantal Phan, de leur expertise, leurs conseils et leur encouragement. Je n’oublie pas mes collègues et toutes les idées qu’ils m’ont ofertes pendant ce projet. Ensuite je remercie Joël Chauvin et le département de FHIS à UBC de tous les projets intéresants qui m’ont aidé à asurer mes frais de scolarité ainsi que ma survie. Finalement, je remercie les membres de ma famile de tout leur soutien pendant mes études.    1 Introduction  Comment est-ce qu’on interoge à l’oral en français contemporain? C’est une question à laquele les chercheurs s’intéresent depuis des décennies. Très riche en histoire, la langue française est une des langues qui offre plusieurs possibilités syntaxiques en ce qui concerne l’interogation. Pourtant, y a-t-il une forme syntaxique qui domine ou est-ce que l’on emploie toutes les formes possibles de façon égale? Si l’on demandait aux gens quele forme ils utilisent le plus, on aurait des réponses diférentes et qui pourraient même être parfois eronées (Behnstedt, 1973). Les méthodes pédagogiques, la notion d’une norme valorisée et l’estime de la langue écrite influencent sans doute nos idées sur la manière dont on interoge à l’oral. Le but de ce projet est donc de réaliser une étude quantitative sur l’interogation à l’oral en français contemporain. Pour faire cela, nous alons d’abord établir la fréquence des variantes syntaxiques de certaines structures interogatives, puis étudier les tendances des locuteurs à employer ces variantes. Plus précisément, nous nous sommes concentré sur les particules interogatives et leur fonctionnement syntaxique dans divers corpus de français oral des années 90 en France. Nous sommes partis de l’hypothèse que les locuteurs ont de fortes tendances à garder la structure syntaxique normale, c'est-à-dire cele qui appartient aux structures déclaratives : Sujet + Verbe (+ Objet). Pour mieux ilustrer la proximité des relations syntaxiques entre la phrase déclarative et la phrase interogative, regardons les scénarios suivants :   2 -Scénario 1 : Un locuteur prononce l’énoncé suivant sans intonation ni soutien de est-ce que.   Il vient.  = une phrase déclarative   S  V  -Scénario 2 : Le même locuteur prononce le même énoncé. Mais cete fois-ci il le prononce avec une intonation montante.   Il vient?  = une phrase interogative   S  V  -Scénario 3 : Le même locuteur prononce le même énoncé. Mais cete fois-ci il commence par est-ce que. Est-ce qu’il vient? = une phrase interogative      S  V  -Scénario 4 : Le même locuteur prononce le même énoncé. Mais cete fois-ci il ajoute une finale de phrase interogative. Il vient, n’est-ce pas? = une phrase interogative Il vient, hein? S  V  En considérant les quatre scénarios ci-desus, on voit qu’un locuteur peut garder la même structure syntaxique qu’il utilise dans une phrase déclarative pour formuler une interogation totale. Tout ce qu’il est obligé de faire est d'y ajouter l’intonation, est-ce que, ou une finale interogative. Il en va de même pour l'interogation partiele, dans laquele le mot interogatif peut occuper la même place que sa réponse dans la phrase déclarative, ou être placé en tête mais toujours avec l’ordre SV:  1- Tu vas à Paris.   Tu pars demain.    S  V     3 2- Tu vas où? / Où tu vas?   Tu pars quand? / Quand tu pars?   S  V    3- Où est-ce que tu vas?   Quand est-ce que tu pars?        S  V  Les neurolinguistes pensent que les locuteurs ont tendance à garder l’enchaînement syntaxique SV parce que c’est celui qui exige le moins d'efort neurologique même si on considère en général que l’interogation avec inversion (ou VS) est plus valorisée, d’après la norme. Cete étude portera uniquement sur les questions asociées à l’interogation partiele, c'est-à-dire les questions qui cherchent de l’information au-delà des réponses simples du type « oui » / « non », parce qu'eles présentent plus de variation. Une autre considération qui a influencé ce choix est le fait qu'il est plus facile d'extraire automatiquement des corpus les interogations qui contiennent un mot interogatif. Nous avons donc ciblé dans un premier temps toutes les questions formées avec le soutien de pronoms, d'adverbes et d'articles interogatifs. Toutefois, limité par la technologie (dans la mesure où les occurrences ne sont pas étiquetées linguistiquement dans la base de données), nous avons dû nous limiter aux adverbes interogatifs combien, comment, où, pourquoi et quand. En ce qui concerne la structure de cete disertation, ele sera ainsi : d'abord des généralités sur l’interogation, un survol des études précédentes et une explication de notre méthodologie; puis les analyses de chaque particule interogative individuelement; enfin une discussion synthétique des résultats obtenus et des conclusions.  4 Généralités sur l’interogation et la phrase interogative  En général, quand on parle de l’interogation et plus précisément de la phrase interogative, on parle d’une phrase qui sert à demander une information à son interlocuteur, ce qui la diférencie des autres types de phrases. Toutefois, en plus de cete fonction centrale de demande d’information, la phrase interogative peut s’employer pour d’autres fonctions communicatives (Grevise, 2001; Arivé, Gadet, & Galmiche, 1986) ; Kerbrat-Orechioni, 1991). Cependant, pour l’instant, nous alons nous concentrer sur sa fonction principale d’interoger son interlocuteur.  Types d’interogation  Il existe deux grandes divisions pour claser les interogatives : interogation totale (ou globale) / interogation partiele et interogation directe / indirecte. La distinction direct / indirect correspond simplement au fait que l’interogation peut apparaître « directement », dans une phrase simple, ou « indirectement », dans une proposition subordonnée à un verbe introducteur de discours.  Interogation directe totale La distinction centrale de ce clasement des interogatives se situe au niveau des réponses possibles. Pour l’interogation totale, les réponses suscitées par ce type de question sont « oui », « non » ou « si » pour les réponses afirmatives à des interogations totales négatives. Ex. Est-ce que vous aimez le chocolat?  Il ne mange pas de légumes?   5 As-tu un stylo? Il regarde la télé, n’est-ce pas? Maryam a fini son travail, non?  Bien sûr, un interlocuteur pourrait fournir d’autres variations teles que « peut-être », « je ne sais pas » et ainsi de suite. De même, on peut aussi élaborer dans sa réponse. Ex. Est-ce que vous aimez le chocolat ?  Oui, mais seulement si c’est du chocolat noir.   Toutefois, au fond, le locuteur cherche tout simplement une afirmation ou une négation.  Description structurale de l’interogation totale En ce qui concerne la structure de l’interogation totale, il y a normalement quatre façons de structurer ce type de question. Par exemple : - Intonation à l’oral ou avec un point d’interogation à l’écrit  SV(O) Il ne mange pas de légumes? S    V     O      - Emploi de est-ce que  E + SV(O) Est-ce que vous aimez le chocolat?         E     S    V     O  - Ajout d’une finale interogative  SV(O) + qfi Maryam a fini son travail, non?   S    V    O     qfi  Il regarde la télé, n’est-ce pas? S    V    O     qfi  - Inversion du sujet et du verbe  VS(O) As-tu un stylo?  V  S   O  Il existe plusieurs formes d’inversion possibles suivant le type de sujet, mais comme nous  6 alons nous concentrer sur l’interogation partiele pour ce projet, nous n’alons pas aler dans les détails syntaxiques pour l’interogation totale.   Interogation directe partiele  En ce qui concerne l’interogation partiele, les réponses cherchées dans ce type d’interogation ne sont pas un simple oui ou non, mais une information nouvele : le locuteur interoge sur des éléments qu’il ignore. Ex. Où va-tu? Il part quand? Combien coûte le bilet? Pourquoi est-il à l’hôpital? Comment vous appelez-vous?   Selon le Bon Usage, « l’interogation partiele ne peut pas s’acommoder d’une réponse par oui ou par non » (Grevise, 2001, p. 589). Par exemple, regardons la question et la réponse suivantes : Ex. Question   Où vas-tu?  Réponse  ?Non  La réponse à la question ci-desus n’a pas de sens. Pour qu’il y ait du sens, la question a besoin d’une réponse qui porte sur l’élément interogatif ou particule interogative et non pas sur la valeur de vérité de la phrase comme c’est le cas dans l’interogation totale. Quant aux particules interogatives, eles peuvent se manifester sous la forme d’un pronom, d’un déterminant, ou d’un adverbe. Tableau 1 Particules interogatives Pronoms Ex. qui, que Déterminants Ex. quel, combien de Adverbes Ex. pourquoi, où, quand, comment  7  Pour le projet présent, nous alons nous concentrer sur les particules suivantes : où, quand, combien (de), comment et pourquoi.   Description structurale de l’interogation partiele et typologie  En général, la structure de l’interogation partiele partage certaines structures avec l’interogation totale, par exemple les structures qui comprennent l’intonation ainsi que l’inversion. Pour des raisons de clarté, nous alons décrire la structure de l’interogation partiele en fonction de la relation de la particule interogative au verbe principal dans la phrase interogative. Il y a trois cas de figure : particule antéposée au verbe, particule postposée au verbe ou particule sans verbe.   Particule antéposée au verbe principal Par rapport aux deux autres catégories, la catégorie dans laquele la particule est antéposée au verbe principal a la plus grande variété de structures syntaxiques. Cete catégorie inclut les structures simples, les structures qui se construisent avec est-ce que, plusieurs structures mises en relief ainsi que les structures avec double marquage du sujet1.  - Structures antéposées simples Dans les structures antéposées simples, la seule chose qui varie est la position du sujet par rapport au verbe. C’est-à-dire qu’on voit soit l’ordre syntaxique « normal » SV,                                                 1Dans le cadre de l’aproche pronominale, on parle de double marquage quand une position syntaxique est remplie deux fois, une fois par un élément lexical (ou pronominal acentué) et l’autre par un pronom clitique : mon frère il a fait ça / lui il a fait ça (Blanche-Benveniste, 1987)   8 soit l’inversion VS. Avec un sujet lexical, il y a deux façons de former une inversion, l’inversion simple et l’inversion complexe, où le sujet lexical est repris par un pronom postposé au verbe, mais non « disloqué » (c’est-à-dire sans virgule à l’écrit). QSV   Où Marie va ?    Q  S    V  QVS   Où va Marie?    Q  V  S  QSVpro  Où Marie va-t-ele ?    Q   S    V   pro   - Structures antéposées avec est-ce que Tout ce qui se pase dans les structures antéposées avec est-ce que est l’intercalation de est-ce que. Il n’y a pas de variation dans l’ordre syntaxique du verbe et du sujet. QESV  Où est-ce que Marie va ?    Q E  S    V   - Structures antéposées de mise en relief  Il y a trois manières dont eles sont mises en relief— avec l’intercalation de la particule interogative entre c’est… que ou avec l’intercalation de c’est que ou est-ce que c’est que entre la particule interogative et le noyau verbal. Dans tous les cas, l’ordre syntaxique du verbe et sujet, SV, reste invariable. Il faut noter que toutes ces structures sont censées appartenir au français populaire et que les deux dernières correspondent aux créations litéraires de Raymond Queneau (1959) = « où céxé ? », « kéxé ? » (p. 59). C Q q S V  C’est où que Marie va ?    C    Q  q   S   V  Q C q S V  Où c’est que Marie va ?    Q   C  q   S   V  9 Q E C q S V  Où est-ce que c’est que Marie va ?    Q     E     C   q    S   V   - Structures antéposées avec un double marquage du sujet Une structure antéposée avec un double marquage du sujet est, à la base, une structure QSV. Ce qui la rend unique est la redondance du sujet qui apparaît une fois sous la forme lexicale (S), et l’autre sous la forme pronominale (pro). Q pro V S  Où ele va, Marie?    Q  pro V   S  S Q pro V  Marie, où ele va ?      S   Q pro V  - Cas particuliers de structures antéposées Dans ce cas-ci, il s’agit d’une structure antéposée simple (QSV) dans laquele il y a intercalation d’un que entre la particule interogative et le sujet de la phrase. Cete structure relève aussi du français dit populaire. Q q S V   Où que Marie va ?    Q   q   S   V   Particule postposée au verbe principal  Dans cete catégorie, l’ordre syntaxique est toujours SV. Dans ce cas-ci, la particule se trouve à la place qu’occuperait l’information recherchée dans une phrase déclarative. C’est donc pour cela qu’on appele cete configuration syntaxique in situ.  - Structures postposées simples  Dans ce type de structure, la particule interogative se trouve en position finale. S V Q   Marie va où ?    S     V Q    10 - Structures postposées avec un double marquage du sujet Là encore, la seule diférence avec SVQ est la redondance du sujet. S pro V Q  Marie, ele va où ?      S     pro V  Q  pro V Q S  Ele va où, Marie?    pro  V Q   S      Particule seule ou interogation sans verbe  Q   Où ?    Où alors ?    Q   Voici un tableau récapitulatif qui est adapté de Myers (2007, p. 48): Tableau 2 Résumé des structures de l'interogation partiele Place de la particule interogative Type de construction Structure Exemple type Q S V Où Marie va ? Q V S Où va arie? Simple Q S V pro Où Marie va-t-ele ? Est-ce que Q E S V Où est-ce que Marie va ? C Q q S V C’est où que arie va ? Q C q S V Où c’est que Marie va ? Mise en relief Q E C q S V Où est-ce que c’est que Marie va ? Q pro V S Où ele va, Marie ? Double marquage du sujet S Q pro V Marie, où ele va ? Antéposée Que intercalé Q q S V Où que Marie va ? Simple S V Q Marie va où ? S pro V Q arie, ele va où ? Postposée Double marquage du sujet pro V Q S Ele va où, Marie ? Seule Q Où ?    11 Survol des études précédentes  Dans l’histoire de la linguistique française, les études qui portent sur les formes interogatives sont nombreuses. De plus, à travers ces études, on peut trouver beaucoup de variation. En ciblant les études qui incluent le traitement de l’interogation partiele, nous avons constaté que les études varient sur trois niveaux principaux. Notament, cete variation se trouve aux niveaux de la structure syntaxique étudiée, du champ linguistique visé et de la méthodologie employée. En ce qui concerne la structure syntaxique, certains chercheurs ont étudié des structures individueles comme les particules interogatives spécifiques tandis que d’autres chercheurs ont étudié tout le système interogatif. Ensuite, quant aux champs linguistiques, des chercheurs ont fait des études à partir de variables linguistiques internes et / ou externes. Par exemple, on a étudié les variables syntaxiques ainsi que sémantiques, pragmatiques et discursives. De plus on a étudié des variables sociocultureles comme l’influence de la géographie, l’âge, le sexe, la profesion, l’éducation et ainsi de suite. En outre, parmi ces études, il existe beaucoup de variation au niveau des méthodologies employées. Certains ont fait leurs études à partir de la langue orale, d’autres à partir de la langue écrite et d’autres enfin à partir d’une combinaison des deux. Par aileurs, il est intéresant de voir que certaines de ces études ont été faites à partir de l’intuition et d’observations au hasard tandis que d’autres études ont été faites statistiquement à partir de corpus. Afin de situer l’étude qui fait l’objet de cete disertation, nous alons commencer  12 par un survol chronologique des études les plus influentes dans le domaine du français parlé, en soulignant les éléments les plus pertinents à l’étude présente. Nous alons donc nous concentrer sur les études qui traitent de l’interogation partiele dans la langue orale.  Gougenheim et al., Michea, Rivenc, et Sauvageot 1964  En 1964, Gougenheim, Michea, Rivenc, et Sauvageot ont été les premiers chercheurs à mener une enquête statistique sur l’interogation dans la langue parlée. Leur projet s’appelait « le Français fondamental » et c’était la continuation d’un travail précédent. Leur projet avait comme but d’améliorer la qualité de l’enseignement du français comme langue seconde. Ils ont traité statistiquement plusieurs éléments dans la langue y compris l’interogation. Ils voulaient observer la façon dont les personnes parlaient dans la vie réele afin de le comparer avec les règles des gramairiens pour voir les contradictions. À la suite de leurs analyses, ils ont fait des recommandations pédagogiques. Dans leur étude, la partie consacrée à l’interogation se composait d’un corpus construit à partir des enregistrements de 163 locuteurs parisiens et ciblait principalement l’interogation partiele. Quant aux locuteurs, il y avait de la variation au niveau de la géographie, du sexe, de l’âge, de l’éducation, et du métier. Dans la section traitant des adverbes interogatifs il y avait 614 exemples. Vu leurs observations d’une fréquence élevée de l’ordre SVQ (in situ) et QSV, ils ont jugé aceptable de recommander l’enseignement de « où ton père va ? », « où va ton père ? », et « il va où ? » parce que c’était un reflet de la manière dont les gens parlaient dans la vie réele (Gougenheim, Michea, Rivenc, & Sauvageot,1964).  13  Pohl 1965 En 1965, Pohl a fait une étude statistique qui avait comme but de déterminer la diférence entre l’emploi de l’interogation dans la langue parlée et la langue écrite non litéraire. Il a construit son corpus à partir de correspondances et de transcriptions « à l’oreile nue » des conversations de ses parents. Il a réussi à compiler un corpus de 1000 exemples d’interogation orale dont 125 étaient du type partiel. Pour agrandir son corpus et pour faire des comparaisons, Pohl a dépouilé sa correspondance avec des philologues et des linguistes pour avoir des exemples de l’écrit. En outre, afin d’avoir plus d’exemples de la langue parlée, il en a emprunté aux corpus de Frei et de Gougenheim et al. (1964). Les exemples de Frei s’élevaient à 196 dont 42 étaient du type interogation partiele tandis que les exemples empruntés de Gougenheim et al. s’élevaient à 645 dont 220 étaient du type partiel. Donc au total, Pohl avaient 1841 exemples d’interogation dans son corpus.  Dans son étude, Pohl a examiné l’interogation globale de même que l’interogation partiele et il a surtout examiné les structures interogatives d’après le niveau d’éducation des locuteurs. En ce qui concerne les diférences entre la langue parlée et la langue écrite non litéraire il a conclu qu’il y avait une division très claire entre l’écrit et l’oral pour les locuteurs avec moins d’éducation. Aussi, il a trouvé qu’il existait moins de variation à l’écrit et que l’inversion persistait dans les interogations partieles (Pohl, 1965).    14 Tery 1970 En 1970, Tery a entrepris une étude statistique sur l’interogation orale à partir d’une description de la gramaire transformationnele. Son corpus de 4365 exemples dont 1349 étaient du type interogation partiele a été construit à partir des scénarios de 25 pièces de théâtre qui dataient de 1957 à 1964 (Tery, 1970). Pour des raisons d’eficacité, c’est-à-dire les dificultés asociées au rasemblement d’un corpus si grand, et vu la technologie qui lui était disponible à cete époque, il a choisi de le faire de cete façon. Son raisonnement était que les acteurs dans ces pièces venaient principalement de la clase moyenne et donc il supposait que le français parlé aurait été justement représenté, comme du français parlé non-surveilé. Toutefois, bien que cete étude soit très valable quant à sa contribution dans le domaine de la gramaire transformationnele, le français parlé n’y est n’est pas tout à fait spontané étant donné que son corpus a été construit à partir de scénarios. Donc nous n’alons pas élaborer sur cete étude.  Behnstedt 1973 En 1973, Behnstedt a fait son étude statistique sur l’interogation orale à partir du registre de langue. Il a examiné principalement le français soutenu, le français standard et le français populaire. Il a compilé un corpus de 4000 interviews de la radio, des enregistrements de 18 personnes pendant une semaine et de 3 personnes pendant trois jours. Il a aussi utilisé des questionnaires sur l’aceptabilité des structures des questionnaires. Au total, Behnstedt a réussi à récolter 17649 exemples dont 5400 étaient du type interogation partiele.  15 Les résultats de son étude ont confirmé que la structure la plus fréquente de l’interogation orale était cele in situ. Quant à l’interogation partiele, il a trouvé qu’il y avait plus de variation dans le français populaire qu’il n’y en avait dans le français familier. Ensuite, il a trouvé que ce qui distinguait le français soutenu des deux autres variétés était que l’inversion ou l’ordre QVS était beaucoup plus fréquente chez les locuteurs de français soutenu. Ensuite, en ce qui concerne la comparaison du questionnaire avec l’observation des locuteurs, il a trouvé que les gens employaient l’inversion beaucoup moins qu’ils ne le croyaient (Behnstedt, 1973).  Al 1975 En 1975, Al a repris le corpus de Behnstedt (1973) sur l’interogation directe en français parlé pour son étude de la notion de gramaticalité en gramaire générative transformationnele. Dans son étude, il a analysé la notion de gramaticalité et les jugements d’aceptabilité. Ensuite il a appliqué cela à l’interprétation des données de Behnstedt. Al a aussi compilé une description générative transformationnele de l’interogation directe en français parlé (Al, 1975).   Ashby 1977 En 1977, Ashby a fait une étude sur le français parlé des locuteurs cultivés. Il a emprunté les données du corpus Malécot, un corpus construit à partir de conversations de 50 parisiens. Dans ce corpus, il y avait 327 exemples d’interogation dont 85 étaient du type interogation partiele. Ashby a inclus des éléments gramaticaux et sociolinguistiques. Il a examiné la  16 particule interogative, la nature du sujet gramatical, la forme du verbe, la place de l’interogative dans la conversation, le pronom d’adrese, l’âge, le sexe, la profesion, ainsi que la dimension rhétorique. Il a trouvé que l’inversion se trouvait la plupart du temps dans les questions rhétoriques. De plus, il a constaté une fréquence élevée de l’inversion chez les locuteurs âgés, ce qui, pour lui, suggérait une évolution vers la disparition de l’inversion. En outre, Ashby a noté qu’il y avait une préférence très forte de l’ordre SVQ (Ashby, 1977).  Söll 1983 En 1983, Söll a étudié l’interogation dans le français parlé à partir d’un corpus de langage enfantin. Son corpus construit dans les années 60 comprenait des conversations et des jeux de 79 enfants parisiens. Les enfants, tous âgés de 9 ans, appartenaient à des couches sociales diférentes. Dans ce corpus, il y avait 588 exemples d’interogation dont 136 étaient du type interogation partiele. Admetant qu’il n’avait pas acès à un corpus de langage adulte, Söll a justifié son choix d’étudier le langage enfantin en expliquant que bien que leurs conversations ne soient pas nécesairement comparables à celes des adultes, les constructions interogatives des enfants de 9 ans devraient être, en principe, déjà bien maîtrisées. En comparant ses résultats avec ceux de Tery (1970), Söll a remarqué qu’il y avait très peu d’inversion dans son corpus. Aussi, à part les constructions périphrastiques du type « qu’est-ce que », l’ordre dominant était l’ordre normal QSV ou SVQ. En outre, dans le cas des adverbes interogatifs il y avait une fréquence relativement très élevée de postposition ou in situ (SVQ) (Söll, 1983).  17  Quilard 2000 En 2000, Quilard a étudié l’interogation totale et partiele dans le français parlé. Dans son étude, ele a regardé les éléments syntaxiques, pragmatiques et sociolinguistiques. Son corpus de 1915 exemples, dont 670 étaient du type interogation partiele, provient de locuteurs adolescents et adultes de milieux diférents. Ele les a enregistrés dans des contextes discursifs variés. Au plan syntaxique, ele a regardé les relations entre la structure de l’interogation et les rôles joués par le sujet, le verbe, et le morphème interogatif. Ele a trouvé une corrélation forte entre un sujet nominal et l’inversion, cependant cela s’explique à cause de l’interogation sur l’atribut qui n’offre pas d’alternative (ex. Quel est ce bruit ?). Quant aux temps des verbes, Quilard a constaté qu’il y avait des liens entre les verbes au présent et l’utilisation de l’intonation. Ele a aussi remarqué que le choix des structures interogatives était influencé par les morphèmes interogatifs pour des raisons prosodiques, pragmatiques, et aussi pour éviter les ambiguïtés sémantiques (Quilard, 2000).  Coveney 2002 En 2002, Coveney a fait une étude qualitative sur l’interogation dans le français parlé. C’était une étude en profondeur et une reprise du travail qu’il avait fait dans le cadre de ses études universitaires doctorales. D’un point de vue variationniste, Coveney a examiné les fonctions communicatives autour de l’emploi des structures interogatives en tenant compte des éléments pragmatiques et discursifs.  18 Son corpus comprend des interviews de 30 personnes âgées de 17 à 60 ans. Les interviews portaient sur les expériences des locuteurs dans des centres de vacances. Dans son corpus, il y avait 302 exemples d’interogation dont 122 étaient du type interogation partiele. Sur le plan syntaxique, il a identifié la structure SV comme étant la plus fréquente, ses résultats donnant QESV comme la fréquence la plus élevée, suivi de QSV et SVQ. La prédominance de QESV pourrait s’atribuer à la haute fréquence des structures interogatives du type « qu’est-ce que » dans son corpus (Coveney, 2002).  Myers 2007 L’étude de Myers en 2007 a tenté d’enrichir les travaux précédents de Coveney. S’appuyant sur la théorie variationniste de Coveney, Myers a mis de côté l’interogation totale et ele a plutôt ciblé l’interogation partiele. Ele a examiné le choix des structures interogatives à partir des éléments pragmatiques, gramaticaux, socio stylistiques, syntaxiques et sémantiques ainsi que le rôle des réponses asociées à ces structures interogatives. Pour son étude, Myers a utilisé le corpus Blyth-Barnes, un corpus de français parlé compilé en 1984 par un chercheur à l’université du Minnesota. Ce corpus qui comprend 216 occurrences d’interogation partiele a été composé à partir des interactions du chercheur et de 5 jeunes adultes qui enseignaient le français à l’université. Sur le plan syntaxique, la structure SVQ est netement préférée à QVS. Il faut mentionner que dans son étude, Myers n’a étudié que les sujets pronominaux. En outre, la fréquence de ces deux structures a été comparée à une nouvele variable : la facilité de  19 répondre à la question. Ele a observé que, quand le locuteur croit que son interlocuteur peut répondre facilement à la question, il a tendance à utiliser la structure SVQ. Par contre, si le locuteur croit que la réponse prendrait plus de réflexion il préfère la structure QSV (Myers, 2007).  Résumé et conclusion du survol des études précédentes D’après l’ensemble des études précédentes, il devient clair qu’il existe beaucoup d’intérêt dans le domaine de l’interogation en français parlé. Nous voyons que ces chercheurs ont tous relevé des points intéresants dans leurs études, notament la prédominance générale de la structure interogative SVQ sur le plan syntaxique. Toutefois, il faut mentionner qu’en comparant ces études, on s’aperçoit d’un manque de symétrie sur plusieurs plans. C’est-à-dire que bien que certaines études aient soulevé des points communs et aient parfois partagé des conclusions similaires, il y avait quand même de la variation au niveau des corpus, de la terminologie et des éléments analysés. Évidement, la dificulté de rasembler un corpus idéal ainsi que la focalisation sur certains éléments joue un rôle important dans la nature du corpus et de la méthodologie employés, ce qui peut aider à expliquer ce manque de symétrie et ce qui souligne sans doute les défis asociés à l’étude de la langue orale.  Pour les besoins de notre étude, nous alons esayer d’extraire toutes les données statistiques des études précédentes, pour autant qu’eles s’appliquent directement à la nôtre. En outre, et là où cela est possible, nous alons esayer de le faire d’une manière qui eface les divergences au niveau de la terminologie et des structures analysées, ce qui va aider à rendre plus claire la comparaison des données de même que nos propres conclusions.  20 Méthodologie  Généralités sur la construction d’un corpus   Quand il s’agit de la construction d’un corpus, l’une des qualités les plus importantes est la représentativité. C’est cela qui diférencie un corpus d’une banque ou archive de textes. On construit un corpus avec le but de représenter une certaine langue ou variété de langue et l’on fait cela en tenant compte de l'équilibre et de l'échantilonnage (Kennedy, 1998). La notion d'équilibre fait référence aux types de données. Il s’agit de l'équilibre entre l’oral et l'écrit ou entre divers types de données, c’est-à-dire, des entrevues, des récits, des conversations et ainsi de suite. En outre, il faut tenir compte de la provenance des locuteurs ou auteurs, c’est-à-dire, l’âge, la clase sociale, la géographie et ainsi de suite (Tognini-Boneli, 2001). La notion d'échantilonnage, par contre, fait référence à la manière dont on choisit les textes ou les parties du texte lors de la construction d’un corpus. C’est une question de composition. Par exemple, il faut décider si c’est juste d'utiliser 10 textes de tailes diférentes ou d’utiliser par exemple 1000 mots de chaque texte. La représentativité fait donc référence à la façon dont un corpus s’eforce de présenter toutes les variations de la population ou des genres discursifs (Kennedy, 1998 ; Tognini-Boneli, 2001). En ce qui concerne la compilation de notre corpus, on vera que les notions d’équilibre et d’échantilonnage s’appliquent parfaitement à nos besoins.   21 Construction de notre corpus  Comme nous voulions construire un corpus qui pourrait bien représenter les structures d’interogation à l’oral en français contemporain, nous avons procédé à partir d’une base de données informatisée de transcriptions disponible au département de français à l’Université de la Colombie-britannique. Ce corpus de français parlé du profeseur Christine Rouget est une compilation de plus de 250 enregistrements diférents pour un total de plus d’un milion de mots. Nous avons sélectionné dans cete base de données un « sous-corpus » comprenant environ 80 transcriptions d’enregistrements spontanés de français parlé. Cela représente 320 000 mots et un total de 1000 pages de transcription environ. Ce « sous-corpus » est équilibré dans la mesure où il représente une tranche de locuteurs du français contemporain (des années 90) d’origines géographiques variées et qu’on peut y trouver des locuteurs homes et femes, jeunes et âgés. Ils ont des niveaux d’éducation diférents et ils ont des métiers variés. Par exemple, ils représentent des étudiants, ouvriers, linguistes, militaires, fonctionnaires, enseignants, journalistes, politiciens, scientifiques et retraités. Par aileurs, ces transcriptions incluent toutes sortes de discours. Il y a des explications, des interviews, des conversations, des entrevues en milieu hospitalier, des récits de vie, des discours formels, des débats, et des situations de parodie. Les locuteurs abordent toutes sortes de sujets comme la vie quotidienne, les commentaires sportifs, la philosophie, les acidents de voiture, les explications d’un savoir-faire, la vulgarisation scientifique et ainsi de suite. Nous avons commencé par dreser une liste des particules interogatives. Cete liste se compose des pronoms, déterminants et adverbes suivants : qui, que, quel, quele,  22 quels, queles, combien (de), pourquoi, comment, où, et quand. Au lieu de compiler le corpus à partir des sélections de textes, nous l’avons compilé à partir des particules interogatives. Nous avons pris cete décision afin d’obtenir le plus d’exemples possible. Alors, avec l’aide d’un logiciel, nous avons cherché ces particules dans la base de données de transcriptions. Le logiciel est semblable à un moteur de recherche en informatique dans la mesure où il permet de faire des recherches à partir d’un mot clé. En plus de donner simplement la fréquence des occurrences, ce logiciel permet de faire des recherches MC (mot-clé en contexte). Pour commencer, nous avons décidé de limiter le contexte à trois lignes de texte avant et aussi après. Regardons un exemple d’une occurrence de la particule « pourquoi » avec 3 lignes de contexte avant et après. L2  moi je crois que c' est c' est plutôt + le    français la langue la . plus dure pour moi      c' est la langue le français. L5  selon toi pourquoi L2  parce que je trouve que j' ai + j' ai plus facilement + parce que .  même maintenant le français + je trouve que c' est      encore + dur mais l' arabe + une fois qu' . (Bele de Mai, 24)   L’option de modifier la quantité du contexte est une partie intégrale au projet parce que les données n’ont pas d’étiquetage syntaxique et le logiciel ne les étiquete pas automatiquement, ce qui veut dire qu’il faut le faire manuelement. C’est pour cete raison que le contexte est indispensable. On en a besoin pour décider quels exemples sont utilisables.   23 Sélection des exemples  Nous sommes partis avec une liste comprenant les particules interogatives suivantes : qui, que, quel, quele, quels, queles, combien (de), pourquoi, comment, où, et quand. Toutefois, nous nous sommes vite rendu compte du fait que la base de données ne permetrait pas, dans son état, d’extraire facilement tous les exemples recherchés.  Particules interogatives qui et que  Peu de temps après avoir commencé, il était bien apparent que les particules qui et que seraient problématiques à cause des limitations technologiques du logiciel et aussi à cause du manque d’étiquetage syntaxique dans les transcriptions. Le taux d’occurrence pour ces deux particules était si énorme qu’un traitement manuel aurait été impossible. Le problème provient du fait que le qui est à la fois un pronom interogatif et un pronom relatif. Le que est encore pire parce qu’il est à la fois un pronom interogatif, un pronom relatif et une conjonction. Donc ce chevauchement était un inconvénient insurmontable dans les délais du projet.  Particules interogatives quel, quels, quele et queles  Quant aux particules quel, quels, quele et queles, nous nous atendions à ce qu’on en ait une surabondance comme c’était le cas avec qui et que, toutefois, ce n’était pas le cas. Nous pensions que le croisement des natures de l’article interogatif et de l’adjectif exclamatif aurait donné un surplus d’exemples à vérifier pourtant il y en avait relativement peu dans la base de données. Donc nous avons commencé à les examiner et nous avons remarqué que la plupart de ces exemples étaient dificiles à analyser et ne semblaient pas faire partie d’une phrase interogative. Voici un exemple d’une  24 occurrence de la particule quel avec du contexte : L1  quand tu penses à à l' indépendance qu' ele +      qu' ils veulent + avoir là tu crois que ça: pourrait marcher marcher L2  eh ça dépend sur quel plan on se situe économiquement la Corse ne       peut pas être indépendante euh: ele ele est trop       attachée à la France + euh et le       tourisme et tout ce qui se (Afrique, 12)  Finalement, après que nous avons éliminé toutes les occurrences non-interogatives, il restait moins d’une dizaine d’exemples. Donc, nous avons exclu les particules quel, quels, quele et queles de notre étude.  Exclusions du corpus  Après avoir analysé le reste du corpus, c’est-à-dire tous les exemples contenant les particules interogatives suivantes : où, combien, comment, pourquoi, et quand, nous avons éliminé les exemples problématiques d’après les critères suivants : les exemples incertains, les questions incomplètes, les répétitions, et les non-questions. Voici des exemples des types d’exclusions ainsi que des explications:  - Exemples incertains et ambigus Les exemples sont incertains quand le transcripteur a eu du mal à entendre correctement ce que le locuteur a dit. Dans ce cas-ci, le transcripteur ne savait pas si le locuteur a dit « comment » ou s’il a dit « comme», donc pour être juste le transcripteur a inclu les deux possibilités. L1 ben il était parti nager + et il y avait telement des grosses vagues + qu' il arrivait plus à s' accrocher à la falaise +  L2 et /comment, comme/ il a fait  L1 et ben il a fallu que je descende je l' aide à remonter et tout + (Boulots d' été, 3)    25 - Questions incomplètes Les questions sont incomplètes quand on coupe la parole. Ici, le deuxième locuteur a interompu la question du premier locuteur. La conséquence est qu’il est impossible de savoir s’il s’agit d’une question en pourquoi sans verbe, suivie d’un énoncé tronqué ou d’une question QSV tronquée : L1 m pourquoi tu tu as l' impresion que tout ce que tu fais euh +  L2 non mais de au cours des deux autres voyages on m' imposait plus ou moins des choses (Voyage, 4)  - Répétitions Quand le locuteur répète la particule interogative, le logiciel nous fournit deux fois le même exemple. Toutefois, on ne le compte qu’une seule fois. L1 ouais + et au: Cameroun actuelement comment comment fonctionne le: la la politique (Cameroun, 10)   - Non-questions Quant aux non-questions, les exemples les plus abondants étaient ceux qui faisaient partie des compléments circonstanciels de temps (a) et des pronoms relatifs (b). Aussi, il y avait plusieurs cas où il était évident que l’exemple ne comportait pas d’interogation. Par exemple quand c’est pourquoi est employé dans le sens de c’est la raison pour laquele (c).  a.) L1 quand tu es venue  L2 oui  L1 euh: ça t' a: ça a été dificile de venir en France  L2 non  (Portugais, 33)  b.) L2 et c' est + c' est une région que j' aime beaucoup + et + où je reviens tous les ans (Algues, 13)  c.) L1 c' est pourquoi on tombe amoureux de lui c' est une espèce de + euh d'    aventurier de la vie de de de goût euh: de vaincre et plus encore de de (Bayrou 1, 1)  26   Résultats préliminaires des exclusions Le tableau ci-desus ilustre les résultats du triage des exemples de notre corpus. Au total, nous avons exclu trois quarts des exemples à cause des raisons que nous venons de mentionner, et ce sont les énoncés en quand et où qui ont suscité le plus d’exclusions. Tableau 3 Résultats préliminaires des exclusions  total avant exclusions total après exclusions combien 76   66 comment 365   224 où 591         30 pourquoi 184   137 quand 1186     11 total 2402   468 exemples retenus   Éléments analysés  Après avoir écarté les exemples non pertinents, nous avons analysé les exemples qui restaient à partir de sept critères—la fonction de la particule interogative, le type de verbe principal, la présence d’une préposition ou d’un introducteur, la forme de la question, la place de la particule, le type de sujet, et la présence de est-ce que. Dans la section suivante, nous présenterons nos résultats suivant ces sept critères, les trois premiers étant rasemblés sous la rubrique constructions verbales, puisqu’ils concernent les propriétés syntaxiques du verbe, et les quatre suivants sous la rubrique constructions de l’interogation, puisqu’ils décrivent comment la question est formulée. Fonction de la particule interogative  Nous avons organisé nos exemples selon la fonction syntaxique de la particule par rapport au verbe principal de la construction, tele qu’ele est décrite dans l’approche  27 pronominale (Blanche-Benveniste, C.,1987). Selon leur mode de relation au verbe, les particules interogatives font partie soit de la catégorie valence quand eles sont nécesaires à la construction, soit de la catégorie rection quand eles sont facultatives. Quand nous faisons référence à la valence, nous cherchons à identifier les relations fondamentales de la structure des phrases, et ces relations ne coïncident pas nécesairement avec celes de la gramaire traditionnele. Cete notion de valence est analogue à la terminologie qu’on utilise dans le domaine de la chimie pour décrire les types de liaisons chimiques au niveau des atomes. Dans notre cas, nous parlons de relations entre le verbe et l’élément ou les éléments qu’il régit. Afin d’ilustrer ce concept, prenons les deux phrases suivantes : a.) L1 combien de temps faut-il compter euh en général pour un chantier    fonction valenciele (quantitative)   (Construction, 14)  b.) L1 tu as fait ça pendant combien de temps + (Sports, 4)    fonction non-valenciele  Dans la première phrase (a), la particule interogative fait partie de la valence parce qu’il y a une relation nécesaire entre le verbe principal et cet élément. Par exemple, il faut compter quelque chose pour que la phrase reste gramaticale. Donc l’élément interogatif ici est indispensable. Par contre, dans la deuxième phrase (b), la particule interogative fait partie d’un élément circonstanciel. C’est-à-dire, l’élément n’est pas étroitement lié au verbe. En fait, on peut laiser tomber l’élément interogatif et la phrase reste gramaticale. Donc ici la relation est facultative. Il existe plusieurs types de paradigmes valenciels. Il y a les valences de manière (VM), causatives (VC), locatives (VL), temporeles (VT) et quantitatives (VQ). Par aileurs, il existe des variations dans les paradigmes, certains sont pronominalisables et  28 d’autres ne le sont pas. Par exemple, il y a la valence P1 quantifiée2. Ele équivaut à une relation entre un verbe et un objet régi par ce verbe. Ici, cet objet (ou P1) est plus ou moins asimilable à la notion d’objet direct de la gramaire traditionnele, à la diférence qu’on insiste sur le fait qu’il fait partie d’un paradigme et que les autres éléments de ce paradigme (notament les pronoms) nous servent à identifier formelement la fonction P1. Dans ce cas-ci, le syntagme constitué par combien et l’élément qu’il quantifie peut se pronominaliser par le pronom [en.. Q.] ou [en] Ex. L1 il y a combien d' enfants inscrits… (France Plus, 14) il y en a combien.   Q  P1     il y en a trente.         il y en a. P1 = l’objet direct Q = le quantifieur  Combien est donc ici le quantifieur d’une valence P1 et joue donc le rôle d’un déterminant. En ce qui concerne la fonction de la rection, c’est un paradigme analogue à celui d’un complément circonstanciel dans la gramaire traditionnele. C’est-à-dire que, contrairement aux fonctions liées étroitement à la valence, un élément faisant partie de la rection n’est pas esentiel à la gramaticalité d’une phrase. Nous pouvons l’enlever et la phrase restera gramaticale. Par aileurs, on vera dans notre étude que la rection (R) peut être temporele (RT), locative (RL), de manière (RM), ou causative (RC). L’énoncé suivant est un exemple de rection temporele (RT) :  L2 tu y es resté combien de temps +          rection (teporele)    (Boulots d' été, 19)  Dans ce cas-ci, il est apparent que l’élément interogatif n’est pas obligatoire dans la phrase construite autour du verbe principal. Si on enlève la partie interogative, tu y es                                                 2 Le terme P1 est adapté de Van den Eynde et Mertens (206).  29 resté est encore gramatical. Type de verbe principal Nous avons regardé les caractéristiques sémantiques du verbe principal. Nous avons inclus cet élément d’abord pour voir s’il existait des similarités sémantiques par rapport aux verbes en cooccurrence avec une certaine particule interogative ; ensuite, afin de voir s’il existait des liens entre la catégorie sémantique des verbes et leur construction verbale, ou plus précisément la fonction de la particule interogative. Par exemple, est-ce qu’il y a un lien entre les verbes d’existence et la fonction RT ? Présence d’une préposition ou d’un introducteur Nous avons regardé la présence des prépositions (depuis, jusqu’à) et des introducteurs (ex. il y a, ça fait) afin de voir s’il y avait des corrélations avec la fonction des particules ou le type de verbe principal. Forme d’interogation Il s’agit ici de la distinction entre l’interogation directe (a.) et l’interogation indirecte (b.), le cas où la question réele est précédée d’un verbe introducteur de discours indirect. a.) L2 il y a combien de troupes (Métiers 1, 15)  la question réele  b.) L5 euh vous savez combien d' années de cotisation il faut + (Bele de Mai, 68)     l’introduction + la question réele  En considérant cete variable, nous avons cherché les relations de la forme interogative par rapport aux fonctions des particules interogatives. Il faut mentionner que certains chercheurs ont choisi de ne pas inclure les exemples d’interogation indirecte dans leurs corpus ; cependant, dans l’esprit d’étudier le plus possible de faits asociés à  30 l’interogation et aussi d’avoir le plus gros corpus possible, nous les avons retenus. Place de la particule La place de la particule interogative dans la question équivaut à sa position par rapport au verbe principal. Il y a deux possibilités : 1) Sa place normale (in situ) L1 c' est c' est étonnant + tu as fait ça pendant combien de temps (Sports, 4)     V princ.  Q  2) Sa place en tête L2 combien coûtait la rose (Fleuriste, 45)  Q V princ.  Type et place du sujet  La clasification complète est la suivante : -sujet lexical antéposé (lex A) : L1 la pension mesure combien + (Parodie 3, 17)    suj. lex. antéposé  -sujet lexical postposé (lex P) : L2 combien coûtait la rose (Fleuriste, 45)                 suj. lex. postposé  -sujet pronominal antéposé (pro A) : L1 tu as fait ça pendant combien de temps (Sports, 4)    suj. pron. antéposé  -sujet pronominal postposé (pro P) : L1 bon à propos combien vous dois-je (Parodie 2, 29)          suj. pron. postposé  De plus, il y a des cas de double marquages. C’est-à-dire que la position du sujet est « marquée » deux fois, une fois par un pronom clitique et l’autre par un élément lexical.  31 On peut distinguer deux constructions : -double marquage antéposé où il y a un pronom antéposé et un sujet lexical soit postposé soit antéposé avec un efet de dislocation (DM A) : L3 combien c' est la bourse (Bele de Mai, 90) suj. pron. antéposé  suj. lex. postposé  L1 cete association ele existe depuis combien de temps (Sida, 2)     suj. lex. anté.  suj. pro antéposé  -double marquage avec un sujet lexical antéposé et un sujet pronominal postposé (lex AP) sans efet de dislocation, ce qui correspond à l’inversion complexe préconisée par la norme : L3 tout à fait mais combien de temps cete solidarité européene va-t-ele jouer (Miterand, 8)          suj. lex. antéposé          suj. pro. postposé  Présence de est-ce que Finalement, nous avons regardé la présence de est-ce que. Ici il s’agit simplement d’évaluer la fréquence de est-ce que par rapport aux autres variables des constructions interogatives.  32 Analyses et résultats  Constructions verbales de combien  Pour les constructions verbales de la particule interogative combien, nous avons analysé les fonctions, les verbes principaux, la présence d’une préposition ou d’un introducteur, et le membre nominal asocié à combien.  Fonctions de combien Sur un nombre total de 66 exemples d’interogations contenant combien, seulement 49 sont organisés autour d’un verbe constructeur, les autres sont des énoncés averbaux que nous survolerons à la fin de ce chapitre sous la rubrique « cas spéciaux ». Sur ces 49 exemples, 2 occurrences de combien présentent des fonctions exceptionneles : le premier est utilisé comme un pronom sujet, et le deuxième comme un complément du nom. L1 d’abord combien ont été exclues (Bayrou, 2, 20)      pron. suj.  L1 vous dites qu’il y a eu un glisement de combien à peu près (Continent, 5)      compl. du nom  Les 47 exemples restants sont répartis comme suit : Tableau 4 Fonctions de combien VQ VP1Q RT 22 7 18  Nous constatons que dans nos exemples combien est asocié la plupart du temps soit à une fonction de valence quantifiée soit à une fonction de rection temporele.  33 En regardant les types de verbes dans ces deux paradigmes nous voyons qu’en général ces deux paradigmes sont reliés grosso modo à deux types de verbes—les verbes de mesure pour VQ et les verbes d’existence pour RT. Tableau 5 Verbes dans les constructions de combien VQ VP1Q RT aler , atendre, augmenter, compter, coûter, devoir, durer, être, faire, mesurer, metre, paser, prendre, s’élever, se composer avoir, efectuer, il faut, il y a, paser, il reste commencer, découvrir, dire, s’engager, être là, être marié, exister, faire, habiter, jouer, rester, travailer, vivre  Types de verbes dans la valence quantifiée Il est apparent que leur valeur sémantique suggère une notion intrinsèque de mesurer quelque chose, ce qui est évident pour les verbes compter, mesurer, coûter, attendre, durer et ainsi de suite. Les autres verbes comme prendre et metre ont aussi une qualité de mesure dans leurs emplois reliés aux mesures de temps. Les verbes aller et faire deviennent aussi des verbes de mesure quand on y ajoute des prépositions ou des introducteurs comme c’est le cas ici. Ex. L1 + ça peut aler jusqu' à combien + (Construction, 13) Dans l’exemple précédent, on parle du nombre de chantiers qu’un superviseur est capable de surveiler. Tandis que dans l’exemple suivant, on emploie le verbe faire comme une substitution du verbe égaler ou mesurer. Ex. L1 ça fait combien la pension exactement  L2 200 mètres. (Parodie 2, 23)  Par aileurs, nous voyons que le verbe être devient un verbe de mesure quand on l’emploie pour exprimer le coût ou pour exprimer le nombre de personnes présentes.  34 Ex. L3 combien c'est la bourse (Bele de Mai, 90) L1 et vous êtes combien de personnes dans ces séminaires (Cathy, 8)  Types de verbes dans la rection temporele Quand nous regroupons les verbes qui se trouvent dans la RT, il est apparent que ces verbes sont reliés sémantiquement à l’existence. Dans cete catégorie, nous avons des verbes tels que rester, être là, être marié, exister, vivre, habiter et ainsi de suite. Évidement exister, vivre et habiter évoquent instament l’idée d’exister. Regardons donc les autres verbes dans cete catégorie. Ex. L2 mais tu es resté(e) combien de temps là-bas + (Boulots d' été, 19) L1 il y en a qui sont là depuis combien de temps + (France Plus, 13) L1 ça fait combien de temps que tu es + mariée (France Plus, 8)  Dans ces cas ci-desus nous constatons que l’on a afaire aux verbes qui servent à décrire un état d’existence dans lequel se trouve leur sujet. On applique une analyse similaire aux autres verbes présentant une RT, tels que travailer et jouer. Ex. L1 m + et ça fait combien de temps que tu travailes là (Algues, 5) L3 tout à fait mais combien de temps cete solidarité européenne va-t-ele jouer (Miterand, 8)  Nous voyons qu’à la base, les verbes dans ces constructions sont très reliés à l’existence si on les interprète dans le même sens que les verbes être ou exister. Si nous les regardons de cete façon, ce qui semble significatif dans l’ensemble de ces constructions c’est l’insistance sur la durée et non pas sur l’action du verbe.  Types de verbes dans les constructions VP1Q Nous trouvons les verbes suivants : avoir, efectuer, passer, ainsi que il y a, il faut et il reste. Contrairement aux verbes dans les fonctions VQ et RT, les verbes dans la catégorie VP1Q n’ont pas vraiment de caractéristique sémantique commune. Il s’agit de  35 divers verbes transitifs (ou intransitifs impersonnels) dont l’objet se trouve quantifié. Par exemple, il existe deux emplois bien distincts du verbe rester (VP1Q, RT) et passer (VQ, VP1Q). Ex. le sang qui reste dans le creux de l' aiguile c'est-à-dire je sais pas combien il peut en rester mais quelques gouttes + ça suffit (Sida, 32) VP1Q : il reste quelque chose quelque part (v. intransitif impersonnel : « il y a un reste »)  Ex. L2 tu y es resté combien de temps + (Boulots d' été, 19) RT : quelqu’un reste quelque part (v. intransitif : «paser du temps »)  Ex. vous devez en passer euh combien par: je sais pas moi par heure [des publicités] (Sida, 97) VP1Q : quelqu’un passe quelque chose (v. transitif : « projeter, montrer »)  L4 vous avez vu combien co= combien combien combien ça passe là [la drogue à la douane] (Bele de Mai, 143) VQ : quelque chose passe [beaucoup] (v. intransitif « transiter »)  Prépositions et introducteurs dans les constructions de combien Sur nos 66 occurrences de combien, il y en a 16 qui présentent une préposition ou un introducteur. Tableau 6 Prépositions et introducteurs dans les constructions de combien à de depuis entre pendant jusqu'à à partir de il y a ça fait total 1 2 2 1 3 2 1 1 3 16  Bien qu’il y ait une fréquence très base ici, nous voyons que les constructions ça fait, et pendant apparaisent le plus fréquement. Dans les deux cas, ce sont des constructions où l’élément combien fait partie de la fonction RT. Ex. L1 tu as fait ça pendant combien de temps + (Sports, 4) L1 m + et ça fait combien de temps que tu travailes là (Algues, 5)  Il est intéresant de noter que les constructions les plus rencontrées (ça fait, pendant, depuis, jusqu’à) expriment toutes la durée et que le membre nominal quantifié par  36 combien est toujours (de) temps. Ensuite, nous remarquons que les prépositions et les introducteurs apparaisent principalement dans les constructions qui ont la fonction de RT et la répartition est ainsi : Tableau 7 Relation des fonctions, prépositions et introducteurs avec combien RT 9 occurrences sur 18 il y a, depuis, pendant, jusqu’à, ça fait, à partir de VQ 4 occurrences sur 22 à, de, jusqu’à sans verbe 2 entre, à partir « N de tant » 1 de  Nous voyons que dans ces quatre clases, les prépositions et les introducteurs sont plus fréquents et plus variés dans la fonction RT. D’aileurs, les 4 occurrences dans la catégorie VQ sont reliées à des verbes qui se trouvent normalement avec des prépositions— aller (jusqu’à), augmenter (de), s’élever (à), se composer (de). Cela n’est pas le cas avec les prépositions et les introducteurs des constructions liées à la RT, ce qui n’est pas étonnant étant donné que les éléments dans la rection ne sont pas si étroitement liés au verbe. Une autre caractéristique des prépositions et des introducteurs est qu’ils sont asociés presque uniquement à l’interogation directe. Il n’y a que 2 occurrences de préposition dans les constructions indirectes. Ex. L1 alors vous + vous pouvez nous dire à combien s'est élevé le montant de cete + hyper surface (Continent, 4) L1 … + euh tu peux me dire: pendant combien de temps tu as travailé + (Khamel, 7)  Combien de N Nous nous intéresons ici au membre nominal (MN) quantifié par combien. Ex. L2 et combien de services par jour vous avez (Métiers 1, 4) L1 et combien de temps peut durer une partie (Jeux, 9)   37 Sur nos 66 exemples où figure combien, il y en a 42 qui contiennent des MN quantifiés par combien, soit directement exprimés, soit à déduire du contexte. Les 24 exemples où combien apparaît seul correspondent à son fonctionnement quasi-pronominal, toujours en VQ, où l’idée de mesure suffit et où on n’a pas besoin de spécifier ce qui est mesuré. Par exemple : Combien c’est, la bourse (de francs ? d’euros ? d’argent ? de sous ?) Peux-tu m’expliquer qui c’est qui a marqué combien on a gagné (la marque finale ? 3 à 0 ? )  Sur les 42 exemples de combien de N, le substantif quantifié est 21 fois temps, de loin le plus fréquent. De plus, si on regroupe tous ces MN à partir des qualités sémantiques, il est intéresant de voir que dans plus de deux tiers des exemples combien quantifie des MN temporels. Tableau 8 Substantifs quantifiés de combien temps personnes choses total 29 5 8 42 de temps, d’années de jours, d’heures, de fois de personnes, de maquisards, d’enfants, de troupes de services, de briques, d’étages, pubs, chantiers, sang, accidents, pays   Constructions de l’interogation avec combien  Pour les constructions de l’interogation avec combien, nous avons analysé les formes d’interogation, la place de la particule, la présence de est-ce que, et le type et la place du sujet.     38 Formes d’interogation  La répartition des formes interogatives dans lesqueles figure combien est la suivante3 : Tableau 9 Formes d'interogation de combien interogation directe interogation indirecte total 38 11 49  Les exemples d’interogation indirecte sont répartis plus ou moins également à travers les fonctions, VQP1 (3), VQ (5) et Rection (3). De même, les caractéristiques sémantiques des verbes qui construisent le syntagme en combien sont variées. Quant aux verbes introducteurs, il y a une répartition égale entre les verbes savoir, dire, et voir, et une seule occurrence d’expliquer. Ex. L1 peux-tu /rentrer, entrer/ dans les détails m' expliquer euh euh m + qui c' est qui a marqué + combien on a gagné (Khamel, 5)   Place de la particule interogative   Pour la place de la particule interogative dans les questions indirectes, ele se trouve exclusivement en tête, c’est-à-dire antéposée au verbe principal, ce qui est la norme gramaticale. Ex. L1 alors vous + vous pouvez nous dire à combien s' est élevé le montant de cete + hyper surface (Continent, 4)  Toutefois il y a un exemple dans notre corpus où la particule interogative est postposée au verbe principal, mais cete fois-ci la particule ne fait pas partie de la complémentation verbale. Ex. L1 vous dites que il y a eu un glisement de combien à peu près (Continent, 5)                                                 3 Nous nous basons sur les 49 exemples de véritables interogations ; les 17 exemples restants constituent les cas particuliers étudiés à la fin du chapitre.  39 En fait dans ce cas-ci, la particule combien fait partie de la valence nominale. C’est-à-dire qu’ele complète le nom glisement, qui fait partie de l’objet direct.  Dans l’interogation directe, il y a deux possibilités : Sa place normale (in situ) : Ex. L1 c' est c' est étonnant + tu as fait ça pendant combien de temps (Sports, 4)      V princ.   Q  Sa place en tête : L2 combien coûtait la rose (Fleuriste, 45)      Q    V princ.   Tableau 10 Place de la particule interogative combien  en tête (QVS,QSV) in situ (SVQ) total (en tête+in situ) directe 15 23 38 indirecte 10 1 11  Dans l’interogation directe, nous voyons que la particule combien favorise une construction où ele apparaît à sa place normale. En fait, cela est le cas 60% du temps. On a atesté une fréquence élevée de combien à sa place normale dans d’autres corpus. Tableau 11 Place de la particule interogative combien dans les autres études COMBIEN en tête (QVS,QSV) in situ (SVQ) total (en tête+in situ) Myers 2007 3 3 6 Quilard 2000 12 38  50  Söll 1983 17 27 44 Ashby 1977 0 2 2 Behnstedt 1973 255 445 700 Pohl 1965 1 1 2 Gougenheim et al.1964 17 24 41  Quand nous comparons nos résultats aux autres études, nous voyons que les  40 autres chercheurs ont obtenu à peu prés les mêmes résultats. Quilard (2000) Söll (1983), Behnstedt (1973), et Gougenheim et al. (1964) ont vu un taux de pour la particule combien en position SVQ. Par contre, les autres études dans lesqueles la particule n’a pas de tendance vers soit SVQ soit QVS ou QSV ont moins de 10 exemples au total, donc eles ne semblent pas signifiantes. Il semble que cete particule ait une tendance à se trouver dans la construction SVQ, une observation avec laquele Coveney (2002) est d’acord.  Présence de est-ce que Il est intéresant de noter que nous n’avons trouvé aucun exemple d’interogation en ‘combien est-ce que’ dans nos 66 exemples. Ceci pose un problème important : cete absence est-ele due à un hasard de l’échantilonnage du corpus ou révèle-t-ele une tendance pertinente de l’interogation en combien ? Il faut ajouter que est-ce que est présent dans notre corpus avec d’autres particules interogatives, et avec une fréquence plus élevée. Tableau 12 Présence de est-ce que dans les autres études de combien COMBIEN avec est-ce que sans est-ce que total Myers 2007 0 6 6 Quilard 2000 0 50 50 Söll 1983 1 44 45 Ashby 1977 0 2 2 Behnstedt 1973 8 700 708 Pohl 1965 4 2 6 Gougenheim et al. 1964 0 41 41  Quand nous comparons nos résultas de la présence de est-ce que aux résultats des autres études, nous constatons que nos observations semblent typiques. En fait, la présence de est-ce que est rare. Les résultats de Pohl (1965) montrent un taux élevé toutefois, mais à  41 partir de si peu d’exemples qu’ils ne sont pas significatifs.  Type et place du sujet dans les constructions de combien  Tableau 13 Type et place du sujet dans les constructions de combien lex A pro A dm A lex AP lex P pro P total 4 28 5 1 5 4 474  Avec ce tableau, nous voyons que les sujets dans ces exemples sont majoritairement pronominaux et antéposés (en gros, 1 postposition pour 4 antépositions). Cete haute fréquence de l’antéposition semble normale étant donné l’usage répandu de combien « in situ » et donc de la structure syntaxique SV(O).  La construction avec inversion a été employée 10 fois : 9 inversions simples et 1 inversion complexe. À partir de ces quelques exemples, il semble que l’inversion simple du pronom soit encore plus rare que l’inversion lexicale. Tableau 14 Place du sujet dans les autres études de combien COMBIEN antéposé postposé total Myers 2007 5 1 6 Quilard 2000 49 1 50 Söll 1983 37 8 45 Ashby 1977 2 0 2 Behnstedt 1973 569 139 708 Pohl 1965 5 1 6 Gougenheim et al. 1964 40 1 41  En regardant les résultats des autres études, nous voyons que le sujet a une tendance très forte de se trouver antéposé au verbe principal. Curieusement, le taux de postposition varie de 1 pour 5 pour les études de Myers (2007), Söll (1983), Behnstedt (1973) et Pohl (1965) à 1 pour 45 pour les études de Quilard (2000) et Gougenheim et al. (1964). Les                                                 4 Pour l’étude des sujets, nous devons partir de nos 49 exemples contenant un verbe, auxquels nous retranchons l’exemple de rection nominale et l’exemple de combien pronom sujet.  42 diférences sont certainement imputables à des diférences de niveau de langue entre les corpus. Cas particuliers de combien  En ce qui concerne les exemples avec la particule combien, il y a quelques cas particuliers—les constructions en je (ne) sais pas… et les constructions averbales.  Constructions en je (ne) sais pas Nous avons relevé 7 constructions avec la tournure je (ne) sais pas. Avant de les analyser nous pensions traiter la particule combien dans cete tournure comme étant équivalent à l’expresion à tel point, avec une valeur plutôt exclamative. Ex. Je ne sais pas combien c’est important = Je ne sais pas à quel point c’est important  Toutefois, après une observation plus atentive, nous avons remarqué que la construction je (ne) sais pas combien a perdu sa valeur interogative ou exclamative et qu’ele agit de la même façon qu’un quantifieur. C’est-à-dire que dans tous nos exemples je ne sais pas combien a la valeur de « une quantité considérable de ». Quand le MN qu’il quantifie est en position P1, il peut être pronominalisé par « en », comme nous l’avons vu avec la valence VP1Q. Ex. L1 pétard + faut dire: + chaque hiver nous on en connaît + je sais pas combien + [des acidents] (Sports, 13)                    EN          quantifieur    il y a eu je ne sais pas combien de maquisards qui ont été tués (Guere, 8) il y en a eu je ne sais pas combien.    EN     quantifieur  C’est un phénomène de « gramaticalisation» de la tournure déjà bien avancée car nous avons un exemple où l’expresion de quantité apparaît seule, avec une valeur de numéral  43 indéfini. L1 c’était en dix-huit cent je sais pas combien (Mer, 12) = en 1800 et quelque chose.  Cas sans verbe Dans les constructions averbales, combien apparaît tout seul 7 fois sur 10. C’est-à-dire que ce qu’il quantifie (le MN) est soit supprimé soit mentionné avant, ce qui peut expliquer le fait que ces constructions averbales tendent à être courtes, formant une sorte de question écho. Ex. [On commence à quel salaire… j’en sais rien] (contexte) L2 mais à peu près entre combien et combien (Bele de Mai, 94)  [Combien de temps cete solidarité va-t-ele jouer…] (contexte) L3 combien de temps (Miterand, 8)   Constructions verbales de comment  Pour les constructions verbales de la particule interogative comment, nous avons analysé les fonctions et les verbes principaux.  Fonctions de comment Tableau 15 Fonctions de comment VM RM sans verbe divers total 78 112 215  12  224   En ce qui concerne les fonctions de comment, on voit que la RM se présente le plus souvent, mais la fréquence de la VM est asez élevée aussi. Néanmoins, en regardant                                                 5 Ici, on inclut les exemples de pseudo in situ où l’on déduit ou reconstruit le verbe.  44 ces structures de plus près, nous n’avons pas observé de liens significatifs qui puisent expliquer la prédominance d’une fonction sur l’autre.   Types de verbes dans la rection de manière Tableau 16 Verbes (RM) dans les constructions de comment RM aler, apprendre (3), ariver à faire, augmenter, avoir, calmer, commencer, comprendre (2), continuer, débaraser, dégénérer, devenir (2), dire, échapper, écrire, entrer, établir, être (6), être distribué, être organisé, expliquer (4), faire (6), faire paser (3), faire tenir, fonctionner (4), gouverner, imaginer,juger, lire, marcher, metre (5), naître, organiser, parler, partir, placer, pouvoir afirmer (2), pouvoir aimer, pouvoir avoir, pouvoir concilier (2) pouvoir définir, pouvoir dire, pouvoir identifier, pouvoir opposer, pouvoir refiler, pouvoir séparer, pouvoir s’organiser, pouvoir trouver, pouvoir utiliser, prendre, préparer, présenter, procéder (3), prononcer, réagir, rembourser (2), rendre, resentir, retrouver, s’apprendre, s’aranger, se choisir, se comporter, se dérouler, se manifester, se présenter, se situer, se terminer, s’habiler, tester, travailer (2), trouver (2), venir (3), vivre (2)  Quand on voit le nombre de verbes diférents dans la RM, la diversité est évidente. Il est donc dificile de faire des généralisations sur ce qui rend un verbe sémantiquement particulier à cete catégorie. Nous ne pouvons offrir ici que quelques observations sur la construction de pouvoir + infinitif. Il est intéresant de noter que cete structure est présente dans à peu près 25% des exemples de la RM. Ex. L1 comment est-ce que vous pouvez l' affirmer (Continent, 10) L4 comment pouvez-vous concilier votre libéralisme (Bayrou 1, 18)   Types de verbes dans la valence de manière Tableau 17 Verbes (VM) dans les constructions de comment VM Aler (3), être (9), faire (21), faloir faire, finir, rencontrer, rincer, s’appeler (5), se baser (2), se comporter, se faire (4), se faire que, se paser (17), se présenter, se sentir, trouver (3), voir (2)     45 Pour les verbes de la VM, nous voyons beaucoup moins de diversité dans le sens que pour nos 78 exemples, il n’y a que 19 verbes diférents. Nous avons également remarqué que les verbes faire, avec 21 occurrences, et se passer, avec 18 occurrences, dominent cete catégorie. Ex. L4 comment ils ont fait en Alemagne  (Bele de Mai, 157) L1 comment ça se passe  (Métiers 1, 21)  Un autre point intéresant à noter est que les formes pronominales y sont plus fréquentes et qu’eles appartiennent à la catégorie des verbes pronominaux subjectifs, c’est-à-dire ceux qui impliquent une certaine pasivité de l’agent (ex. : s’appeler) ou que l’agent est peu concerné par l’action. Ex. Comment ça se fait  En somme, bien qu’il semble dificile de prononcer des conclusions par rapport aux traits sémantiques particuliers aux catégories RM et VM, on peut dire que certains verbes ou constructions favorisent l’une ou l’autre : les verbes faire, se passer et les verbes peu agentifs sont asociés à la VM tandis que la construction pouvoir +infinitif, une construction très agentive, est asociée à la RM. À part ces cas, les autres éléments analysés ne présentent pas de liens évidents par rapport aux catégories RM et VM et peuvent prendre les deux. Constructions de l’interogation avec comment  Pour les constructions de l’interogation avec comment, nous avons analysé les formes d’interogation, la place de la particule, la présence de est-ce que, et le type et la place du sujet.   46 Formes d’interogation Tableau 18 Formes d'interogation de comment interogation directe interogation indirecte total 161 63 224  Quand on regarde les fréquences des formes interogatives de la particule comment, on constate que bien qu’ele se trouve la plupart du temps dans une construction directe, ele apparaît à peu près 40% du temps dans une construction indirecte, ce qui semble soit une coïncidence soit une indication d’une flexibilité significative. Quand nous avons regardé les contextes asociés aux deux formes, nous avons observé qu’on favorise le verbe savoir (14 ocurrences) et aussi le verbe voir (10 occurrences) comme verbes introducteurs dans les constructions indirectes. En outre, pour le verbe savoir, il se trouve très fréquement à la forme négative.  Place de la particule interogative Tableau 19 Place de la particule interogative dans les constructions de comment  en tête (QVS,QSV) in situ (SVQ) total (en tête+in situ)6 directe 112  30 142 indirecte 59 17 60  Ici, on voit que la particule comment se trouve principalement dans la position antérieure au verbe principal, c’est-à-dire en position QSV ou QVS. Ex. L2 et comment on t' a appris  (Fleuriste, 7)       Q    S    V L1 et comment établit-on cete note  (Jeux, 4)        Q   V    S  Cete tendance pour la particule d’être antéposée au verbe principal continue même                                                 6 Ces chifres excluent les cas (2) où la particule aparaît seule ou sans verbe. 7 Dans ce cas particulier, le locuteur reformule sa question indirecte d’une façon directe.  47 quand on met de côté les cas où la particule se trouve dans les constructions avec est-ce que (13) de même que les constructions indirectes (59), qui sont des constructions où la particule se trouve obligatoirement en tête à cause des contraintes syntaxiques. Les constructions SVQ ou in situ, quoiqu’eles apparaisent moins fréquement que les constructions QSV et QVS, apparaisent quand même un tiers du temps (30/99) quand on enlève les exemples indirects et les exemples avec est-ce que du total des exemples en tête. Comparons nos résultats à ceux des autres études. Tableau 20 Place de la particule interogative comment dans les autres études    En général, les données des autres études indiquent une tendance à trouver la particule en tête, c’est-à-dire, en position QVS ou QSV. Seule l’étude d’Ashby (1977) offre des contre résultats avec une tendance vers la position in situ ou SVQ. Toutefois, comme cete étude a très peu d’exemples, on ne peut pas dire que ces résultats soient significatifs. Par aileurs, il est intéresant de noter qu’il existe des variations considérables dans la distribution. Dans la plupart des études, il semble qu’il y ait relativement très peu d’exemples de la particule en position in situ ou SVQ, ce qui ne reflète pas nos observations. Seule l’étude de Quilard (2000) a une distribution COMENT en tête (QVS,QSV) in situ (SVQ) total (en tête+in situ) Myers 2007 31 2 33 Quilard 2000 75 21  96  Söll 1983 125 4 129 Ashby 1977 6 12 18 Behnstedt 1973 1268 105 1373 Pohl 1965 7 0 7 Gougenheim et al.1964 14 4 18  48 semblable à la nôtre. Ces variations pourraient être le résultat de facteurs extralinguistiques.  Présence de est-ce que Nous avons relevé 13 occurrences de est-ce que dans nos exemples. Ex. L1 comment est-ce que vous pouvez l' affirmer  (Continent, 10)    Q      E S   V L1 comment est-ce que vous procédez…  (Sida, 99)   Q   E   S V L1 comment est-ce qu' il se base pour le scénario  (Jeux, 7) Q   E  S   V  Quand nous avons regardé leur distribution, nous avons remarqué que les occurrences de est-ce que se concentrent dans quelques corpus particuliers : un corpus en a 5, un autre en a 3 et deux autres en ont 2 chacun. En outre, quand on regarde de plus près, on voit que l’utilisation de est-ce que semble idiolectale puisque dans le corpus qui a 5 occurrences, il s’agit du même locuteur.  Tous les exemples ont la même position du sujet— antéposé au verbe principal, le même type de construction— direct, et le même type de sujet— pronominal (dont deux avec double-marquage). Cependant, les contraintes gramaticales et normatives rendent la position du sujet et le type de construction peu pertinents, puisque est-ce que est normalement incompatible avec l’interogation indirecte et la postposition du sujet. Toutefois, le type du sujet peut être signifiant, surtout quand on l’asocie à un niveau de langue plus relâché. Dans les exemples avec double marquage, la position de l’élément lexical en dehors du segment comment est-ce que semble suggérer une dificulté à insérer un SN lexical dans ces structures : L1 c’est-à-dire l’argent comment est-ce qu’il vous vient quoi (Sida, 99)  49  Il semble donc que est-ce que ait une tendance à se trouver plus fréquement dans les constructions où l’on emploie des sujets pronominaux ou bien avec un niveau de langue familier. Et globalement, est-ce que se trouve relativement rarement en cooccurrence avec la particule comment. Comparons nos résultats avec les résultats des études précédentes. Tableau 21 Présence de est-ce que dans les autres études de comment COMENT avec est-ce que sans est-ce que total Myers 2007 2 33 35 Quilard 2000 0 96  96  Söll 1983 7 129 136 Ashby 1977 4 18 22 Behnstedt 1973 65 1373 1438 Pohl 1965 6 7 13 Gougenheim et al. 1964 0 18 18  Nous voyons que les nôtres semblent typiques. Seule l’étude de Pohl (1965) montre un taux de est-ce que élevé, mais comme il a très peu d’exemples, ce taux élevé ne semble pas juste. Les études qui sont basées sur les corpus les plus grands, les études de Quilard (2000), Söll (1983) et Behnstedt (1973) montrent clairement que la particule comment se trouve rarement avec est-ce que. Il est intéresant de voir que Quilard n’a pas trouvé une seule occurrence parmi ses 96 exemples. Donc il semble qu’en général, comment et est-ce que se trouvent peu souvent ensemble.       50 Type et place du sujet dans les constructions de comment Tableau 22 Type et place du sujet dans les constructions de comment pro A pro A DM lex A lex P invers. compl. pro P sans suj. (+infinitif) sans suj. sans verbe total 117 18 11 11 2 25 18 22 224  Nos statistiques indiquent que le sujet a une forte tendance à être pronominal et antéposé au verbe principal. Ex. L3 comment on va te rembourser les médicaments (Bele de Mai, 81)   pro A L1 comment tu t' es retrouvé à Hyères (Armée, 1)          pro A L2 comment ça se passe enfin (Métiers 1, 21)          pro A  Les sujets restent principalement pronominaux et antéposés même quand on élimine les exemples qui comprennent est-ce que, une construction qui exige que le sujet se trouve en tête. On obtient 122 exemples où un sujet pronominal se trouve antéposé au verbe principal sur 171, soit 71% des interogations directes sans est-ce que. Ensuite, la deuxième catégorie en importance est cele des sujets pronominaux et postposés au verbe principal. Il y en a 25 du type suivant : L2 comment as-tu trouvé le contact avec les gens  (Madagascar, 3) L1 comment préparez-vous le spectacle  (Métiers 1, 2)  Pour les sujets lexicaux, ils se trouvent également en position antérieure et postérieure au verbe principal. Par exemple : L2 et comment le tournage se passe au cinéma  (Métiers 1, 21)     lex A L2 comment s'est passé ton apprentisage du français  (Portugais, 1)     lex P   51 Tableau 23 Place du sujet dans les autres études de comment COMENT antéposé postposé total Myers 2007 33 2 35 Quilard 2000 82  14 96  Söll 1983 60 76 136 Ashby 1977 16 6 22 Behnstedt 1973 536 902 1438 Pohl 1965 7 6 13 Gougenheim et al. 1964 16 2 18  Nous remarquons beaucoup de variation. Les études de Myers (2007), Quilard (2000), Ashby (1977) et Gougenheim et al. (1964) soutiennent de très près nos résultats avec une fréquence clairement élevée de sujets en position antéposée au verbe principal. Toutefois, il est très intéresant de voir que les études de Söll (1983) et de Behnstedt (1973) montrent des résultats diférents où le sujet montre une tendance très forte à se trouver en position postposée. Pour l’explication de cete distribution, il faut peut-être regarder leurs corpus de plus près. Mais de toute façon, comme ces études ont relativement beaucoup d’exemples, cela peut suggérer soit que pour le sujet dans les constructions avec comment, il n’y a pas vraiment de préférence quant à sa position par rapport au verbe principal, soit qu’il existe des éléments extralinguistiques qui ont beaucoup d’influence sur les choix des locuteurs.   Cas particuliers de comment  Pour les cas particuliers de la particule interogative comment, nous avons analysé les mises à l’écart, les cas sans verbe, les constructions infinitives, et les constructions avec comment que.  52  Mises à l’écart  Il faut d’abord noter que dans notre analyse de comment nous avons mis à l’écart beaucoup de constructions métalinguistiques. En fait, le total de ces omisions est environ d’une centaine. Pour la plupart, ces constructions se composent principalement d’autocorrections et de formules d’articulation où l’on voit une concentration des verbes s’appeler et dire. Par exemple : L2 il avait aussi tué des comment on les appele + les tziganes (Bele de Mai, 170) L2 comment je pourrais dire ? c'est comme une caise mais c'était + fait dans le mur (Lesif, 2)  Dans la première phrase ci-desus, on voit que le locuteur emploie comment de cete manière parce qu’il cherche du vocabulaire tandis que dans la deuxième phrase, il cherche non pas du vocabulaire mais plutôt une façon de mieux s’exprimer afin que son interlocuteur puise mieux le comprendre. Toutefois, ce que ces deux types d’emploi de comment ont en commun c’est que dans les deux cas le locuteur l’utilise pour garder ouverte la chaîne de communication pendant qu’il réfléchit au mesage qu’il transmet. Nous avons choisi de ne pas intégrer ces exemples à notre étude de l’interogation en comment car, étant toutes du même type, eles auraient faussé nos statistiques sur les types de verbe et de sujet.  Cas sans verbe Au total, nous avons relevé 22 exemples sans verbe principal et nous les avons clasés selon les deux catégories suivantes : comment seul, et comment + le N (substantif).  53 La catégorie comment seul présente le plus d’occurrences, avec 13 cas du type suivant : Ex. L1 ben… comment (Marais-Pivot, 21)  Nous avons observé également des exemples où le locuteur emploie comment tout seul mais avec une question aileurs dans le discours, très souvent juste après. Il faut noter que dans ce cas, le comment est totalement indépendant de la construction suivante qui doit être interprétée comme une interogation totale. Cete construction comment + interogation totale présente une intonation bien reconnaisable et asociée à une atitude d’indignation. Eles sont souvent introduites par le verbe dire (5 exemples) : L1 il dit : comment ? toi tu gagnes ça nous on gagne ça (Bele de Mai, 52) L2 eh non. Comment ? toi tu travailes… (Bele de Mai, 79)  Ensuite, l’autre cas où comment se trouve dans une construction averbale est celui où il se combine avec un substantif, comment + N. Ex. L4 comment une conclusion (Bele de Mai, 178) L4 comment plus de droits (Bele de Mai, 2) L2 et comment ça (Boulots d' été, 3)  Ici, il faut mentionner que la moitié des exemples de comment + N se trouvent dans le même corpus et de plus chez le même locuteur, ce qui suggère que cete structure n’est peut-être pas vraiment courante.  Constructions infinitives Avec la particule comment, nous avons remarqué une fréquence asez élevée de constructions infinitives. En fait, nous en avons trouvé 18. Par exemple : L1 m alors comment faire  (Bare, 23) L2 comment faire les deux en même temps (Delors, 11)  Quant aux éléments asociés à ce type de construction, nous avons observé un lien asez  54 fort au niveau du verbe principal. Nous avons noté que plus de la moitié des constructions infinitives sont liées au verbe principal faire. Cete construction se trouve dans plusieurs corpus et ne se limite pas à des locuteurs particuliers, ce qui peut suggérer qu’il existe un rapport intéresant entre le verbe faire et les constructions infinitives avec la particule comment.   Constructions avec comment que Finalement, nous avons noté une construction intéresante : l’expresion comment que en interogation indirecte. Ele est à rapprocher de la forme inexistante dans le corpus savoir comment + est-ce que + SV : Ex. L1 je sais pas comment que ça s'apprend le métier  (Fleuriste, 55) L1 et les liliums vous savez comment que c'est c'est une fleur qui a cinq pétales comme une étoile de mer (Fleuriste, 46)  C’est une structure très familière, voire populaire, que nous avons observée deux fois au total. En plus, les deux occurrences se trouvent chez le même locuteur. Cela fait donc peut-être partie de son idiolecte, ce qui nous empêche de donner plus que de simples observations sur ce point.  Constructions verbales de où  Pour les constructions verbales de la particule interogative où, nous avons analysé les fonctions, les verbes principaux, et la présence d’une préposition ou d’un introducteur.    55 Fonctions de où  Tableau 24 Fonctions de où VL RL total 20 9 29 (+1 sans verbe)     Selon la clasification de nos exemples, nous constatons que la fonction de où a tendance à faire partie de la valence la plupart du temps. D’aileurs, quand on regarde de près les types de verbes asociés à la valence locative, il semble y avoir des caractéristiques en commun.  Types de verbes Tableau 25 Verbes dans les constructions de où VL RL habiter, être (5), partir (2), venir (2), aler (7), se situer (2), se trouver prendre, monter, naître (2), entendre (2), trouver, tuer, travailer     En commençant par les verbes qui font partie de la VL, on peut dire que les verbes être, se situer, ainsi que se trouver se regroupent sémantiquement autour de la qualité de l’existence. Regardons les exemples suivants : L1 politiquement où est-ce que vous êtes (Chevènement, 11) L4 et où se situe Continent par rapport à ce problème  (Continent, 43) L1 où se trouvait euh Continent …et où est Continent  (Continent, 20)   Nous voyons que dans tous les cas, il n’est jamais question d’une localisation physique et qu’il serait très facile d’échanger les verbes. En outre, nous voyons à partir du deuxième et troisième exemple ci-desus que les locuteurs l’ont fait eux-mêmes dans le corpus Continent, un enregistrement dans lequel les locuteurs s’interogent sur les prix de Continent (une grande surface en France) par rapport aux autres magasins.    On pourrait dire que le verbe habiter partage un trait d’existence aussi.  56 Ex. L4 …où il habite Moussa   (Bele de Mai, 119) Dans ce cas-ci, le locuteur veut savoir où Moussa habite en général, les conditions, le quartier, etc. et non pas la structure spécifique. Par exemple, on ne veut pas savoir s’il habite dans une maison, un appartement, ou une boîte en carton.    Pasons aux verbes de mouvement aller, partir, et venir. À la limite, on pourait dire que ces verbes contiennent aussi une qualité d’existence si on les asocie à une « déclaration» d’exister aileurs, de ne plus exister ici, et d’exister ici respectivement. Comme nous l’avons vu plus haut, la valence locative précise l’origine ou la destination du mouvement.    L2 …où c'est qu'il est parti  (Bele de Mai, 61)    L2 vous êtes allés où  (Boulots d' été, 5)    L5 …tu viens d'où  (Bele de Mai, 18)     Finalement, la dernière chose que nous avons remarquée est une fréquence élevée du verbe aller avec la particule où. De tous nos exemples qui font partie de la VL, le verbe aller se trouve dans 7 sur 20.  En continuant avec les verbes qui font partie de la RL, nous constatons qu’il est dificile de trouver des liens sémantiques entre eux. En fait, les natures sémantiques de prendre, monter, naître, entendre, trouver, tuer, et travailer semblent très variées. D’aileurs, quant à la fréquence, il n’y a aucun verbe dans cete catégorie qui se démarque des autres. C’est-à-dire que tous les verbes dans cete catégorie ont des occurrences plus ou moins égales dans le sens qu’ils n’apparaisent qu’une ou deux fois chacun.  Prépositions et introducteurs    Sur nos 30 occurrences de où, il n’y en a que quatre avec préposition. En plus, la préposition qu’on emploie est toujours la même—de, et presque toujours en fonction de  57 VL du verbe venir : Ex. L3 d' où est venue cete idée de construire un supermarché futuriste ? (Continent, 44)    Toutefois, il faut remarquer que sur les quatre exemples il y en a un qui est sans verbe. En fait, d’où y fonctionne comme un complément du nom. Ex. L2 algérienne d' où ?  (dans le contexte tu es algérienne… d’où ?) (Bele de Mai, 1)   Constructions de l’interogation avec où   Pour les constructions de l’interogation avec où, nous avons analysé les formes d’interogation, la place de la particule, la présence de est-ce que, et le type et la place du sujet.  Formes d’interogation    La répartition des formes interogatives dans lesqueles figure où est la suivante : Tableau 26 Formes d'interogation de où interogation directe interogation indirecte total 20 10 30  Le ratio de 2 interogations directes pour une indirecte est typique. En construction indirecte, tous nos exemples sauf un seul partagent la même fonction verbale—la fonction VL. Pour ce qui est des verbes introducteurs des constructions indirectes, il n’y a pas beaucoup de variation. Le verbe prédominant est le verbe savoir, qui apparaît dans plus de la moitié des cas. Ex. L2 je ne sais pas où vous m' avez entendu euh m' exprimer (Chevènement, 22)          V intro      58 Vient ensuite le verbe voir avec 3 occurrences:  Ex. L2 alors ben tu vois un petit peu déjà d’où ça part (Algérie, 93, 12)      V intro  Les autres verbes introducteurs qui figurent ici sont les verbes se demander, connaître, et situer, mais ils y figurent peu souvent.  Place de la particule interogative    La répartition de la place de la particule interogative est la suivante : Tableau 27 Place de la particule interogative où  en tête (QVS,QSV) in situ (SVQ) total (en tête+in situ) directe 9 11 20 indirecte 10 0 10     Comme on pouvait s’y atendre, la particule interogative suit la règle de la gramaire traditionnele pour le discours indirect dans la mesure où ele se trouve toujours en tête de la phrase régie par le verbe principal. Par contre, dans les constructions directes, on voit qu’il existe de la variation. Cependant, avant de regarder cete variation de plus près, nous devons préciser que nous avons 3 exemples construits avec est-ce que qui oblige syntaxiquement que la particule interogative se trouve antéposée au verbe principal, et 2 exemples sans verbe où la place de la particule n’est pas libre non plus. Sur 15 exemples où la variation est possible, la position in situ a été choisie 9 fois et la position en tête 6 fois, ce qui indique que dans les constructions directes avec où la particule semble favoriser marginalement la position in situ. Ex. L1 ah ouais moi aussi + c' est bizarre + tu as été où  (Boulots d' été, 1)                          S  V  Q  Nous n’avons pas vu de lien au niveau de la fonction du verbe principal ni au type de  59 verbe. Pourtant, nous avons constaté que la particule dans ces exemples coexiste avec un sujet qui est pronominal et antéposé au verbe principal (SVQ), ce qui peut coïncider avec un style ou type de discours plus relâché.    Ensuite, pour les exemples où la particule se trouve en tête (QSV/QVS) il n’existe pas de relation au niveau de la fonction verbale ni au type de verbe, comme c’était le cas dans les exemples d’in situ. Pour ce qui est du type et de la place de sujet, 4 des 6 exemples sont construits avec un sujet lexical postposé, ilustration d’un type de discours plus formel. Ex. L4 et où se situe Continent  (Continent, 43)    Il est intéresant de voir cete fréquence de sujets postposés en concordance avec une particule en tête, toutefois, comme il y a peu d’exemples ici, nous ne pouvons pas faire de généralisations. La répartition de la place de la particule interogative dans les autres études : Tableau 28 Place de la particule interogative où dans les autres études OÙ en tête (QVS,QSV) in situ (SVQ) total (en tête+in situ) Myers 2007 2 13 15 Quilard 2000 12 38 50 Söll 1983 36 6 42 Ashby 1977 0 2 2 Behnstedt 1973 366 107 473 Pohl 1965 19 0 19 Gougenheim et al.1964 30 2 32     Nous constatons beaucoup de variations. Notre observation d’une fréquence marginalement élevée de la particule en position normale (SVQ) est atestée aussi dans les études de Myers (2007), Quilard (2000) et Ashby (1977). Pourtant, come on voit une fréquence élevée de la particule en tête dans les études de de Söll (1983), Behnstedt  60 (1973), et Gougenheim et al. (1964), nous pouvons dire qu’il ne semble pas avoir de préférence quant à la position de cete particule par rapport au verbe principal.  Présence de est-ce que Est-ce que n’apparaît que 4 fois, 3 fois en construction directe et une fois en construction indirecte (sous la forme où c’est que). En regardant ces exemples de plus près, nous avons noté des liens au niveau du type de verbe et aussi au niveau du type de sujet. Ex. L1 et où est-ce que tu vas  (Algues, 2) L2 politiquement où est-ce que vous êtes…  (Chevènement, 11) L1 m + m + m + et + où est-ce que + tu es née  (Algues, 12) L1 je sais pas où c’est qu’il est parti  (Bele de Mai, 61)  Dans tous les cas ci-desus on voit que le verbe est intransitif. C’est-à-dire, d’après la clasification de la gramaire traditionnele, un verbe qui ne prend pas d’objet direct. Également, nous voyons que le sujet dans tous les cas est un sujet pronominal, ce qui peut signaler un style discursif plus informel.    Toutefois, comme nous n’avons que 4 exemples sur lesquels nous basons nos observations, nous ne pouvons pas faire de généralisations ici. En outre, 2 sur 4 de ces exemples proviennent du même discours et en plus du même locuteur. Quand nous comparons nos résultats (4 sur 30) à ceux des études précédentes, nous retrouvons les mêmes incohérences.      61 Tableau 29 Présence de est-ce que dans les autres études OÙ avec est-ce que sans est-ce que total Myers 2007 0 15 15 Quilard 2000 2 50 52 Söll 1983 11 42 53 Ashby 1977 1 2 3 Behnstedt 1973 93 473 566 Pohl 1965 11 19 30 Gougenheim et al. 1964 0 32 32     Dans plusieurs études, nous voyons qu’il y a une fréquence relativement base de est-ce que. Il est même absent des études de Myers (2007) et de Gougenheim et al. (1964). Toutefois, les études de Söll (1983), Behnstedt (1973) et de Pohl (1965) indiquent une présence importante. Nous n’avons pas d’explication pour ce phénomène, mais on peut suggérer qu’il soit dû aux facteurs extralinguistiques dans l’échantilonnage.  Type et place du sujet dans les constructions de où Tableau 30 Type et place du sujet dans les constructions de où pro A pro A DM lex P sans suj. total 19 3 6 2 30     D’abord, nous avons noté que le sujet a tendance à être pronominal et antéposé dans la plupart de nos exemples de où. En ce qui concerne les éléments asociés à l’occurrence des sujets pronominaux, nous avons trouvé deux liens intéresants. Premièrement, tous les sujets antéposés sont de type pronominal.  Ex. L1 et vous montez où: en général (Éditeur, 8) L5 ah bon tu as entendu ça où (Bele de Mai, 163)  Et ensuite, bien que nous n’ayons pas trouvé de lien avec le type de verbe, nous avons remarqué un phénomène particulier au verbe aller. Ex. L1 où tu vas  (Afrique, 1) L2 vous êtes allés où  (Boulots d' été, 5)  62  De nos 7 occurrences du verbe aller, 6 ont un sujet pronominal tandis que l’autre exemple n’a pas de sujet (verbe à l’infinitif). De plus, ces occurrences sont bien réparties dans des discours diférents. Par exemple: L1 où tu vas  (Afrique, 1) L1 et où est-ce que tu vas  (Algues, 2)     Pour les sujets lexicaux, nous avons constaté trois choses intéresantes. Premièrement, ils se trouvent tous seulement dans une position postposée au verbe principal. Autrement dit, dans les constructions avec où, il y a un lien exclusif avec les sujets lexicaux et l’inversion du sujet. Deuxièmement, tous les verbes ici sont du type intransitif—être, se situer, se trouver, venir. Et troisièmement, la fonction de où dans tous ces exemples est toujours VL. Ex. L1 alors + où est le choix pour le pour le demandeur (Continent, 34)               Q V lex P L4 et où se situe Continent (Continent, 43)      Q   V   lex P L3 d' où est venue cete idée… (Continent, 44)      Q    V    lex P  Il faut mentionner que 5 de nos 6 exemples viennent du même discours, mais de 3 locuteurs diférents. Cela peut suggérer que la nature du discours et les variables discursives comme l’économie, l’emphase, le style, etc. puisent avoir une influence très forte sur la nature du sujet ainsi que sur sa fréquence. Nous pouvons étendre cete observation à nos trois cas de double marquage. Dans tous les cas, le sujet pronominal se trouve avant le verbe tandis que le sujet lexical se trouve après le verbe. Ex. L3 où il habite Moussa (Bele de Mai, 119)         pro A      lex P   63 L1 tu as vu eh ben où ils le tuent le mouton les gens (Bele de Mai, 130)         pro A            lex P  Bien sûr, nous ne pouvons pas faire de généralisations ici, toutefois, il est intéresant de voir que les sujets se comportent de la même façon qu’on vient d’observer. La répartition de la place du sujet dans les autres études : Tableau 31 Place du sujet dans les autres études de où OÙ antéposé postposé total Myers 2007 14 1 15 Quilard 2000 42 10 52 Söll 1983 19 34 53 Ashby 1977 3 0 3 Behnstedt 1973 254 312 566 Pohl 1965 11 19 30 Gougenheim et al. 1964 31 1 32     Nous voyons qu’encore une fois, les résultats sont asez variés. Dans les études de Myers (2007), Quilard (2000), Ashby (1977) et Gougenheim et al. (1964), le sujet se trouve clairement antéposé au verbe principal, ce qui correspond à nos propres observations, tandis que dans les études de Söll (1983), Behnstedt (1973) et Pohl (1965), il se trouve majoritairement postposé. Cete observation nous indique que les facteurs responsables de cete variance doivent être encore extralinguistiques. Constructions verbales de pourquoi   Pour les constructions verbales de la particule interogative pourquoi, nous avons analysé les fonctions et les verbes principaux.  Fonctions de pourquoi En ce qui concerne les catégories de fonctions asociées à pourquoi dans nos exemples, contrairement aux autres particules interogatives dans cete étude, il n’y a  64 qu’une seule catégorie—la rection de cause. Sur un total de 137 exemples, nous avons relevé 95 exemples où pourquoi occupe cete fonction. Les 42 autres exemples sont des cas sans verbe.   Types de verbes dans la rection de cause  Tableau 32 Verbes dans les constructions de pourquoi  RC acepter, aimer, aler (2), aler voir, appeler (4), ariver (2), ariver (à dormir), atirer, avoir (5), cacher (2), changer, choisir (4), continuer, créer, croire, démarer, descendre, dire (9), énerver, entendre, esayer, être (8), être marqué, être publicisé, faire (7), faire confiance, faloir faire, injurier, jouer, laiser, mentir (4), metre (4), oublier, parler, penser, poser, pouvoir, pouvoir prendre, s’aimer, s’alier, se batre, se comporter, se décider, se dire, se laiser prendre, se séparer, tenter, terminer, tirer, vendre, venir (2), viser (3), vouloir (7), y avoir  Quant aux verbes qui font partie de la RC, nous nous rendons compte du fait qu’il existe plusieurs raisons pour lesqueles il est dificile de trouver des liens sémantiques particuliers à cete fonction. Premièrement, comme il n’y a qu’une seule fonction asociée à pourquoi, il est impossible de prétendre qu’un type ou des types de verbes sont propres à cete fonction plutôt qu’à une autre.  Constructions de l’interogation avec pourquoi   Pour les constructions de l’interogation avec pourquoi, nous avons analysé les formes d’interogation, la place de la particule, la présence de est-ce que, et le type et la place du sujet.    65 Formes d’interogation Tableau 33 Formes d'interogation de pourquoi interogation directe interogation indirecte total 94 43 137   La proportion de 1/3 d’indirects pour 2/3 de directes est légèrement plus élevée que pour les particules combien et comment. En ce qui concerne les verbes introducteurs des constructions indirectes, les deux verbes les plus fréquents sont dire avec 10 occurrences et savoir avec 8 occurrences, ce qui semble la norme pour ce type de construction. Toutefois, ce qui est intéresant, c’est que la moitié de ces constructions se trouvent avec un verbe principal qui précède le verbe introducteur. Par exemple : L1 je ne raconte pas ça dans dans le livre, je sais pas pourquoi (Marais-Pivot, 28)         V princ.          V intro.    Nous alons élaborer sur ce type de construction dans la section suivante.  Place de la particule interogative  Tableau 34 Place de la particule interogative pourquoi  en tête (QVS,QSV) in situ (SVQ) total (en tête+in situ) directe 94 0 94 indirecte 438 0 43  Dans notre étude, la particule pourquoi se trouve uniquement en tête de la phrase interogative. Par exemple: L1 pourquoi tu vas aussi souvent à la campagne (Campagne, 1)  Q   S  V  L2 pourquoi voulez-vous que j'aime ça (Marais-Pivot, 10)  Q V    S  Nous voyons que les deux constructions dans lesqueles la particule peut se trouver en                                                 8 Ce chifre inclut les cas où le verbe « introducteur » est en fin de construction.  66 tête de la phrase sont celes ci-desus—QSV et QVS. Par contre, nous trouvons que l’absence de construction SVQ ou in situ dans ces exemples directs est très intéresante, étant donné qu’une phrase comme la suivante ne semble pas vraiment anormale. Ex. Tu y vas pourquoi ?     S   V   Q  On a tenté d’expliquer l’hésitation d’employer la particule en position finale en proposant quelques hypothèses. Coveney (1995) a suggéré que l’hésitation face à cete structure pourrait être due à des raisons de clarté. Il explique que les locuteurs veulent éviter toute ambiguïté entre pourquoi et pour quoi. Coveney a aussi suggéré qu’il serait possible que pourquoi se trouve parfois en position in situ mais seulement quand la partie SV(C) est syllabiquement courte, ce que Quilard confirme. En outre, Quilard ajoute l’explication que la structure in situ acepte dificilement l’interogation sur un circonstant bien qu’ele admete que cete explication s’applique mal dans le cas de la particule quand. Quoi qu’il en soit, les exemples courts avec pourquoi en tête ne semblent pas rares dans notre corpus, ce qui est un contre-argument à cete explication. Ex. L3 pourquoi tu mens (Continent, 50) L3 pourquoi ils ont pas terminé (Bele de Mai, 122) L2 pourquoi tu t’en sépares (Arche, 2)  En regardant certains de nos exemples indirects, nous avons noté que quelques-uns avaient une construction curieuse qui resemble beaucoup à la structure syntaxique SVQ ou in situ. Nous avons nommé cete construction pseudo in situ ou pseudo SVQ. Regardons les exemples suivants: L1 … il y a certaines radios qui demandent une photo + je sais pas pourquoi                                               S  V     Q  (Sida, 111) L1 je j' aime quand même ces chansons je sais pas pourquoi (Portugais, 41)       S  V    Q   67 L1 …on ne fête pas Noël alors les enfants ils se demandent pourquoi (France Plus, 16)        S     V         Q  Dans ces exemples, les questions semblent eliptiques dans la mesure où le verbe principal (ou la partie sur laquele la particule pourquoi porte) est absent. Toutefois, quand on les regarde de plus près, il devient clair que la partie sur laquele le pourquoi porte est déjà mentionnée quelque part dans le discours, et très souvent dans le même énoncé. Dans les cas ci-desus, on aurait pu reconstruire les constructions pseudo in situ en ordre QSV. Ex. Je sais pas pourquoi il y a certaines radios qui demandent une photo      Q    S  V Je sais pas pourquoi j’aime quand même ces chansons Q   S  V Les enfants se demandent pourquoi on ne fête pas Noël     Q    S     V  Le fait qu’on ait choisi de ne pas utiliser cete construction (utilisée partout aileurs dans notre corpus de pourquoi), est très intéresant. En outre, nous avons observé que cete construction pseudo in situ semble plus fréquente dans les exemples où le verbe introducteur est ne pas savoir. Il se peut que cete construction soit stylistiquement motivée. Maintenant, comparons nos résultats à ceux des autres études : Tableau 35 Place de la particule interogative pourquoi dans les autres études POURQUOI en tête (QVS,QSV) in situ (SVQ) total (en tête+in situ) Myers 2007 15 0 15 Quilard 2000 26 3 29 Söll 1983 27 1 28 Ashby 1977 0 0 0 Behnstedt 1973 378 18 396 Pohl 1965 0 0 0 Gougenheim et al.1964 9 0 9  68  Bien que les autres études aient relativement peu d’exemples de pourquoi, à l’exception de l’étude de Behnstedt (1973), nous voyons que pourquoi a une tendance très forte à apparaître en tête de la construction, c’est-à-dire, en position syntaxique QVS ou QSV. Il est intéresant de noter que les études d’Ashby (1977), de Pohl (1965) de Myers (2007) et de Gougenheim et al. (1964) n’ont pas enregistré une seule occurrence de la particule in situ. En outre, les études de Quilard (2000) et de Söll (1983) n’en ont enregistré que quelques-unes. La seule étude à en enregistrer plusieurs est l’étude de Behnstedt (1973). Par contre, cela n’équivaut pas à un nombre significatif si l’on tient compte du fait que son étude comptait 396 exemples dont 18 seulement se trouvaient in situ. Quoi qu’il en soit, les résultats des autres études reflètent très bien nos observations selon lesqueles la particule pourquoi semble éviter la position in situ.  Présence de est-ce que Nous n’avons remarqué que 5 occurrences de pourquoi est-ce que, toutes en construction directe, ce qui correspond à la prescription de la norme. Regardons les exemples ci-desous : L1 pourquoi est-ce qu' ils vendent plus cher selon vous (Continent, 35)  Q E  S V L1 pourquoi est-ce qu' il parle toujours de ça (Métiers 1, 3) Q E  S  V L1 pourquoi est-ce que on m' injurie ainsi (Chevènement, 29) Q E   S  V L1 pourquoi est-ce que au journal télévisé… nous n’en avons pas entendu parler  Q E        S    V  (Continent, 2) L1 pourquoi est-ce que vous voudriez pas ouvrir le vendredi matin (Médiathèque, 8) Q E    S   V  Tous ces exemples apparaisent dans une variété de corpus et avec une variété de verbes constructeurs. La seule chose qui est commune est le type de sujet. Dans tous les cas, le  69 sujet est pronominal, ce qui peut indiquer qu’il existe un lien entre un niveau de langue plus informel et est-ce que. Quand on compare nos résultats à ceux des études précédentes, nous voyons que les nôtres semblent asez typiques. Tableau 36 Présence de est-ce que dans les autres études de pourquoi POURQUOI avec est-ce que sans est-ce que total Myers 2007 1 15 16 Quilard 2000 1 29 30 Söll 1983 2 28 30 Ashby 1977 1 0 1 Behnstedt 1973 30 396 426 Pohl 1965 3 0 3 Gougenheim et al. 1964 0 9 9  Si on regarde les résultats de Behnstedt (1973), il est intéresant de voir que nous avons obtenu à peu près les mêmes statistiques. C’est-à-dire qu’environ sept pour cent de nos constructions directes sont construites avec est-ce que. Pour les autres études, eles ont si peu d’exemples qu’il est dificile de faire des comparaisons fiables. Tout ce qu’on peut dire c’est qu’en général, est-ce que se trouve rarement dans les constructions avec la particule pourquoi. Cete base fréquence pourrait être due à des facteurs extralinguistiques comme le type de discours et le niveau de langue.  Type et place du sujet dans les constructions de pourquoi Tableau 37 Type et place du sujet dans les constructions de pourquoi pro A proA DM lex A pro P pro P DM sans suj. (+infinitif) sans suj. sans verbe total 61 7 6 11 1 9 42 137  Le sujet a une forte tendance à être pronominal et antéposé au verbe principal.  70 Ex. L3 pourquoi ils ont pas terminé (Bele de Mai, 122)   pro A L2 pourquoi tu t' en sépares (Arche, 2)            pro A L1 pourquoi vous le laisez ouvert (Continent, 17)           pro A    Il faut noter que même quand on met de côté les constructions qui entraînent forcément un sujet antéposé au verbe principal, c’est-à-dire, les 26 exemples de constructions indirectes aussi bien que les 5 exemples avec est-ce que, le sujet se trouve encore majoritairement en position antéposée au verbe principal.  Maintenant, regardons quelques exemples où le sujet est en position postposée. Ex. L2 pourquoi voulez-vous que j' aime ça (Marais-Pivot, 10)      pro P L1 pourquoi avez-vous menti là (Marais-Pivot, 36)      pro P  Pour les sujets en position postposée, nous avons remarqué quelques points intéresants. Premièrement, il est clair que les sujets se trouvent rarement en position postposée si l’on considère que la moitié de nos exemples en position postposée, 6 sur 12, viennent du même corpus et presque uniquement du même locuteur. Nous remarquons aussi que les sujets en position postposée sont tous pronominaux, ce qui semble normal étant donné que les sujets lexicaux se trouvent dificilement dans cete position avec la particule pourquoi en français moderne (Korzen, 1985). L’impossibilité de l’inversion directe des sujets avec pourquoi est également mentionnée dans les livres de gramaire. Ensuite, nous notons aussi que dans la plupart des cas, 9 sur 12, le pronom est vous. Cependant, vu le manque de variation au niveau des discours de même que la fréquence base des occurrences, il est dificile d’offrir des généralisations sur ce point.    71 La répartition de la place du sujet dans les autres études : Tableau 38 Place du sujet dans les autres études de pourquoi POURQUOI antéposé postposé total Myers 2007 16 0 16 Quilard 2000 26 4 30 Söll 1983 20 10 30 Ashby 1977 1 0 1 Behnstedt 1973 221 205 426 Pohl 1965 3 0 3 Gougenheim et al. 1964 9 0 9  Nos propres résultats semblent similaires aux résultats des autres études où, la plupart du temps, le sujet occupe une position antéposée au verbe principal. Par contre, il est intéresant de noter que les études de Behnstedt (1973) et de Söll (1983) ont observé des taux très élevés de sujets en position postposée. Pour donner une explication de cete distribution remarquable, il faudrait certainement regarder leurs corpus de plus près ; on peut supposer qu’ils sont d’un style beaucoup plus soutenu que les autres corpus.  Cas particuliers de pourquoi   Pour les cas particuliers de la particule interogative pourquoi, nous avons analysé les constructions infinitives, les cas sans verbe, et les questions introductives.  Constructions infinitives Nous avons relevé 9 exemples où l’on a employé une construction infinitive. Par exemple : L3  pourquoi avoir choisi Marseile comme lieu de construction pour Continent   (Continent, 51) L1  pourquoi ne pas faire confiance au peuple (Peyrefite, 6)   72 L1  on s’est dit après tout pourquoi ne pas démarrer quelque chose avec des médias  (Médiathèque, 16)  Sur ces 9 exemples, 5 viennent du même corpus (Continent, un dialogue sur les hypermarchés). Ce qui est intéresant cependant c’est que, dans ce corpus, ces constructions sont partagées également entre les deux locuteurs, ce qui peut suggérer que la construction est liée soit au type de discours soit à un phénomène d’écho entre les locuteurs. Ensuite, nous avons constaté que les 4 autres exemples (de locuteurs et de discours variés) étaient tous à la forme négative.Toutefois, en l’absence de plus d’exemples, il est n’est possible d’offrir que des observations et non des généralisations là-desus.   Cas sans verbe Nous avons relevé beaucoup d’exemples (42 sur 137) sans verbe principal. Nous avons clasé ces occurrences à partir des sous-catégories suivantes : pourquoi seul, pourquoi + le N (substantif), pourquoi pseudo in situ, et pourquoi question introductive. D’abord, la sous-catégorie qui contient le plus grand nombre d’exemples est cele de pourquoi seul (20 exemples) et sa construction est ainsi : L1 pourquoi + (Marais-Pivot, 41)  Q L2 ah ouais + pourquoi (Boulots d' été, 14)      interj. + Q L5 selon toi pourquoi  (Bele de Mai, 24)  réf. à l’inter. + Q  Les exemples de pourquoi seul comme ci-desus contiennent normalement la particule toute seule ou la particule en concordance avec une référence à son interlocuteur ou une interjection. Ils apparaisent la plupart du temps en construction directe, et nous n’avons relevé que 2 exemples indirects derière l’introducteur dire.  73  Ensuite, pour les exemples de pourquoi + le Nom (9 exemples), ils comprennent simplement la particule et un nom déterminé (ou un nom propre) qui demandent une explication. Par exemple : L1 pourquoi cete remarque + (Continent, 52)  Q + le N L1 alors pourquoi le Roi libre (Bayrou 3, 4)   Q + le N  En ce qui concerne la structure pseudo in situ ou pseudo SVQ (8 exemples), on l’a déjà mentionnée. La raison pour laquele ces exemples se trouvent ici parmi les exemples sans verbe est que formelement ils ne sont pas suivis d’un verbe. Toutefois, bien que le verbe ne se trouve pas nécesairement dans le même énoncé, ce verbe peut se trouver antérieurement aileurs dans le discours, et très souvent il se trouve juste devant la structure qui contient le verbe introducteur. On peut donc facilement reformuler la construction:  (j' aime quand même ces chansons) +…je sais pas pourquoi (Portugais, 41)                                  V intro.   Q  je sais pas pourquoi j’aime quand même ces chansons. V intro.   Q     S  V    Questions introductives Pour finir, nous avons aussi remarqué l’emploi de questions introductives, c’est-à-dire la structure pourquoi… parce que… (7 exemples). C’est une structure où le locuteur pose une question à laquele il répond lui-même. Ex. L2 il faisait la grève + pourquoi parce que je crois qu' il touchait euh + euh un milion (Bele de Mai, 52) L3 Il y a énormément de risques si on met pas de préservatif pourquoi + parce que le virus on le trouve soit dans le sang soit dans le sperme… (Sida, 22)  Qu’il y ait une pause ou non avant le pourquoi, on resent toujours une coupure avec la  74 construction précédente. Il ne s’agit pas d’une interogation in situ SVQ, mais d’un procédé discursif où le locuteur veut atirer et diriger l’atention de son interlocuteur sur son explication. Il est intéresant de noter que les 7 exemples proviennent tous de corpus diférents, ce qui indiquerait que ce procédé n’est pas une particularité stylistique d’une seule personne, mais un outil rhétorique d’utilisation courante.  Constructions verbales de quand   Pour les constructions verbales de la particule interogative quand, nous avons analysé les fonctions, les verbes principaux, et la présence d’une préposition ou d’un introducteur.  Fonctions de quand Tableau 39 Fonctions de quand VT RT total 2 9 11  Nous voyons que dans nos exemples quand est asocié la plupart du temps à une fonction de rection temporele. Toutefois, comme il y a très peu d’exemples de quand, il est dificile de faire des commentaires là-desus.  Types de verbes Tableau 40 Verbes dans les constructions de quand VT RT être finir, commencer, comprendre, amener, être, exister, publier, préparer   75 Les verbes asociés à la fonction RT sont variés et il est dificile de trouver des caractéristiques sémantiques en commun. À la limite, on pourait dire que les verbes finir, commencer et préparer sont orientés sur une tache ou un événement. Tandis que les verbes exister et être sont des verbes qui portent sur l’existence. Toutefois, comme il n’y a pas beaucoup d’exemples, ces conclusions ne sont pas décisives et nous ne pouvons pas faire de généralisation ici. Dans la catégorie VT, il n’y a qu’un seul verbe. Le verbe être se trouve dans les deux exemples et il semble que dans les deux cas, la nature sémantique de être soit similaire. Ex. L1 alors voilà mon super wek-end que j' ai passé alors + quand est-ce que nous étions + vendredi alors vendredi il a fallu se lever tôt + (Boulimie, 1)  Dans l’exemple ci-desus, la nature de être porte sur une date spécifique dans le temps. Ici nous pouvons dire que la construction nous étions quand… équivaut à la construction quele était la date… Notre deuxième exemple peut recevoir le même type d’analyse parce qu’il s’agit aussi d’une date ou d’un moment de la journée. L2 au fait + c' est quand les visites + (Parodie 3, 6)  Cependant nous ne pouvons pas dire que ces resemblances soient significatives parce qu’il n’y a que deux exemples sur lesquels nous avons basé nos observations.  Prépositions et introducteurs Sur nos 11 occurrences de quand, il n’y en a qu’une seule qui présente une préposition.   76 Ex. L2 d' accord depuis quand existe la péridurale + depuis longtemps ou c'est récent (Métiers 2, 15)  Ce qui est intéresant dans l’exemple ci-desus c’est que la particule quand semble agir sémantiquement de la même façon que combien de temps. En efet, l’interlocuteur fait suivre sa question partiele d’une question en alternance inférant une durée et non pas une date ou moment spécifique, ce que depuis quand exigerait normalement. À part cete observation, nous ne pouvons pas dire plus sur la relation entre quand et les prépositions vu l’absence d’exemples.  Constructions de l’interogation avec quand   Pour les constructions de l’interogation avec quand, nous avons analysé les formes d’interogation, la place de la particule, la présence de est-ce que, et le type et la place du sujet.  Formes d’interogation Tableau 41 Formes d'interogation de quand interogation directe interogation indirecte total 7 4 11  Nous voyons qu’il y a presque deux fois plus d’exemples dans la catégorie de l’interogation directe, ce qui correspond à la distribution des autres particules interogatives. Bien que nos exemples de quand soient peu nombreux, nous avons observé quand même quelques phénomènes intéresants. D’abord, au sujet des constructions de l’interogation indirecte, 3 des 4 exemples sont introduits par des constructions négatives.  77 Ex. on sait jamais quand est-ce que ça va finir (Campagne, 3) L1 je sais pas quand est-ce que j'ai commencé (Saumon, 1) on savait pas + le lieu du chantier avait changé + donc on a attendu pendant deux jours sans savoir + où allait être le chantier + ni: quand [allait être le chantier] + ni combien de volontaires [il y aurait] (O.N.G., 64)   En outre, toutes les occurrences de quand dans les constructions indirectes, ont la même fonction de rection temporele. Aussi, il est intéresant de voir que dans le cas des verbes introducteurs, il n’y a pas de variation. En fait chacune des constructions comprend le verbe savoir comme introducteur. Ex. L1 euh + oui mais + j' aimerais bien savoir quand je + vous l' amène (Parodie 2, 4)  Place de la particule interogative En ce qui concerne la place de la particule quand, il faut d’abord noter que pour les constructions indirectes, tous nos exemples suivent les règles de la gramaire traditionnele, c’est-à-dire que la particule se trouve en tête de la phrase régie par le verbe principal. Tableau 42 Place de la particule interogative quand  en tête (QVS +QSV) in situ (SVQ) total (en tête+in situ) directe 5 2 7 indirecte 4 0 4  Cela nous laise avec seulement 7 exemples parmi lesquels on peut voir de la variation. En tenant compte du fait que nos observations sont basées sur un nombre d’exemples limités, il semble que la particule quand favorise marginalement la position en tête. Pourtant, il faut mentionner que dans ces 7 exemples, il y en a 3 qui sont construits avec est-ce que, une locution exigeant que la particule se trouve en tête. Les autres exemples avec est-ce que sont indirects. Cela nous limite donc à 4 exemples dans  78 lesquels on peut vraiment voir de la variation. La vraie répartition devrait être ainsi— 2 in situ et 2 en tête.  Comparons nos résultats aux ceux des autres études. Tableau 43 Place de la particule interogative quand ans les autres études  en tête (QVS +QSV) in situ (SVQ) total (en tête+in situ) Myers 2007 0 4 4 Quilard 2000 2 16 18 Söll 1983 10 7 17 Ashby 1977 1 1 2 Behnstedt 1973 36 122 158 Pohl 1965 4 2 6 Gougenheim et al.1964 6 2 8  Nos résultats d’une distribution équilibrée de la position en tête et in situ dans notre corpus de quand sont similaires aux résultats constatés dans les études de Gougenheim et al. (1964), de Pohl (1965), d’Ashby (1977) et de Söll (1983). Cete observation est intéresante étant donné que les études de Behnstedt (1973) et de Quilard (2000) montrent que la particule quand a une tendance à se trouver in situ (SVQ). Toutefois, le nombre réduit d’exemples dans notre étude nous empêche de généraliser ou de donner des conclusions solides sur la place de cete particule, mais on peut imaginer que le niveau de langue et le type d’interview joue un rôle majeur. C’est donc la constitution des corpus observés dans ces diverses études qui est la clef.  Présence de est-ce que Quant à la présence de est-ce que dans les constructions en quand, on la trouve dans la moitié des exemples. Il y en a 5 occurrences sur 11, ou 3 sur 7 si on ne compte pas les constructions indirectes. C’est une proportion qui s’aligne avec les résultats des  79 autres études. Tableau 44 Présence de est-ce que dans les autres études de quand  avec est-ce que sans est-ce que total Myers 2007 0 7 7 Quilard 2000 5 18 23 Söll 1983 9 18 27 Ashby 1977 1 2 3 Behnstedt 1973 93 179 272 Pohl 1965 0 6 6 Gougenheim et al. 1964 2 8 10  Bizarement, il n’y avait aucun exemple de est-ce que dans les études de Myers (2007) et de Pohl (1965). Toutefois, cela peut s’atribuer à leurs corpus limités. Nous avons également noté que la présence de est-ce que semble liée au type de sujet. Le sujet, dans tous les cas, y compris les constructions indirectes, est du type pronominal. Par exemple : L1 quand est-ce qu' on est un papi  (Grandir, 12) L1 quand est-ce que ça va finir  (Campagne, 3)  Il aurait été intéresant à comparer cete observation avec les autres études, mais eles n’ont pas fait de distinction entre les types de sujets dans leurs données.  Type et place du sujet dans les constructions de quand Tableau 45 Type et place du sujet dans les constructions de quand pro A pro A DM lex P pro P sans verbe total 7 1 1 1 1 11  Malgré le nombre limité d’exemples de quand, nous avons quand même observé quelques points intéresants. D’abord, il est évident qu’il n’y a pas beaucoup de variation. Dans nos exemples de quand, les sujets sont pronominaux et antéposés dans 8 cas sur 11. D’aileurs, 5 sur 8 de nos exemples qui ont un sujet pronominal et antéposé sont  80 construits avec est-ce que. Bien sûr, il existe une relation syntaxique intrinsèque entre l’antéposition et la présence de est-ce que, mais il est néanmoins intéresant de voir que tous les sujets sont pronominaux. Cete prédominance du sujet en position antéposée au verbe est en acord avec les résultats des données dans les autres études. Tableau 46 Place du sujet dans les autres études de quand  antéposé postposé total Myers 2007 7 0 7 Quilard 2000 22 1 23 Söll 1983 17 10 27 Ashby 1977 2 1 3 Behnstedt 1973 224 48 272 Pohl 1965 3 3 6 Gougenheim et al. 1964 8 2 10  Ensuite, nous avons noté que les 4 constructions indirectes avec quand sont toutes construites avec un sujet pronominal antéposé. Encore, la syntaxe contrôle l’antéposition du sujet ici, mais c’est curieux que la nature de tous les sujets soit pronominale.  En ce qui concerne le seul sujet lexical, il est postposé et se trouve dans une construction avec inversion, une position normale pour une tele construction. Par coïncidence, ce sujet lexical se trouve dans la seule construction ayant une préposition. Ex. L2 d' accord depuis quand existe la péridurale (Métiers 2, 15)       Q     V  lex P    81 Conclusions et synthèses  Conclusions des analyses des particules individueles.  Nous avons organisé nos conclusions à partir des particules individueles.  Combien  On a vu que combien s’emploie de préférence dans les fonctions RT et VQ, et avec des verbes de type être. D’aileurs, ces constructions RT et VQ sont liées respectivement aux caractéristiques sémantiques de l’existence et de la mesure. Pendant, ça fait…que et les autres moyens d’exprimer la durée sont les prépositions et introducteurs les plus fréquents. Quant aux MNs quantifiés par combien, le MN temps apparaît le plus souvent et les autres MNs tendent à être liés sémantiquement au temps en général. Ensuite, 75% du temps, les constructions interogatives en combien sont directes. Pour ce qui est de la place de la particule, eles semblent favoriser la position in situ et le sujet est très souvent un pronom qui se trouve antéposé au verbe principal (4 fois sur 5). Un phénomène remarquable est l’absence totale de est-ce que dans nos exemples. Sous la rubrique « cas particuliers », nous avons vu que les constructions en je (ne) sais pas combien sont semblables aux constructions VP1Q et qu’eles n’ont pas de valeur interogative. Quant aux constructions averbales, eles tendent à être plutôt courtes et fonctionnent souvent comme des questions « échos » directement reprises du contexte.       82 Comment  Pour comment, nous avons remarqué que, quant à la fonction, il n’y a pas de diférences notables entre les fréquences d’emploi de la rection et de la valence de manière. Cependant, nous avons remarqué des liens entre les verbes et les fonctions. C’est-à-dire qu’il y a beaucoup de diversité quant aux verbes liés à la RM, alors qu’il n’y en a pas beaucoup pour les verbes liés à la VM (faire et se passer dans la plupart des exemples). Ensuite, nous avons noté que la particule comment se trouve facilement soit dans les constructions directes, soit dans les constructions indirectes. Bien que cete observation ne soit pas particulièrement significative, étant donné que le choix du discours direct ou indirect n’est pas toujours pertinent, cete observation reste quand même intéresante quand on considère ces résultats par rapport aux données concernant les autres particules analysées dans cete étude, parce que les occurrences des particules dans les constructions indirectes sont généralement moins fréquentes. Pour ce qui est de la place de la particule, ele favorise clairement la position QSV, la position « en tête » dans notre étude, ce qui semble la norme en considérant d’autres études. Nous avons observé aussi un taux relativement bas des constructions avec est-ce que, une observation qui reflète bien les observations des autres études. Et finalement, pour le type et la place du sujet, nous avons remarqué que les sujets pronominaux étaient dominants et qu’ils se trouvaient la plupart du temps antéposé au verbe principal, ce qui est, encore une fois, soutenu par les études précédentes.        83 Où      Où favorise une fonction de VL, ce qui peut être dû à une fréquence élevée du verbe aller, le verbe qui se trouve le plus dans les constructions avec où et qui exige une valence locative. D’aileurs, nous avons constaté que les verbes d’existence favorisent la fonction VL. Ensuite, nous avons noté que les constructions indirectes sont presque uniquement liées à la VL. Quant à la position de la particule, nous avons remarqué que où favorise marginalement la position postposée au verbe principal—une position SVQ. Toutefois, après avoir comparé nos résultats à d’autres études, nous notons que la particule peut se trouver également en tête, dans des contextes plus formels. Ensuite, nous avons remarqué un lien exclusif entre est-ce que et les verbes transitifs, Toutefois, vu le peu d’exemples, nous ne pouvons pas faire de généralisations solides ici. Finalement, en ce qui concerne le sujet dans les constructions avec où, nous avons constaté une fréquence très élevée des sujets pronominaux antéposés. En outre, il semble qu’il y ait une relation exclusive entre les sujets pronominaux et leur position syntaxique antéposée au verbe principal. Nous avons noté qu’il y a peut-être aussi une relation exclusive entre les sujets lexicaux et leur position postposée au verbe principal. De plus, tous les sujets lexicaux se trouvent dans des constructions où les verbes sont intransitifs et où la particule où a la fonction VL.  Pourquoi  Tous les exemples de pourquoi avec verbe ont pour fonction la rection de cause. La particule pourquoi se trouve soit en position QVS soit en position QSV, mais toujours antérieurement au verbe principal. Pourquoi se trouve principalement avec des sujets pronominaux et antéposés au verbe principal, ce qui semble la norme étant donné les  84 résultats des études précédentes. Pour est-ce que dans cete construction, nous avons trouvé un lien avec les sujets pronominaux, une corélation qui peut suggérer un niveau de langue un peu plus relâché. Nous avons aussi remarqué une abondance de constructions averbales que nous avons clasifiées dans les quatre sous-catégories suivantes : pourquoi seul, pourquoi + le N (substantif), pourquoi pseudo in situ et pourquoi question introductive.  Quand  La fonction de quand corespond en général à la position de rection temporele, tandis que sa présence dans les constructions de valence temporele semble rare et toujours asociée au verbe être. Ensuite, contrairement à certains résultats des autres études, nous avons observé une distribution équilibrée pour les particules en tête et in situ. Cela pourrait s’expliquer par le manque d’exemples et les diférences dans la compilation des corpus. Concernant la présence de est-ce que, nous l’avons observée dans la moitié de nos exemples, ce que la plupart des autres études ont aussi remarqué. Par aileurs, nos observations sur la fréquence élevée des sujets pronominaux ainsi que des sujets en antéposition sont en harmonie avec les données des autres.  Synthèses   Dans les tableaux de synthèse suivants, nous avons comparé les particules aux niveaux du type de question, la place de la particule dans l’interogation directe avec verbe, la présence de est-ce que dans l’interogation directe et indirecte avec verbe, et le type et la place du sujet dans l’interogation directe avec verbe.  85  Type de question  Tableau 47 Type de question  combien comment où pourquoi quand dir. 64.5% 58.9% 60% 40.9% 63.6% dir. sans V 11.8% 12.9% 6.7% 27.7% 0% indir. 18.6% 28% 33.3% 21.9% 27.3% indir. sans V ou infin. 5% 23.2% 0% 9.5% 9.1%  Comme on s’y atendait, le taux de l’interogation directe avec verbe est le plus haut pour toutes les particules. La répartition de pourquoi est plus égale, avec un bon nombre de structures directes sans verbes et d’indirectes. Le taux d’indirectes le plus haut se trouve avec la particule où. Les interogatives indirectes sans verbe sont plutôt rares dans l’ensemble sauf avec la particule comment.   Place de la particule dans l’interogation directe avec verbe  Tableau 48 Place de la particule dans l'interogation directe avec verbe  en tête in situ combien 39.5% 60.5% comment 77.3% 22.7% où 45% 55% pourquoi 100% 0% quand 71.4% 28.6%  Pour la place de la particule, ele se trouve la plupart du temps en tête de la phrase avec le cas extrême de pourquoi où ele est toujours en tête. Par contre, combien favorise marginalement la position in situ, et où ne semble ne pas avoir de préférence.       86 Présence de est-ce que dans l’interogation directe/indirecte avec verbe  Tableau 49 Présence de est-ce que dans l'interogation directe/indirecte avec verbe  direct indirect combien 0% 0% comment 6.7% 0% où 10% 3.3% pourquoi 3.6% 0% quand 30% 20%  La forme interogative en est-ce que est présentée comme la forme neutre de l’interogation alors qu’ele est finalement peu fréquente à l’oral à part dans les constructions avec quand. La présence de est-ce que dans les interogatives indirectes correspond à des formes non-normatives et c’est normal qu’eles soient rares dans les corpus.   Type et place du sujet dans l’interogation directe avec verbe  Tableau 50 Type et place du sujet dans l'interogation directe avec verbe  pro A lex A pro P lex P combien 68.5% 10.5% 10.5% 10.5% comment 71.2% 4.5% 19% 5.3% où 77.7% 0% 0% 22.3% pourquoi 75% 5.4% 19.6% 0% quand 71.4% 0% 14.3% 14.3%   Les sujets pronominaux antéposés sont les plus nombreux pour toutes les particules. Quand ils sont présents, les sujets lexicaux sont plus nombreux en position postposée qu’antéposée, ce qui correspond à l’inversion stylistique. Les cas d’inversion du pronom corespondent à un niveau de langue plus soigné et on les rencontre principalement dans les corpus journalistiques.  87 Si on compare avec le tableau précédent, on constate que les sujets inversés sont finalement plus nombreux que les formes en est-ce que. Cete découverte surprenante montre l’importance des études sur corpus pour metre en perspective les gramaires traditionneles et scolaires. Même si l’on peut toujours se poser la question de la représentativité et de la taile du corpus, les données que nous avons rasemblées semblent plus complètes que celes d’autres études. Pour des études dans l’avenir, il serait peut-être souhaitable de constituer un corpus échantilonné suivant des critères plus stricts.  88 Bibliographie  Al, B. (1975). La notion de grammaticalité en grammaire générative-transformationnele : Étude générale et application à la syntaxe de l'interogation directe en français parlé. Leiden: Prese universitaire de Leyde.  Arivé, M., Gadet, F., & Galmiche, M. (1986). La grammaire d'aujourd'hui : Guide alphabétique de linguistique française. Paris: Flamarion.  Ashby, W. J. (1977). Interogative forms in Parisian French. Semasia 4, 35-52.  Behnstedt, P. (1973). Viens-tu? est-ce que tu viens? tu viens? : Formen und strukturen des direkten fragesatzes im französischen. Tübingen: Tübinger Beiträge zur Linguistik.  Blanche-Benveniste, C. (1987). Pronom et syntaxe : L'approche pronominale et son application au français. (2e éd.). Paris: Société d'études linguistiques et anthropologiques de France SELAF.  Blanche-Benveniste, C., Rouget, & Sabio, F. (2002). Choix de textes de français parlé : 36 extraits. Paris: Champion.  Coveney, A. (1995). The use of the QU-final interogative structure in spoken french. French Language Studies, 5, 143-171.  89  Coveney, A. (2002). Variability in spoken french : A sociolinguistic study of interogation and negation. Bristol, UK ; Portland, OR: Elm Bank.  Gougenheim et al., G., Michea, R., Rivenc, P., & Sauvageot, A., (1964). L'élaboration du français fondamental (1er degré): Étude sur l'établisement d'un vocabulaire et d'une grammaire de base. Paris: Didier.  Grevise, M. (2001). Le bon usage : Grammaire française ( Goosse, A., éd.). Paris: Duculot.  Kennedy, G. D. (1998). An introduction to corpus linguistics. London ; New York: Longman.  Kerbrat-Orechioni, C. (1991). La question. Lyon: Preses universitaires de Lyon.  Korzen, H. (1985). Pourquoi et l’inversion finale en français. Étude sur le statut de l’adverbial de cause et l’anatomie de la construction tripartite. Revue Romane. 30, 3-56.  Myers, L. L. (2007). WH-interogatives in spoken french: A corpus-based analysis of their form and function (PhD thesis). University of Texas at Austin.   90 Pohl, J. (1965). Observations sur les formes d’interogation dans la langue parlée et dans la langue écrite non-litéraire. Xe Congrès International de Linguistique et Philologie Romanes. vol. 2. Paris: Klincksieck. 501-513.  Queneau, R. (1959). Zazie dans le métro. Paris: Galimard.  Quilard, V. (2000). Interoger en français parlé: études syntaxique, pragmatique et sociolinguistique (PhD thesis). Université de Tours, France.  Söll, L. (1983). L’interogation directe dans un corpus de langage enfantin. In F.-J. Hausmann (ed.). Etudes de grammaire française descriptive. Heidelberg: Groos: 45-54.  Tery, R. M. (1970). Contemporary french interogative structures. Montreal: Editions Cosmos.  Tognini-Boneli, E. (2001). Corpus linguistics at work. Amsterdam. Philadelphia: J. Benjamins.  Van den Eynde, K., & Mertens, P. (2006). Le dictionnaire de valence dicovalence: Manuel d’utilisation version.1.2. Acédé le 20 janvier, 2008, de l’Université de Leuven, Site web du Département de linguistique, http:/bach.arts.kuleuven.be/dicovalence/manuel_061117.pdf  91 Apendice A  Liste des exemples  Exemples de combien  Interogation directe, in situ, sujet pronominal antéposé 1- tu t'évanouis pas + il y a pas de raison L1 c'est c'est étonant + tu as fait ça pendant combien de temps L2 puis s= c'est calme on (n') entend rien quoi + à part le bruit du vent (Sports, 4) 2- il fait pas spécialement froid L1 tu as fait ça pendant combien de temps + L2 euh cinq jours + puis euh (Sports, 4) 3- pour les publicités: vous avez une certaine fréquence pour les: pour les paser vous devez en paser euh combien par: je sais pas moi par heure ou + coment ça fonctione L2 on (n') a pas de on (n') a pas vraiment de fréquence (Sida, 97) 4- eles ont acès au centre de planification sans l'avis des parents + L2 d'acord et + et ça vous prend combien de d'heures par semaine L1 le centre de planification ça prend: + seize heures environ par semaine (Métiers 2, 7) 5- L1 c'est énorme + L2 il y a combien de troupes L1 il n'y a qu'ne troupe (Métiers 1, 15) 6- L1 il y a combien d'enfants inscrits à la sale à peu près L2 il doit y en avoir une cinquantaine (France Plus, 14) 7- et tu t'es atachée à certains élèves L2 oui: énormément + énormément + euh + L1 il y en a qui sont là depuis combien de temps + L2 eh ben moi je te dis je travaile depuis trois ans (France Plus, 13) 8- je pense que vous devez en superviser plusieurs + ça peut aler jusqu'à combien + L2 eh bien un conducteur de travaux normalement peut superviser douze chantiers (Construction, 13) 9- L1 et vous êtes combien de persones dans ces séminaires L2 alors les deux séminaires je te dis simple(s) il y a que les gens que les V.R.P. et les gens du bureau donc on est…(Cathy, 8) 10- L1 mais c'était joli eh L2 mais tu es resté combien de temps là-bas + L1 ben une journée + (Boulots d' été, 3) 1- je me suis écorché les bras j'étais sale et tout + L2 tu y es resté combien de temps + L1 oh L2 les deux autres mois + L1 non j'y suis resté presque trois semaines (Boulots d' été, 19) 12- s'il avait vraiment une espérance de vie bien solide ça m'étonerait L4 on on vit à peu près jusqu'à combien soixante-cinq soixante-dix L2 non il y a une feme ele a cent ouais (Bele de Mai, 174) 13- on découvre que: le ministre pourait être ausi prof prof d'histoire que vous êtes un litéraire + vous avez mis combien de temps pour écrire coment vous faisez (Bayrou 3, 1) 14- L2 et c'est + c'est une région que j'aime beaucoup + et + où je reviens tous les ans + L1 m + m + et tu as habité là + combien de temps L2 oh j'y ai habité: deux ans à peu près (Algues, 13) 15- c'est pour ça quand j'écoute Dabovile je dis mais il il est combien de temps en arière et il avait hélicoptère(s) et tout au-desus de lui pour L2 XX (Mer, 6)  Interogation directe, in situ, sujet lexical antéposé 1- L1 petit historique: le: virus du SIDA a été découvert il y a combien de temps L3 il a été découvert en quatre-vingt trois (Sida, 18) 2- L1 la pension mesure combien + L3 alors euh + la pension ele mesure mile mètres caré + (Parodie 3, 17) 3- L1 euh + oui je j'avais oublié de vous dire + à propos euh + la pension mesure combien L3 la + (Parodie 3, 16) 4- euh c'était très dificile de lui faire comprendre la vérité L1 et alors euh et euh Cocteau a mis + atendu combien de temps avant de vous déclarer son amour ++ L2 ben euh euh à s= + come peut-être euh six mois (Marais-Pivot, 34)  Interogation directe, in situ, double marquage antéposé du sujet 1- Aide Provence: cete asociation: ele existe depuis combien de temps + L3 ben ele existe depuis quatre-vingt cinq à Marseile: (Sida, 2)  92 2- là c'est une chambre de file et une chambre de garçon + L1 ça fait combien la pension exactement + L3 ça fait deux dans les deux cents metres + (Parodie 2, 23) 3- L3 de deux pourcent L4 atendez mais deux pourcent + ça a augmenté de combien la TVA + L5 de deux pourcent (Bele de Mai, 74)  Interogation directe, in situ, sujet = combien pronom 1- est-ce que: euh d'abord combien ont été exclues et est-ce que ce n'était pas les renvoyer à leur intégrisme familial (Bayrou 2, 20)  Interogation directe, en tête, sujet pronominal antéposé et double marquage antéposé 1- L2 et mai= maintenant votre troupe joue Hamlet à Marseile et L1 oui L2 et combien de temps combien de temps en avance vous avez comencé euh à répéter le spectacle (Métiers 1, 5) 2- je trouve que c'est un peu trop L2 et combien de services par jour vous avez L1 alors les services de répétition normalement voilà voilà je prends le planing de la semaine prochaine c'est + dix heures (Métiers 1, 4) 3- un matelot engagé touche déjà mile cinq cents francs en gros + engagé hein L1 et combien de temps euh tu devais t'engager au minimum L2 minimum + ben moi: je devais partir à Djibouti je voulais m'engager pour deux ans minimum (Armée, 16) 4- ils vont t'aider si ils voient qu'ne persone + ele vient à l'école que pour se réchaufer qu'est-ce que tu veux qu'ils font L3 combien c'est la bourse L2 c'est euh mile cinq cent c'est ça (Bele de Mai, 90) 5- j'ai envie de tout lâcher mais bon je me reprends quoi + parce que: ++ L1 ça fait combien de temps que tu es + mariée L2 ça va faire: huit mois + (France Plus, 8) et puis de la: du découpage de la grile qui est efectué par notre chef d'antene L1 bon 6- L1 m + et ça fait combien de temps que tu travailes là L2 ben je travaile ici depuis deux ans (Algues, 5) 7- bonsoir + L3 ça fait combien de temps qu'il existe Continent + L2 ça fait à peu près trois mois (Continent, 41)  Interogation directe, en tête, sujet pronominal postposé 1- L3 m + bien euh alors euh + à demain + L1 ouais à demain combien vous dois-je à pro= à propos à peu près + L3 bien + quatre-vingt dix francs + (Parodie 3, 16) 2- L3 non il y en a pas + L1 bon à propos com= combien je vous dois-je + L3 euh + cent + L1 cent francs (Parodie 2, 29) 3- ça me faisait une moyene de trente: trente-huit + quarante: chantiers c'est lourd L1 combien de temps faut-il compter euh en général pour un chantier L2 eh bien: une maison disons + normale + d'une superficie de…(Construction, 14) 4- nous fêtons le centenaire de l'afaire Dreyfus L1 m L2 hein + ce pauvre capitaine Dreyfus qui était inocent combien étaient-ils au départ + qui euh sont venus à son secours très peu (Chevènement, 14)  Interogation directe, en tête, sujet lexical postposé et inversion complexe 1- justement en parlant de l'équipe de combien de de persones se compose une équipe + radio L2 à Maritima on est: huit animateurs (Sida, 94) 2- L1 et combien de temps peut durer une partie L2 ça varie entre X + deux heures et puis: + une dizaine d'heures (Jeux, 9) 3- ces fleurs aux + tous les entretiens tout ça + c'était impecable + impe= L2 combien coûtait la rose L1 oh ben les roses je sais pas à cete époque-là ça coûtait deux francs trois francs + (Fleuriste, 45) 4- L2 mais nous n'avons pas les mêmes intérêts L3 tout à fait mais combien de temps cete solidarité européene va-t-ele jouer L2 XX (Miterand, 8)  Cas particuliers d’interogation directe : sans verbe 1- L3 voilà L2 pour l'instant L3 combien de temps L2 tel n'est pas le cas (Miterand, 8) 2- il y a dix ans pour dans vingt ans et aujourd'hui pour dans trente ans L2 combien L1 dans trente ans + tout dépend de de ce qu'on entend par traduction automatique au jour d'aujourd'hui (Métiers 3, 6) 3- je suis je suis la continuité puisque nous somes la continuité depuis trois cent vingt + combien trois cent vingt non atendez dix-huit cent soixante + mil neuf cent soixante je ne sais plus enfin (Métiers 1, 13) 4 [on compte combien de fois on aura dit joli combien de fois on aura dit bon] combien de fois et on axe la  93 publicité là-desus mais tout tout tout est calculé (Comerce, 8) 5- moi non plus aucune idée L2 mais à peu près entre combien et combien L5 ça doit être à peu près pareil six mile six mile cinq cent francs (Bele de Mai, 94) 6- L1 euh et le soir tu avais des tours de garde non L2 oui mais quand j'étais de service L1 et ça se pasait coment combien de jours: L2 et ben: on faisait ça c'est le gradé de service qu'on apelait (Armée, 7) 7- L1 à partir de combien quand est-ce qu'on est un papi d'après toi + un papi ou une mamie + L2 oh: à soixante ans + (Grandir, 12)  Interogation indirecte, sujet pronominal antéposé 1- le sang qui reste dans le creux de l'aiguile c'est-à-dire je sais pas combien il peut en rester mais quelques goutes + ça sufit (Sida, 32) 2- L1 je crois que tu as: travailé + quelque temps dans: une entreprise + de fruits et légumes je crois ou de de de fruits secs + euh tu peux me dire: pendant combien de temps tu as travailé + quele(s) euh activité(s) tu exerçais (Khamel, 7) 3- L1 peux-tu: rentrer dans les détails m'expliquer euh euh m + qui c'est qui a marqué + combien on l'a gagné euh coment ça s'est déroulé euh L2 c'était un match tendu (Khamel, 5) 4- il pourait y avoir plusieurs morts + L1 vous dites que il y a eu un glisement de combien à peu près L4 trois centimètres (Continent, 5) 5- il y aura quinze persones autour de la table + on va les enregistrer et euh compter le nombre de de mots qui resortent de cete discusion combien de fois on aura dit joli (Comerce, 8) 6- [on va compter] combien de fois on aura dit bon (Comerce, 8) 7- cotiser c'est metre de l'argent pour plus tard d'acord L3 de côté ouais L5 euh vous savez combien d'anées de cotisation il faut + pour euh pour avoir + droit à la retraite L2 soixante-quatre non (Bele de Mai, 68) 8- imagine + il y aurait pas eu euh les morts qu'il y a pas maintenant les morts qu'il y a et tout + imagine combien on serait + si il y a pas de guere mondiale (Bele de Mai, 154) 9- L4 je te demande coment ils font paser + parce que vous avez vu combien co= combien combien combien ça pase là [la drogue à la douane] (Bele de Mai, 143) alors + vous retrouverez ce mouvement + décrit: sans cese + hein + par exemple euh euh euh vous verez 10- combien chez Leibniz + Leibniz est très intéresé par + par par ce dedans cete intériorisation + (Anthropologie, 2)  Interogation indirecte, sujet lexical postposé 1- L1 j'aurais voulu savoir combien d'heures: par semaine: efectue un animateur + L2 un animateur alors il efectue + trente-neuf heures par semaine (Sida, 94) 2- L2 c'était prévu mais les constructions ça coûte trop cher + L1 alors vous + vous pouvez nous dire à combien s'est élevé le montant de cete + hyper surface L2 la construction de cete super surface a coûté plusieurs miliards (Continent, 4)  Interogation indirecte, sans verbe 1- cete super surface a coûté plusieurs miliards de francs + L1 mais vous voulez pas nous dire exactement combien L2 eh non je peux pas vous le dire (Continent, 4) 2- on va dire la sécurité sociale ele coule + coment on va te rembourser les médicaments + coment on va te rembourser le docteur L2 je sais pas combien la sécurité sociale eh L4 oh tu as vu le trou qu'il y a quatre miliards + (Bele de Mai, 81) 3- L2 si si si pourquoi ça fait trop de perte + ça fait ça te fait une grande perte tu sais combien combien combien euh si si ça continue come ça ils perdent au moins au moins + un miliard par semaine (Bele de Mai, 53)  je sais pas combien 1- L1 pétard + faut dire: + chaque hiver nous on en conaît + je sais pas combien + L3 moi j'ai jamais eu un acident: (Sports, 13) 2- quand nous avons vu la casete on nous n= a révélé que ça faisait au moins euh + je ne sais plus combien d'anées quarante ans que L1 oui c'est ça (Roswel, 15) 3- il pasait son temps à voyager + mais + il avais vu je sais pas combien de pays de pays + mais: maintenant: les choses qu'il voulait faire c'était: euh visiter des pays plus ou moins fermés (O.N.G., 43)  94 4- c'était en: dix-huit cent je sais pas combien et puis euh et puis euh: bon ben ils s= il est venu avec sa famile et puis tout d'un coup il y a eu une lame de fond (Mer, 2) 5- dans le Vercors ça a sauté + il y a eu: je ne sais combien de de maquisards qui ont été tués: (Guere, 8) 6- il fait rien il vient il se croise les bras il gagne son s= il gagne je sais pas combien de briques par mois L2 il est au Bahamas en train de nager + pendant que nous on est là (Bele de Mai, 64) 7- le frigo était planté come ça come ça le mec il l'a jeté de je sais pas combien d'étages + planté écrasé (Bele de Mai, 17)  Exemples de comment  Interogation directe, en tête, sujet pronominal antéposé (+ double marquage)  1- L4 vous pouvez nous refaire paser le truc s'il vous plaît + L2 coment vous voyez l'avenir + coment tu vois l'avenir L4 pour nous + moi je vois le chômage + L3 euh beaucoup de chômage (Bele de Mai, 150) 2- L4 vous pouvez nous refaire paser le truc s'il vous plaît + L2 coment vous voyez l'avenir + coment tu vois l'avenir L4 pour nous + moi je vois le chômage + L3 euh beaucoup de chômage (Bele de Mai, 150) 3- vous avez mis combien de temps pour écrire coment vous faisez coment vous avez trouvé le temps d'écrire toutes ces toutes ces pages L2 j'ai mis deux ans + (Bayrou 3, 1) 4- vous avez mis combien de temps pour écrire coment vous faisez coment vous avez trouvé le temps d'écrire toutes ces toutes ces pages L2 j'ai mis deux ans + (Bayrou 3, 1) 5- L1 mais + moi j'amais bien les azalées et les cyclamens parce que ça se travailait bien et puis c'est une fleur qui se garde longtemps L2 c'est-à-dire coment tu travailais ça L1 et ben les cyc= azalées quand ils étaient pas bien ronds + on avait des petits fils + (Fleuriste, 35) 6- L2 et coment le tournage se pase au cinéma + enfin qu'est-ce L1 quoi coment ça se pase L2 coment ça se pase enfin + coment vous travailez L1 on travaile diférement (Métiers 1, 21) 7- L1 donc ça c'était quand tu étais de service L2 voilà L1 et euh quand tu: n'étais pas de service coment ça se pasait tu sortais ou: + il y avait un foyer (Armée, 13) 8- L2 et coment le tournage se pase au cinéma + enfin qu'est-ce L1 quoi coment ça se pase L2 coment ça se pase enfin + coment vous travailez L1 on travaile diférement (Métiers 1, 21) 9- L2 et coment le tournage se pase au cinéma + enfin qu'est-ce L1 quoi coment ça se pase L2 coment ça se pase enfin + coment vous travailez L1 on travaile diférement c'est-à-dire qu'on aprend mais c'est diférent (Métiers 1, 21) 10- les autres ils me disaient à chaque fois ils me disaient ouais mais toi tu es pas française du tout + tu as eu plus que moi coment ça se fait quoi + ils me faisaient quoi la remarque mais gentiment (Portugais, 76) 1- ça se fait ça qu'est-ce que tu veux qu'ils leur font des fêtes + ils peuvent pas + tu vas à une autre cité + coment ça se fait qu'il y a l'ascenseur parce que les les petits ils les casent pas + ils disent coment c'est chez moi je vais les caser + là-bas (Bele de Mai, 123) 12- L2 une fois tu as le muguet qui a tourné L1 ah oui j'y ai dit L2 mais coment ça se fait que ça tourne come ça L1 ben le muguet ben ça tourne facile hein + c'est une plante qui est telement forcée pour ariver à maturité (Fleuriste, 26) 13- alors oui ma question la question c'était pourquoi il s'est pas comporté en père c'est ça L4 co= oui coment il s'est comporté avec lui L1 euh et bien en particulier + par exemple il euh lisait: euh avec euh avec le jeune Rouseau (Rouseau, 14) 14- et il y a une autre élève ausi euh: m coment ele s'apele + ele est à la sale à côté ++ L2 X L4 non non + ele ele est marocaine ele ne sait pas très bien parler (Aide aux devoirs, 8) 15- mais c'était bien propre c'était bien blanc et + L1 et coment vous rinciez par exemple + L2 ah bah c'est-à-dire là-haut + on avait + chez moi on avait un lavoir avec deux basins (Lesif, 9) 16- L1 alors coment tu t'es retrouvé à Hyères est-ce que c'est toi qui as demandé à aler là-bas ou: c'est eux qui t'y ont envoyé L2 ben c'est: pas moi qui ai demandé à aler là-bas (Armée, 1) 17- L3 m ça c'est leur problème eh L4 eh si mais + on va dire la sécurité sociale ele coule + coment on va te rembourser les médicaments + coment on va te rembourser le docteur L2 je sais pas combien la sécurité sociale eh (Bele de Mai, 81) 18- L3 m ça c'est leur problème eh L4 eh si mais + on va dire la sécurité sociale ele coule + coment on  95 va te rembourser les médicaments + coment on va te rembourser le docteur L2 je sais pas combien la sécurité sociale eh L4 oh tu as vu le trou qu'il y a quatre miliards (Bele de Mai, 81) 19- c'est encore plus lourd que ministre de l'Éducation nationale euh pourquoi et coment il prend du temps pour jouer au golf ou pour aler chez les bouquinistes + c'est que euh le plus: important: c'est .. (Bayrou 2, 2) 20- vraiment en dix-huit ans on a vu euh tout le paysage se se transformer L2 et coment tu peux te séparer d'une tele maison L1 + parce que justement en : en vieilisant .. (Arche, 9) 21- Jacques Delors vous dites qu'il fait la même politique que Baladur + enfin que Raymond Bare enfin hein coment vous pouvez dire une tele chose + L2 je ne sais pas où vous m'avez entendu euh m'exprimer (Chevènement, 2) 2- tout tout ce genre de petites opérations quoi XX L1 co= coment tu coment tu pourais définir les relations que tu avais avec les gens ++ L2 avec ceux avec qui je travailais ou avec euh le le public (Poste, 1) 23- L2 on + on va parler de l'Algérie + euh de l'enfance + en Algérie + puis coment on partait et + et + de la vie L1 eh oui + donc et: m (Algérie 93, 1) 24- mais coment est-ce que vous avez mis en place euh je m'adrese aux responsables des vigiles coment vous avez mis en place euh ce ce système de surveilance + ce système de sécurité (Continent, 9) 25- L1 et sinon L2 ah L1 sinon au niveau des salaires coment ça marchait + toi tu étais euh: L2 moi j'étais première clase + alors il y a matelot première clase + (Armée, 15) 26- L1 euh pour les publicités: vous avez une certaine fréquence pour les: pour les paser vous devez en paser euh combien par: je sais pas moi par heure ou + coment ça fonctione + L2 on (n') a pas de on (n') a pas vraiment de fréquence (Sida, 97) 27- L2 eh ils ont pas de XXX L4 coment il faut faire + L2 mais tout à l'heure tu as dit il y a + il y a pas quelqu'n qui est + tout à l'heure tu avais dit + atends coment tu avais dit + tu avais dit voilà (Bele de Mai, 36) 28- L2 eh ils ont pas de XXX L4 coment il faut faire + L2 mais tout à l'heure tu as dit il y a + il y a pas quelqu'n qui est + tout à l'heure tu avais dit + atends coment tu avais dit + tu avais dit voilà (Bele de Mai, 36) 29- L2 ouais L4 coment ils font paser la drogue + ils le cachent dans les chausures + L2 ouais mais + dix kilos tu vas cacher dans les chausures (Bele de Mai, 138) 30- L2 ben si si si on voulait déjeuner il valait mieux se lever à l'avance quoi sinon il y avait pas un deuxième déjeuner hein L1 sinon coment vous faisiez L2 et ben on déjeunait pas L1 ah tout simplement (Armée, 6) 31- tu habites au dix-neuf L4 eh alors L3 tu veux descendre ton frigi= ton réfrigérateur coment tu fais L4 tu le démontes L2 atends ne dis pas ne dis pas L4 sûr tu enlèves la porte (Bele de Mai, 16) 32- L2 tu peux pas faire come ça à la France L4 mais je te dis par exemple si il y a un guere + coment ils ont fait en Alemagne + et alors L2 mais (Bele de Mai, 157) 3- ils vont enlever euh la sécurité sociale bientôt ele ele est en failite là vous avez vu le trou + et et coment on va faire + on va au docteur on va + bientôt on va plus être remboursé (Bele de Mai, 78) 34- bientôt on va plus être remboursé + les médicaments non plus + L2 ouais L4 et coment on va faire L3 on crève L4 eh + (Bele de Mai, 78) 35- come vous avez dit deux pour-cent sur les salaires et la et la TVA les impôts tout ça va augmenter + coment on va faire pour payer + L3 les charges ausi ça augmente eh L4 coment on va faire pour payer + L5 je suis pas le président je peux pas vous répondre eh (Bele de Mai, 78) 36- la TVA les impôts tout ça va augmenter + coment on va faire pour payer + L3 les charges ausi ça augmente eh L4 coment on va faire pour payer + L5 je suis pas le président je peux pas vous répondre eh L2 eh ouais tu lui poses la question (Bele de Mai, 78) 37- L1 ben je sais pas ils avaient pas des places L2 coment tu as fait pour rentrer L1 ben j'avais fait une letre et puis ils devaient pas me prendre au début + et puis après il y en a un qui s'est désisté alors ils m'ont apelée (Boulots d'été, 14) 38- tu te rapeles pas que la dernière fois je t'ai dit dis-moi un mot kabyle + je t'avais + tu m'avais dit un mot chaoui coment c'est + on retrouvait la même chose eh L4 ouais presque (Bele de Mai, 15) 39- L2 et toi + et toi tu as un chéri + L3 euh oui + L1 m L2 coment il est euh + L1 tu peux nous le décrire + L3 eh bien il est gentil + il fait dentiste come métier (Parodie 1, 6) 40- on l'a enfermé dans sa chambre deux mois + après quand il est sorti + il était + sage come une image  96 + coment il est devenu sage alors je l'enf= alors + il + je l'ai puni + je l'enfermais dans sa chambre + je l'ai privé de desert + (Parodie 2, 4) 41- il a dit je vais rater c'est sûr et sûr + si il part de cete idée + coment il va continuer il va + il part de cete idée il va il va avoir un mauvais résultat + (Bele de Mai, 10) 42- L4 c'est pas un homosexuel + qui avait le SIDA L2 et coment il l'a eu L4 qu'est-ce j'en sais L2 ah non c'était pas le jour où ils ont oublié de faire bouilir le eh ouais mais ça (Bele de Mai, 148) 43- eh purée j'aime toujours les fleurs hein ça c'est une une pasion pour moi j'aurais jamais voulu faire autre chose + encore L2 et coment on t'a apris L1 alors ma patrone c'est ma patrone ma première patrone au Palais Royal qui m'a apris le métier (Fleuriste, 7) 4- L2 tu sais ça + les ghetos L3 ouais L4 les ghetos L1 coment vous les apelez + L4 les ghetos L2 les ghetos L1 pourquoi vous les apelez come ça (Bele de Mai, 10) 45- L2 alors + je suis descendu j'ai dit coment ça va très bien on m'a dit on (n') a pas osé me dire que mes décors avaient été siflés au lever du rideau par gentilese (Marais-Pivot, 8) 46- et: les gens parlaient un peu le français mais c'est pas la même chose de dire bonjour: coment ça va + et: comencer à avoir une discusion: + bon beaucoup plus + je sais pas philosophique (O.N.G., 12) 47- L1 qu'est-ce que tu voulais dire L3 euh + je veux dire les la cotisation + coment ça se pase L5 ben si tu travailes pour un patron tous les mois il retient sur ton salaire + (Bele de Mai, 69) 48- L3 ouais c'est vrai + L5 vous en êtes sûrs L4 et coment il a augmenté le salaire L2 moi j'ai rien dit c'est toi qui a parlé L4 atends atendez atends + il a augmenté le salaire L5 de deux pour-cent (Bele de Mai, 74) 49- et à la fin il se serait retrouvé tout seul L5 et coment ele s'est terminée cete guere L4 il a perdu L3 il est mort (Bele de Mai, 170) 50- là c'est un petit plus français que: que + corse + mais il y a énormément de choses à faire en Corse L1 qu'est-ce que: coment ele est la mentalité + corse L2 alors envers les suédoises il y a pas de problèmes + (Afrique, 14)  Interogation directe, en tête, sujet pronominal postposé  1- Jacques Delors devance désormais monsieur Baladur coment expliquez-vous cela quele est la signification est-ce que Jacques Delors peut l'emporter par défaut (Jospin 2, 6) 2- L2 il me semble que Henri IV est mort pour les mêmes raisons qu'Anouar El Sadate L4 et coment pouvez-vous concilier votre libéralisme et le tchador votre circulaire oui L1 atendez une sec= une seconde (Bayrou 1, 18) 3- et là j'éclate de colère je dis je ne tournerai pas j'ai les mains gelées et les pieds gelés coment voulez-vous que je fase cete scène c'est imposible (Marais-Pivot, 3) 4- L5 ça montre à quel point tout ça est iréparable L3 iréparable certainement oui L5 oui L3 coment voulez-vous que ce soit réparable et les récits qu'ils font sont absolument horifiants (Letres ouvertes, 20) 5- L2 on se compare d'après d'autres L1 ben si vous vous comparez à Cocteau L2 coment vouliez-vous que je me trouve euh euh cultivé et inteligent auprès de Cocteau qui était l'inteligence L1 oui (Marais-Pivot, 29) 6- qu'est-ce que tu penses de de de de la condition des beurs + est-ce que tu: + euh tu euh: m: tu crois qu'il y a une injustice ou euh: euh: coment coment vis-tu euh: dans ton quartier par exemple L2 XX moi dans mon quartier il y a pas beaucoup de de Français quoi (Khamel, 9) 7- mais j'avais en tant que: Français moi-même j'avais plus de posibilités et et c' est ce qu'on a fait L2 coment as-tu trouvé le contact avec les gens L1 et oui ça ça m'a ça m'a surpris ausi parce que le contact est beaucoup plus facile (Madagascar, 3) 8- bien: ils se dépatouileront avec ce que je leur dirai + c'est tout L1 et coment se fait-il qu'il t'ait contactée pour ça L2 parce que je: suis alée: plusieurs fois leur demander que je voulais faire un stage de formation: (Convocation, 10) 9- maintenant que finalement les idées de Jacques Delors ne sont pas très éloignées de celes de Michel Rocard coment se fait-il qu'eles celes avec le nom de Jacques Delors eles aient beaucoup de sucès et qu'eles n'en aient plus avec celui de Michel Rocard (Jospin 2, 25) 10- L3 et et de la même façon c= co= coment se fait-il que les socialistes aient mis tant de temps à: à reconaître toutes les qualités que vous venez d'exposer de de Jacques Delors (Jospin 2, 27) 1- justement vous vous avez dit que vous étiez au service L1 d'un auteur L2 d'un auteur et justement et coment préparez-vous le spectacle L1 bé m euh + les répétitions euh bon ça dépend du meteur en scène (Métiers 1, 2)  97 12- premièrement euh remémoration ou + éventuelement recherche des pronoms indéfinis + deuxièmement coment peut-on les utiliser dans tel ou tel contexte et caetera et caetera ++ (Prof de Letres, 7) 13- L4 je voudrais poser une question à monsieur Rosinot s'il vous plaît L1 alez-y il vous écoute L4 merci euh monsieur Rosinot coment pouvez-vous oposer l'augmentation des salaires dans la fonction publique à la défense de l'emploi alors que .. (Grève, 20) 14- L1 oui c'est ce que je dis c'est la même espèce + mais vivante on l'a trouvée sur la tere et coment avons-nous pu les identifier + pour les diférencier des teriens puisqu'ils se resemblent à peu de choses près + (Roswel, 23) 15- L1 alors votre question Jean-Edern L3 oui ben coment pouvez-vous concilier aujourd'hui votre circulaire contre le tchador et le libéralisme et euh je crois que c'est un un vrai problème (Bayrou 1, 19) 16- cet home que j'admire m'a doné ce que je souhaitais le plus au monde il m'a rien demandé en échange je ne l'aime pas + coment peut-il m'aimer moi moi c'est imposible + (Marais-Pivot, 35) 17- vous réalisatrice qui qui n'êtes pardon pas branchée dans le domaine des sciences coment pouvez-vous afirmer qu'on en a trouvé d'autres + puisque le docteur ele-même n'a pas eu ces donées (Roswel, 18) 18- L1 euh oui et il faudra + coment organisez-vous ça + les présentations et tout ça ils s'entendent bien entre eux enfin + L2 au fait + c'est quand les visites (Parodie 3, 5) 19- L3 premier janvier quatre-vingt treize alors L1 c'était la date d'aplication ele ne sera pas L3 coment jugez-vous coment jugez-vous la décision justement de la Grande-Bretagne de reporter au printemps prochain la ratification L2 je la juge mal (Miterand, 15) 20- L2 en tout cas c'est celui qui a pris un pays à l'agonie et qui a réusi en quelques anées à en refaire le premier pays de l'Europe + coment ont-ils fait parce qu'il a comencé par l'esentiel c'est-à-dire la réconciliation + (Bayrou 2, 4) 21- ils ont de plus en plus recours à l'embauche précaire d' auxiliaires et de vacataires qui sont licenciés sans aucune indemnité au bout de deux mois coment expliquez-vous ce paradoxe s'il vous plaît L1 André Rosinot (Grève, 20) 2- c'est représenté par une note + qui: + montre en fait + la puisance du personage dans tel ou tel domaine son niveau L1 et coment établit-on cete note L2 au départ à la création du personage ele se tire: par un semi-hasard par des jets de dés + (Jeux, 4) 23- et puis le faire évoluer dans dans un monde imaginaire + L1 et: le il se choisit coment le personage coment crée-t-il son L2 et eh ben le jeu de rôles: c'est d'abord euh: + coment dire un jeu qui se pase X come j'ai dit en monde imaginaire (Jeux, 2) 24- il arêtait pas de faire plein de bêtises L1 et coment l'avez-vous calmé + L3 bien + au début il était un peu méchant avec les autres et puis après il s'est habitué + (Parodie 3, 3) 25- tout le monde nous demande coment faites-vous pour pour aprendre des textes c'est très simple quoi donc + les gens vous leur demandez ils savent pas + (Métiers 1, 12)  Coment est-ce que  1- bref c'est le le créateur du: d'une bone partie en fait L1 et coment est-ce qu'il se base pour le scénario L2 coment est-ce qu'il se base pour le scénario + il crée un scénario avant la partie de jeu come par exemple: un romancier va écrire un roman + (Jeux, 7) 2- bref c'est le le créateur du: d'une bone partie en fait L1 et coment est-ce qu'il se base pour le scénario L2 coment est-ce qu'il se base pour le scénario + il crée un scénario avant la partie de jeu come par exemple: un romancier va écrire un roman + (Jeux, 7) 3- mais euh c'est c'est-à-dire est-ce que ça peut se présenter sous la forme d'un tremblement de tere + coment est-ce que ça va L4 tremblement de tere + non mais il peut y avoir une fisure + (Continent, 16) 4- enfin si on veut + changer de radio + paser d'une radio à l'autre + euh ils demandent beaucoup d'expérience quoi coment est-ce qu'ils vous testent L2 ils nous testent tout simplement euh il faut qu'on leur envoie une maquete (Sida, 11) 5- nous pensons + euh que nous alons les atraper d'ici un délai de d'une semaine pas plus + et euh ça ne se renouvelera plus L1 coment est-ce que vous pouvez l'afirmer L3 nous alons euh + je pense euh euh que nous avons étudié ça avec monsieur le P.D.G. (Continent, 10) 6- L2 alors je je voudrais te poser deux questions d'abord coment est-ce qu'ele a: coment est-ce qu'ele a fait pour acquérir tout ça et deuxièmement + quel(le) euh .. (Chris, 10) 7- le: dimanche et les jours fériés euh ça n'existe pas on ne conaît pas # L1 c'est bon là + coment est-ce  98 que vous procédez pour: pour organiser carément l'émision + L2 organiser l'émision alors + on a: au départ .. (Sida, 14) 8- sur les groses radios périphériques et les gros réseaux + là c'est des: centaines de persones # L1 euh: avez-vous des: des réunions des brefings enfin coment est-ce que vous procédez + L2 tous les quinze jours réunions de travail (Sida, 95) 9- donc coment est-ce que vous la lisez vous coment est-ce que vous: l'expliquez coment vous la justifiez L2 oh il faut + euh ce pourquoi j'ai j'ai aimé écrire ce livre il faut refaire l'histoire (Bayrou 3, 16) 10- vouloir une nation pure à tout prix donc c'est une + très vieile histoire cete afaire de de pureté qui euh: arive en efet euh jusqu'aujourd'hui L1 et coment est-ce qu'on est anti-intégriste alors qu'est-ce que c'est le combat à mener (Bayrou 2, 17) 1- alors les fonds de la radio c'est-à-dire l'argent coment est-ce qu'il vous vient quoi coment est-ce que vous procédez vous avez des sponsors vous + L2 ben on est obligé de se vendre on vend notre corps tous les jours (Sida, 9) 12- alors les fonds de la radio c'est-à-dire l'argent coment est-ce qu'il vous vient quoi coment est-ce que vous procédez vous avez des sponsors vous + L2 ben on est obligé de se vendre on vend notre corps tous les jours (Sida, 9) 13- donc coment est-ce que vous la lisez vous coment est-ce que vous: l'expliquez coment vous la justifiez L2 oh il faut + euh ce pourquoi j'ai j'ai aimé écrire ce livre il faut refaire l'histoire (Bayrou 3, 16)  Interogation directe, en tête, sujet lexical postposé  1- et caetera + coment se pase la grosese là c'est le médecin qui va + chef de service qui fait ce cours-là + euh coment se pase l'acouchement c'est souvent les sages-femes (Métiers 2, 41) 2- et caetera + coment se pase la grosese là c'est le médecin qui va + chef de service qui fait ce cours-là + euh coment se pase l'acouchement c'est souvent les sages-femes qui font ça + euh de la relaxation aprendre à respirer à se relaxer (Métiers 2, 41) 3- disons que la langue portugaise est ma langue maternele XX L1 m m + bon et après tu: tu tu as apris le le français coment s'est pasé le: ton aprentisage du français L2 euh au Portugal je j'en avais fait (Portugais, 1) 4- agresée personelement c'était plutôt par un + par un de mes chefs + mais jamais par un client non non L1 et coment se pase alors la relation avec le avec le le avec les chefs avec le personel L2 c'était très bien à part une fois je te dis (Poste, 5) 5- ce sont des marques des marques chères quoi donc les gens sont intéresés forcément L2 une question bête mais + justement coment réagisent les marques: oficieles entre guilemets par raport à + à ce type de comerce c'est top secret (Comerce, 18) 6- L2 ah c'est moi tout seul + L1 coment est né + ce projet L2 c'est pas un projet ça existait aux Preses de la Cité L1 m L2 puis un jour come ça je lui ai dit .. (Éditeur, 17) 7- L1 ouais + et au: Cameroun actuelement coment coment fonctione le: la la politique c'est-à-dire est-ce qu'il y a une chambre des députés (Cameroun, 10)  Interogation directe, en tête, sujet lexical antéposé (+ inv. comp. ou double marquage)  1- L2 et vous avez tourné ausi dans des films L1 oui oui L2 et coment le tournage se pase au cinéma + enfin qu'est-ce L1 quoi coment ça se pase L2 coment ça se pase enfin + coment vous travailez (Métiers 1, 21) 2- ça ocupe une partie de la troupe L2 d'acord L1 voilà L2 tiens et + justement et coment les rôles sont distribués L1 sont distribués oh généralement c'est l'administrateur + l' administrateur fait sa saison théâtrale (Métiers 1, 17) 3- j'ai comencé par vous parler au niveau ontologique + parce qu'au niveau ontologique l'être du réel pase en moi coment l'autre entre en moi coment moi deviens l'autre n'oubliez jamais cete cete préalable (Anthropologie, 13) 4- j'ai comencé par vous parler au niveau ontologique + parce qu'au niveau ontologique l'être du réel pase en moi coment l'autre entre en moi coment moi devient l'autre n'oubliez jamais cete cete préalable (Anthropologie, 13) 5- queles sont les méthodes employées qu'est-ce que fait le maître en clase et + après + <O 2>eux | euh<O F> coment les enfants font de la production écrite + coment le maître arive à f= arive-t-il à leur faire faire de la production écrite + ça c'est pas facile non plus + (Didactique, 4) 6- L3 ma ré= ma réponse c'est la deuxième chose L1 bon alors coment cela peut-il s= L3 c'est la  99 deuxième action L1 coment cela peut-il s'organiser euh on a vu euh: cete semaine être publié: le raport France L'An 200 sous la présidence d'Alain Minc (Bare, 8) 7- L4 et atends + coment le chien il peut pas avoir le SIDA et l'home il peut l'avoir + c'est presque pareil L2 le chien et non et non c'est pas presque pareil + (Bele de Mai, 147)  Interogation directe, in situ, sujet pronominal antéposé (+ double-marquage) 1- il a fait non je crois pas il a dit ils peuvent pas avoir le SIDA il il croit pas + le chien il est maintenant il faut il faut qu= il faut qu'il s'en débarase coment la la persone après on va dire ouais + euh + cete persone a la SIDA on sait pas coment + (Bele de Mai, 145) 2- L2 moi je viens de Strasbourg + mais mes parents ils sont Chaouis L5 tes parents sont Chaouis + eux ils l'ont apris coment + L2 la langue + c'est + euh + ma grand-mère à ma mère ele lui parlait tout le temps chaoui + (Bele de Mai, 18) 3- alors bon ça nous stimule un peu quoi + c'est pas énorme mais bon + c'est déjà ça L1 et tu as trouvé ça coment + L2 ben j'ai trouvé ça euh en parlant avec des amis + et euh et come ça en parlant (France Plus, 6) 4- ah oui ça c'est c'est c'est évident L1 m tu la trouves coment maintenant plus ou moins riche: plus ou moins + bele + plus ou moins facile + je sais pas plus ou moins importante (Portugais, 23) 5- est-ce que vous êtes secondés + euh + du point de vue d'une hiérarchie + dans la société vous vous situeriez coment L2 tout dépend eh bien tout dépend du type de chantier qu' on a + (Construction, 4) 6- L1 à vingt-quatre heures de Bercy vous vous sentez coment + ça va + L2 ça va bien le trac quand même mais euh mais relativement sereine (Mylène Farmer, 1) 7- alors par exemple en ce qui concerne les exercices euh d'un cours + alors ça se présente coment + déjà de sur un exercice euh je reprends les titres des compétences à savoir (Métal, 19) 8- L1 euh et le soir tu avais des tours de garde non L2 oui quand j'étais de service L1 et ça se pasait coment combien de jours: L2 et ben: on faisait ça c'est le gradé de service qu'on apelait il venait euh admetons le: le lundi il remetait à chacun de nous une .. (Armée, 7) 9- ceux qui faisaient du marché noir + à ce moment-là se sont + vraiment enrichis ++ L2 ça se pasait coment + L1 ça se pasait ben: tu alais à l' épicerie (Guere, 1) 10- ele nous avait fait ri= sourire quand même mais sur le coup moi j'ai un peu: + j'ai un peu manqué quoi L2 et pour le: le rationement ça se pasait coment L1 ah ben tu faisais la queue hein (Guere, 5) 1- L2 et: pour les maladies enfin pour les les docteurs ça se pasait coment L1 les docteurs ah ben pendant la guere entre trente-neuf quarante + ben il y avait que les vieux docteurs (Guere, 9) 12- tout dépend de la façon dont la maman reçoit le bébé bien sûr L2 et dans la plupart des cas ça se pase coment de la part de de la maman L1 quand même dans la plupart des cas des cas bien + (Métiers 2, 13) 13- L1 la pneumosystose s= c'est quoi L3 la pneumosystose + est une infection pulmonaire + qui euh: qui se manifeste coment ben par un esouflement à l'efort par une toux sèche et continue par: une fièvre: + fébricule (Sida, 92) 14- son père ne s'est pas comporté en père si je puis dire + et c'est peut-être là que + qu'il y a la faile: L4 il s'est comporté coment XX L1 atends il y a W= il y a Wendy qui pose une question et après je te réponds (Rouseau, 12) 15- et une fois que j'aurai tout ça je pourai(s): tenter de: d'y aler L1 et alors tu vas t'aranger coment L2 eh bien là je vais aler préparer ce stage par l'A.N.P.E.: puisque j'ai reçu une convocation (Convocation, 7) 16- L2 quand la neige est + est un peu glacée + il y a les traces des skis + L1 ouais + L2 et pour suivre le chemin quoi c'est + L1 tu te mets coment come s= sur le côté + L2 ouais il faut forcer des fois + L1 parce que tu es tu es tordu quoi (Sports, 1) 17- L2 je l'ai évoqué souvent en tout cas j'aime beaucoup ce mot j'aime bien jouer avec les mots L1 vous l'imaginez coment ce lac + L2 très noir L1 et l'enfer ++ (Mylène Farmer, 23) 18- il lui dit je l'aime + si il parle à un copain il lui dit c'est mon ami si l'autre il lui dit c'est coment ton ami + ah ben il faut vraiment que il peut pas lui dire c'est ma petite amie exemple + il doit lui dire qu'il + c'est sa s= il l'aime (Bele de Mai, 26) 19- L2 ouais + l'hélicoptère c'est bien + j'ai bien aimé + L1 c'est vrai + ah ouais c'est vrai que moi je j'en ai jamais fait + L3 tu étais coment alongé + dans l'hélicoptère + L2 non j'étais asis (Sports, 21) 20- L2 à mon avis ils sont dans la pousete ils sautent ils te frapent oh c'est quoi ça + c'est des petits diables L4 c'est coment oh c'est pas L3 oh mais il y a pas rien que le quartier + il y a beau= plusieurs  100 quartiers (Bele de Mai, 125) 21- [le parapente] ça m'a plu + j'aimerais bien en refaire + L1 c'est coment + c'est coment quand on se lance + L2 ben c'est + c'est génial + la sensation qu'on a + de s'envoler come ça (Sports, 1) 2- L1 quand vous euh quand vous écrivez + vos textes L2 m L1 vos chansons + euh vous écrivez coment où la nuit le jour euh euh chaudement habilée dévêtue euh seule pas seule + (Mylène Farmer, 18) 23- L2 voilà exactement et il lui échape coment par le divertisement L1 =sement ah oui et pour se enfin euh se divertir L2 oui oui L1 ah mince je sais plus (Bac Français, 18) 24- ça tu le comprends coment toi L1 ben + je le comprends coment c'est-à-dire L2 ben + je sais pas moi + il tue le mec qui + qui était le tortionaire (Ionesco, 8) 25- on y est alé en plein été ça venait d'ouvrir + L1 et tu y es alé coment + L2 XX en car + heureusement on est resté trois jours + sinon on (n') aurait rien pu voir (Boulots d' été, 12) 26- L2 non euh L1 toi les voyages que tu as efectués ça se pase coment en général L2 ben chaque fois que je suis partie donc moi ausi je suis partie avec mes parents ou avec une organisation donc c'est toujours organisé (Voyage, 2) 27- L1 ouais mais il faut avoir une voiture c'est toujours pareil + L2 m et là à côté des facultés c'est très cher + L1 ouais + L2 sinon les poires c'était coment + L1 c'était horible L2 c'est fatigant non L1 ouais c'est: j'ai atrapé des coups de soleil partout (Boulots d' été, 19) 28- ça tu le comprends coment toi L1 ben + je le comprends coment c'est-à-dire L2 ben + je sais pas moi + il tue le mec qui + qui était le tortionaire enfin le policier (Ionesco, 8) 29- et puis le faire évoluer dans dans un monde imaginaire + L1 et: le il se choisit coment le personage coment crée-t-il son L2 et eh ben le jeu de rôles: c'est d'abord euh: + coment dire un jeu qui se pase X come j'ai dit en monde imaginaire (Jeux, 2) 30- c'est-à-dire: le seul parti au pouvoir: + donc il y a encore du chemin à faire dans ce sens L1 et il s'apele coment euh le ce parti au pouvoir L2 euh le seul parti au pouvoir ça s'apele R.D.P.C. (Cameroun, 5)  Interogation indirecte, en tête, sujet pronominal antéposé (+ double marquage)  1- nous + on étudie surtout + cete anée coment il a apris la lecture + queles sont les méthodes employées qu'est-ce que fait le maître en clase et + après + coment les enfants font de la production écrite + coment le maître arive à f= arive-t-il à leur faire faire de la production écrite (Didactique, 4) 2- L1 peux-tu: rentrer dans les détails m'expliquer euh euh m + qui c'est qui a marqué + combien on a gagné euh coment ça s'est déroulé euh L2 c'était un match tendu (Khamel, 5) 3- L2 ouais ouais c'est exact L1 m peux-tu me + me dire euh qu'est-ce que tu y fais coment tu y vis: euh me euh me parler un peu de ta famile de tes copains euh L2 voilà j'habite à Font-Vert + ça fait: + vingt-cinq ans (Khamel, 1) 4- bon je sais pas de quoi m de quoi je peux te parler + m: si tu veux je peux te raconter coment je suis venue à Barcelone: et: + et qu'est-ce que je fais + m: (O.N.G., 1) 5- L3 alors bien + je vous raconter une histoire pour que vous voyiez coment + ça se pase + alors un jour + une maman + ele m'a dit + bien .. (Parodie 3, 2) 6- L2 ouais eh ben Tahar il avait un cousin tu sais je sais pas coment il s'apelait il s'est pris une jam= une bale dans la jambe une bale perdue (Bele de Mai, 120) 7- une antene ils lui ont jetée sur la tête L3 ah ouais euh Yousef L2 je sais pas coment il s'apele L3 ouais il s'apele Yousef L2 il est tombé sur la tête + c'est pas des fous + je te le jure il est tombé sur la tête (Bele de Mai, 13) 8- L2 voilà L1 alors + vous avez maintes fois raconté coment un beau jour à cause d'un décalage horaire: pour perdre une heure: vous êtes rentré dans une librairie (Éditeur, 19) 9- mais + vous vous êtes asocié avec lui mais avant j'aimerais que vous nous racontiez coment et dans quele(s) condition(s) vous avez + rencontré euh: Robert Lafont L2 je l'ai rencontré quand il savait pas ce qu'il alait faire à Marseile en quarante-cinq (Éditeur, 14) 10- Aristote il était dans le dernier groupe et maintenant regarde coment il a progresé demande-lui coment il a fait si tu comprends pas au moins + L2 il faut que je + il faut que je te transforme en crapaud hein + (Parodie 4, 9) 1- ce qui va compter c'était euh euh c'est c'est ce que tu vas dire + c'est de savoir coment tu vas présenter la météo + bon donc + on comence + L2 c'est dur XX (Continent, 40) 12- L2 ils ont dit parce que le singe il mangeait la viande crue ou je sais pas quoi et il a eu le SIDA et il l'a  101 refilé à un humain L5 alors explique-nous coment il a pu le refiler à l'humain L1 ben oui L4 il l'a frapé L2 ils se sont batus (Bele de Mai, 148) 13- y a-t-il un acent surtout pour le pour les acents ah là là oui là c'était vraiment la folie je savais pas coment il faut même maintenant je je je sais pas trop coment il faut les placer + je trouve que c'est une langue qui est très dificile à aprendre (Portugais, 24) 14- aler aux réunions: dans les vilages écouter: + écouter un petit peu coment: coment ça fonctionait non + chaque mois: + chaque feme chaque mois doit: + doner: une petit peu d'argent + dans un fond comun + (O.N.G., 74) 15- L4 sûr mais Hitler il était en tête de eux + il donait + par exemple le signal + coment il faut aler coment il faut faire + mais parce que ils ont pas je crois bien ils ont pas de + de cerveaux là come ils disent là + (Bele de Mai, 36) 16- ils voyagent come ça ils font ça ils font ça L1 oui L4 non mais je comprends pas + coment ils font paser + tu as i= ils fouilent les frontières ils fouilent (Bele de Mai, 138) 17- L2 ouais mais + dix kilos tu vas cacher dans les chausures L4 je te demande coment ils font paser + parce que vous avez vu combien co= L2 peut-être des fois ils s'entendent eh L4 combien combien combien ça pase là coment (Bele de Mai, 139) 18- il a quatre vélos: il a l'ordinateur + L2 quatre L1 quatre + quatre + je sais pas coment il en fait parce qu'il peut pas monter sur quatre à la fois + il a l'ordinateur il a plein de trucs + donc L2 il est l'enfant unique (Didactique, 16) 19- L3 moi j'ai reconu que Jesica mais j'ai pas reconu Julia mais je sais pas coment j'ai fait mais + je me dis ele me L1 moi tu me disais quelque chose hein j'ai dit + tu la conais pas (Parodie 1, 15) 20- je l'ai gafé il y avait un talus qui faisait ouh quinze mètres de haut des espèces d'éboulis je sais pas coment j'ai fait je l'ai monté mon pauvre la queue levée + le saumon devant moi au bout de la gafe la cane tout je suis arivé en haut je sais pas (Saumon, 2) 21- Aristote il était dans le dernier groupe et maintenant regarde coment il a progresé demande-lui coment il a fait si tu comprends pas au moins + L2 il faut que je + il faut que je te transforme en crapaud hein (Parodie 4, 9) 2- il falait qu'ils entasent les + qu'eles metent les tases jusqu'à ce que ça déborde et tout m + tu me diras déjà je me demandais coment ils feraient pour en trouver beaucoup L1 oh L2 là c'était un peu l'esprit (Ionesco, 6) 23- et à chaque fois: il faut esayer + sinon de reconstituer le tableau du moins de voir coment tout cela est + visuelement organisé + alors la première chose à faire c'est le vocabulaire puisque + (Poésie, 8) 24- L1 alors une une des raisons que qu'on sent bien dans le livre c'est votre volonté de montrer coment il a été le pacificateur d'une France éclatée ce sont vos propres termes entre: le Duc de Mayene le Duc d'Aumale le Duc de Guise (Bayrou 2, 3) 25- L4 ça veut dire + que toi tu vas parler de + de où tu étais + coment ils étaient habilés + et nous on va te parler de où on était + come ça on fait la diférence L2 et ele ausi ele va parler puisqu'ele ele est de Constantine (Bele de Mai, 4) 26- moi Continent + ça m'atire déjà pour euh la qualité parce que ces nouveaux magasins j'ai voulu l'esayer et euh voir coment c'était et ça m'a plu quoi + (Continent, 36) 27- et puis il y a d'autres jours où j'ai vraiment vachement de dificultés + où je bute sur des mots + ou je sais pas trop coment il faut les dire + ou ou alors c'est c'est dingue mais ça c'est une faute typique (Portugais, 72) 28- si il y a pas de guere mondiale tu vas voir coment ça va dégénérer L4 tout le monde va mourir un jour c'est obligé qu'on meure L2 mais tu vas voir + (Bele de Mai, 154) 29- pour qu' ils voient un peu queles étaient les: + quele était la morphologie un peu de l'étape: et voir coment on pouvait comencer à: + à faire des pièges à tendre des pièges aux autres et: + (O.N.G., 17) 30- euh parce que justement je cherche à à à sortir de de de cete image un peu caricaturale et d'esayer de de montrer que coment on peut justement avoir une autre vision du social euh il y a un grand défi que nous avons en comun + (Madelin, 24) 31- L3 monsieur Mazeroles come économiste je n'ai jamais compris coment on peut atacher telement d'importance à des chifres mensuels + (Bare, 2) 32- mais pendant la clase je fais que observer + et je prends des notes + par exemple nous + on étudie surtout + cete anée coment il a apris la lecture + queles sont les méthodes employées qu'est-ce que fait le maître en clase (Didactique, 3) 3- étude qui a été publiée dans Le Monde et: qui indique coment depuis novembre 193 on aperçoit  102 une lente amélioration mais une amélioration régulière dans le domaine de l'emploi (Bare, 1) 34- c'est pareil tu peux très bien détester ça come adorer bon c'est c'est la même chose quoi ça vient come ça + et puis voilà et puis bon euh à côté de ça faut voir coment + coment tu le resens quoi c'est il y a certaine persone ça va être un dégoût euh d'entrée (Corida, 1) 35- c'est peut-être vrai quoi moi je suis jamais alé en Kabylie je sais pas coment ils sont les + les femes Kabyles hein + c'est peut-être vrai + parce que moi j'ai seulement vu des + des femes chaouis des femes + ouranaises (Bele de Mai, 3) 36- ele va te ele va maroner de toi + sans sachant que c'est toi ele va dire ele va dire regarde lui coment il est et tout et tout toi tu vas lui dire tu te rapeles quand tu étais petite tu voulais faire puéricultrice (Bele de Mai, 87) 37- mais lui il se dit regarde regarde ma mère come ele est regarde mon père come il est regarde mes frères coment ils ont fini moi tu veux que je monte + c'est come ça eh (Bele de Mai, 102) 38- c'est ausi un livre sur eux vous verez coment cete hypothèse-là ele aparaîtra peut-être euh plus plausible que que que qu'aux yeux de certains aujourd'hui (Bayrou 2, 16) 39- il falait savoir tout faire hein + et puis les monter sur fil de fer et + et les liliums vous savez coment que c'est c'est une fleur qui a cinq pétales come une étoile de mer (Fleuriste, 46) 40- je sais pas si ça se fait encore maintenant les arpètes chez les fleuristes je sais pas coment que ça s'aprend le métier + L2 les aprentis L1 je me suis= + ah oui c'est les aprentis (Fleuriste, 5)  Interogation indirecte, en tête, sujet lexical antéposé + sujet lexical postposé  1- nous + on étudie surtout + cete anée coment il a apris la lecture + queles sont les méthodes employées qu'est-ce que fait le maître en clase et + après + coment les enfants font de la production écrite + coment le maître arive à f= arive-t-il à leur faire faire de la production écrite (Didactique, 4) 2- L1 tu t'es habilée coment pour: + le défilé L2 ben ils nous avaient: prêté des: habits du pays bien sûr pour montrer: euh coment les femes s'habilent là-bas + eles: portent: souvent des longues robes ou des jupes avec des te shirts très colorés hein ils adorent les couleurs (Club Med, 3) 3- mais on ne voit pas du tout + coment on a: Baudelaire a pu trouver l'inspiration dans ses Poèmes en Prose à partir d'Alosiuys Bertrand car ce sont des univers non seulement + poétiques mais: culturels très diférents (Poésie, 2) 4- L2 bien + il y a quelqu'n qui m'a proposé + de + ce métier + enfin j'av= j'ai fait des j'ai étudié le Français + j'ai étudié + ausi un peu coment les enfants parlaient + et + après il m'a proposé de faire écrivain + voilà + (Parodie 1, 14) 5- ce que je peux dire parce que ça me paraît être du bon sens politique c'est que je vois mal coment un président de la République venu quand même du du du camp du progrès au sens large pourait gouverner avec cete asemblée (Jospin 2, 2) 6- L2 en tous cas une: une question que L1 oui: L2 j'ai à te poser + je voulais savoir coment tu: coment les asociations fonctionaient + avec la recherche c'est-à-dire + (Sida, 15) 7- parce que Marina Warner écrit toujours sur ces deux plans ele esaye de montrer coment le le pasé agit come un calque c'est le mot qu'ele a employé en français puisqu'ele parle très bien français sur sur le présent (Letres ouvertes, 4) 8- L1 alors tu peux me dire coment t'est venue la pasion de la corida + L2 c'est ça ta question L1 c'est ma question L2 oh putain + (Corida, 1) 9- L2 non je pense que + il faut regarder euh coment se présente le paysage et si on peut être: utilement euh candidat pour participer (Chevènement, 17) 10- on leur parle de l'anesthésie péridurale des méthodes analgésiques qu'on peut avoir on leur dit coment se pasera ausi la semaine après les couches les examens qu'on fera à leur bébé (Métiers 2, 43) 1- et: souvent ils ils petit à petit ils ont apris à se batre + et avec ces positions qu'ils ont aprises + et ils ont regardé ausi + coment faisaient les animaux + ils ont regardé + les le style de la grue: ils ont regardé + le style de du tigre + (Arts martiaux, 2)  Interogation indirecte, in situ  c'est mieux les petits blocs privés eh L5 et la dernière fois quand je t'avais demandé ton quartier tu le trouves coment tu m' avais dit pouri L3 ouais il est pouri + mais m= bon le quartier + en généralité il est pouri (Bele de Mai, 127)   103 Coment + infinitif, directs et indirects 1- s'agisant d'une gestion plus démocratique par exemple + de la monaie unique + coment être fidèle à ces principes s'agisant + de l'objectif asigné à la gestion de la monaie unique (Séguin, 15) 2- qui sont quand même des acquis de la construction européene coment concilier ces valeurs avec l'élargisement à vingt-sept voire trente pays coment le faire L1 alors X (Delors, 10) 3- coment concilier ces valeurs avec l' élargisement à vingt-sept voire trente pays coment le faire L1 alors X L2 et deuxièmement coment le faire tout en gardant une Europe qui selon moi doit être une puisance politique généreuse et forte (Delors, 10) 4- coment concilier ces valeurs avec l' élargisement à vingt-sept voire trente pays coment le faire L1 alors X L2 et deuxièmement coment le faire tout en gardant une Europe qui selon moi doit être une puisance politique généreuse et forte (Delors, 10) 5- L2 et deuxièmement coment le faire tout en gardant une Europe qui selon moi doit être une puisance politique généreuse et forte coment faire les deux en même temps L1 alors av= avant de paser L2 vous avez vu le spectacle (Delors, 1) 6- donc quand même: les fondations de la maison Europe sont là alors maintenant coment coment faire l'architecture de cete maison L1 alors euh oui même avant de: en faire l'architecture savoir qui doit entrer dans la maison alors euh vous avez publié un livre (Delors, 6) 7- je crois que le vrai problème c'est le contrôle des marchés publics L1 m alors coment faire L3 je n'irai(s) pas jusqu'à la nationalisation L1 coment faire parce qu'il y a un certain nombre de il y a un certain nombre de (Bare, 23) 8- L1 m alors coment faire L3 je n'irai(s) pas jusqu'à la nationalisation L1 coment faire parce qu'il y a un certain nombre de il y a un certain nombre de sugestions qui sont faites (Bare, 23) 9- L1 à l'âge de quatorze ans + d'un seul coup j'ai décidé d'être fleuriste + alors coment faire eh ben on m'a mis arpète dans une maison au Palais Royal c'était un beau quartier c'était joli (Fleuriste, 1) 10- puis l'ascenseur m'a montée jusqu'en haut + il y avait cinq étages je crois + j'alais qu'au troisième coment faire pour faire redescendre cet ascenseur + j'ai pas su + alors j'ai sorti ma corbeile + sur le palier (Fleuriste, 49) 1- en efet ce sont les pubs les plus frileuses qu'on puise qu'on puise faire on voit jamais rien on voit jamais rien de: coment metre un préservatif + il y a aucune pub + euh faite par l'Agence Française de Lute contre le SIDA (Sida, 70) 12- parce que c'est une question complexe et il y a des études très très s= précises très sérieuses qui sont faites là-desus coment rendre l'État-providence sélectif je peux pas vous expliquer ça L1 m L3 en deux minutes mais c'est tout à fait posible (Bare, 12) 13- L2 ah oui il y a énormément de fautes ça c'est-évident L1 dis-moi qu'est-ce que tu: L2 dans certains mots l'acentuation ils savent pas coment les prononcer par exemple les mots puisqu'il y a l'acent français + (Portugais, 69) 14- il y a des: + des jeux tout ça c' est: + vraiment bien + je sais que quand tu reviens ici euh + tu es un peu dépaysé(e) + tu sais plus coment organiser tes journées + L1 et tu as vu des gens célèbres là-bas + (Club Med, 17) 15- et j'esaye m'inscrivant dans le nouveau contexte qui a été cré de voir coment metre en oeuvre ces principes coment metre en oeuvre ces principes s'agisant d'une gestion plus démocratique par exemple + de la monaie unique (Séguin, 15) 16- et j'esaye m'inscrivant dans le nouveau contexte qui a été cré de voir coment metre en oeuvre ces principes coment metre en oeuvre ces principes s'agisant d'une gestion plus démocratique par exemple + de la monaie unique (Séguin, 15) 17- L2 non non au début on + faut quand même pendant trois jours euh + du matin au soir on s'entraîne: il nous aprend coment + faire tenir sa voile tout ça plein de trucs + techniques: il nous aprend ausi les vents un peu (Sports, 2) 18- justement quand le garçon + il a une copine lui-même quoi enfin une maîtrese enfin je sais pas coment apeler ça + L2 m L1 euh est-ce qu'il y a pas de rivalité(s) justement de sa part (Amitié, 9)  Coment sans verbe indir et dir 1- L3 les charges ausi ça augmente eh L4 coment on va faire pour payer + L5 je suis pas le président je peux pas vous répondre eh L2 eh ouais tu lui poses la question coment il peut rien faire eh L4 ah oui on va alez ah tout de même euh (Bele de Mai, 78) 2- L2 eh ouais mais ça ça serait pas juste ausi eh L4 eh si c'est juste voilà ça euh L2 eh non coment toi  104 tu travailes + tu tu fais des longues études tu travailes tu t'arêtes pas + pour que tu as un bon métier + dès que tu as un bon métier les gens ils vont te .. (Bele de Mai, 79) 3- tu sens que tu choisis ta langue + en fonction des sujets abordés + des des sujets dont tu parles L2 ah oui ça sans aucun doute + oui + moi je pense que L1 coment raconte-moi un peu coment L2 par exemple je je sais que quand je parle de philo de philosophie: je sais j'ai plutôt tendance à parler en français + (Portugais, 12) 4- tu t'intéreses plus au Portugal L1 m L2 ah oui tout à fait L1 coment explique-moi un peu L2 parce que je suis j'adore la philo je veux dire et et ça m'a permis c'est c'est vraiment de voir les choses très diféren= d'une façon très diférente (Portugais, 48) 5- à la suite de l' échec aux Européenes les quinze pour cent euh L3 six mois L1 euh et donc coment L3 je je précisais que Michel Rocard avait quité ce parti depuis six mois L4 oui pas six mois (Jospin 2, 24) 6- L2 non non je suis pas + L1 hein L2 je n'y suis pas L1 ben coment + L2 non non L1 mais c'est marqué que vous XX L2 même Marcel Carné croit que j'ai tourné dans le film (Marais-Pivot, 21) 7- pourquoi avez-vous menti L2 oui oui je mentais oui + L1 pourquoi avez-vous menti là L2 coment L1 pourquoi avez-vous menti L2 parce que j'étais un petit ariviste + prêt à tout + L1 ah + (Marais-Pivot, 36) 8- L1 est-ce que tu penses que dans un bar on peut voyager L2 ben oui L1 coment L2 je sais pas euh si je me retrouve avec Ali dans un bar euh je vais voyager (Voyage, 15) 9- mais il fait grève parce que il voit ses ses camarades + ils sont contre lui il dit coment toi tu gagnes ça nous on gagne ça alors il a dit moi ausi je fais grève come ça vous avez plus + c'est pas que pour ça eh + (Bele de Mai, 52) 10- et et et les Kabyles ça leur plaisait pas trop ils disaient com= coment avant vous étiez des Berbères maintenant vous parlez un peu plus euh l'Arabe dialectique que que que le chaoui (Bele de Mai, 17) 1- la politique agricole c'était en soixante-deux et en soixante-deux les Américains ont dit coment vous prenez des mesures qui ont une alure protectioniste nous voulons une compensation (Miterand, 10) 12- après quand ele va grandir ele va se plaindre L3 m L2 ele va dire coment je touche ça ça ça c'est ele qui a choisi ce métier quand ele était petite ele a dit je veux être + puéricultrice + on l'a pas dit de choisir ça nous eh + (Bele de Mai, 83) 13- et toi tu vas pas être d'acord tu vas dire coment moi j'ai travailé plus que vous je me suis fatigué jour et nuit et vous vous maronez (Bele de Mai, 80) 14- L1 é= conclusion L4 coment une conclusion L5 ben je sais pas qu'est-ce que vous pourez dire deux trois mots là pour terminer + (Bele de Mai, 178) 15- mais ça t'avancera à quoi: L2 ben ça m'avancera L1 à part de subvenir à l'imédiat + L2 coment ça de subvenir à l'imédiat L1 et bien: on te paiera là + mais ça va te faire avancer en quoi dans tes projets (Convocation, 14) 16- L5 vous avez comencé vous à étudier quele langue L4 coment quele langue L5 vous venez tu tu viens d'où L2 moi je viens de Strasbourg + mais mes parents ils sont Chaouis (Bele de Mai, 18) 17- L3 ça veut dire que + ils ont plus de droits + L4 coment plus de droits L2 plus de droits en quoi L3 ils ont plus de droits + les femes ils ont plus de droits + (Bele de Mai, 2) 18- il arivait plus à remonter sur la falaise telement il y avait des vagues L2 et coment ça il arivait plus à remonter L1 ben il était parti nager + et il y avait telement des groses vagues + qu'il arivait plus à s'acrocher à la falaise + (Boulots d'été, 3) 19- la compétence C un zéro + un donc il y a L1 oui L2 pas pas mal d'autres choses euh L1 coment ça la compétence C dix un + euh c'est-à-dire L2 ben je t'en ai parlé tout euh au début ça concerne euh: la partie (Métal, 1) 20- est-ce qu'eles vienent avec déjà enfin juste pour vous voir pour pour demander un conseil ou eles ont déjà des problèmes L1 des problèmes coment L2 et justement L1 eles vienent parce qu'eles désirent une contraception (Métiers 2, 6) 21- tu sens que tu choisis ta langue + en fonction des sujets abordés + des des sujets dont tu parles L2 ah oui ça sans aucun doute + oui + moi je pense que L1 coment raconte-moi un peu coment L2 par exemple je je sais que quand je parle de philo de philosophie: je sais j'ai plutôt tendance à parler en français + (Portugais, 12) 2- maintenant il faut il faut qu= il faut qu'il s'en débarase coment la la persone après on va dire ouais + euh + cete persone a la SIDA on sait pas coment + L1 je je pense pas + L5 enfin on + voilà on on est come eux quoi on pense pas (Bele de Mai, 145)   105 Exemples de où  Interogation directe, in situ 1- L5 les États-Unis L3 ouais L5 ah bon tu as entendu ça où + explique-nous L3 je sais pas moi (Bele de Mai, 163) 2- L2 ils sont plus atentifs et ils sont plus drôles L1 et vous montez où: en général L2 dans la forêt de Saint-Germain ++ euh c'est en: les les écuries où j'ai mes chevaux (Éditeur, 8) 3- L2 si c'est bien préparé ça peut être très apétisant L1 m m + et + où est-ce que + tu es née où L2 ben moi je suis née en région parisiene mais j'ai été élevée en Bretagne (Algues, 12) 4- L1 votre responsabilité ele + comence + avec les travaux avec le début des travaux et puis euh: ele prend fin où L2 eh bien ma responsabilité ele comence c'est-à-dire euh lorsque le client se présente déjà à l'agence + (Construction, 6) 5- puis sinon ben j'ai travailé + je suis pas repartie L1 tu as travailé où L2 au(x) péage(s) (Boulots d'été, 13) 6- est-ce qu'on a vu un un cond= un + juste une patrouile + L3 mais dans le quartier mais ils vont y aler où L2 mais tu as pas vu euh tu te rapeles de la dernière fois (Bele de Mai, 46) 7- L1 ben nous on y: on a voulu y aler mais on s'est pas arêté + L2 vous êtes alés où L1 on est alé à Valence + (Boulots d'été, 5) 8- mois de mai je suis partie à: Perpignan + L1 ah ouais moi ausi + c'est bizare + tu as été où L2 à: côté dans un petit vilage + c'est Port Leucate (Boulots d'été, 1) 9- les sous euh eh ben tu tu les trouves les sous eh si si vraiment tu tu L3 où tu les trouves où L4 et il y a l'aide de l'État (Bele de Mai, 89) 10- L5 vous avez comencé vous à étudier quele langue L4 coment quele langue L5 vous venez tu tu viens d'où L2 moi je viens de Strasbourg (Bele de Mai, 18)  Interogation directe, in situ, sans verbe 1- L2 tu es + tu es quoi toi + tu es + tu es algériene L3 ouais L2 algériene d'où L3 Constantine (Bele de Mai, 1) 2- L4 ben je change de pays L2 tu changes de pays qu'est-ce c'est L3 pour aler où + d'Algérie en France L2 ouais L3 de France où + L4 eh eh je sais pas (Bele de Mai, 41)  Interogation directe, inversion 1- L1 il y a un Go Sport et vous avez vous-même présenté dans votre grande surface des articles de sport + alors + où est le choix pour le pour le demandeur L2 eh ben tout dépend d'abord de son argent (Continent, 34) 2- et et ils exercent des prix qui sont au au desous des des magasins qui sont dans les quartiers tout ça L4 et où se situe Continent L3 et où se situe Continent L2 franchement je sais pas (Continent, 43) 3- et et ils exercent des prix qui sont au au desous des des magasins qui sont dans les quartiers tout ça L4 et où se situe Continent L3 et où se situe Continent L2 franchement je sais pas (Continent, 43) 4- on est en train de réfléchir pour euh esayer de le remetre droit ou alors de le consolider L3 d'où est venue cete idée de construire un supermarché futuriste + futuriste L2 nous avons fait des sondages auprès des clients (Continent, 4)  Interogation directe, avec est-ce que 1- L2 si c'est bien préparé ça peut être très apétisant L1 m m + et + où est-ce que + tu es née où L2 ben moi je suis née en région parisiene mais j'ai été élevée en Bretagne (Algues, 12) 2- L2 je pars + à peu près un wek-end: tous les mois + faire du voilier L1 et où est-ce que tu vas L2 généralement c'est vers Saint-Mandrier + vers euh Toulon (Algues, 2) 3- m bon Jean-Piere Chevènement on va parler un petit peu de vous hein quand même alors euh politiquement où est-ce que vous êtes: vous ne regretez pas d'avoir rompu avec le: le Parti socialiste en quatre-vingt-treize L2 non pas du tout (Chevènement, 1)  Interogation directe, sans est-ce que, sans inversion 1- les sous euh eh ben tu tu les trouves les sous eh si si vraiment tu tu L3 où tu les trouves où L4 et il y a l'aide de l'État (Bele de Mai, 89)  106 2- L2 j'adore voyager + L1 où tu vas L2 alors le dernier voyage que j'ai efectué c'était à Noël dernier + c'est en Tunisie (Afrique, 1)  Interogation indirecte, inversion lexicale 1- L1 et euh au niveau de la situation géographique vous avez situé exactement où se trouvait euh Continent L2 bon Continent se trouve à Marseile dans les dans les environs de Saint-André (Continent, 20) 2- L2 vous savez se déclarer candidat c'est le meileur moyen de + de de de faire voir où sont vos vos amis hein L1 atendez ne le découragez pas (Chevènement, 17)  Interogation indirecte, sujet pronominal sans inversion 1- hein coment vous pouvez dire une tele chose + L2 je ne sais pas où vous m'avez entendu euh m'exprimer L1 bon alors les journalistes ne racontent que des insanités (Chevènement, 2) 2- là ausi c'était chouete on avait tous rendez-vous à la gare à Paris on savait pas où on alait on est tous montés dans un train (Cathy, 7) 3- on est tous montés dans un train + et on savait pas où on alait on a ateri à à l'hôtel Normandy + à Deauvile (Cathy, 8) 4- eux + ont fait leur vie en Algérie + alors ben + tu vois un petit peu déjà d'où ça part + à savoir que j'ai + un père donc: + qui né là-bas (Algérie 93, 12)  Interogation indirecte, avec sujet en double marquage 1- L5 c'est vrai qu'il est en Afrique en ce moment L2 il se paie des vacances L3 ouais on se demandait bien où il était lui eh L1 il est au Benin (Bele de Mai, 64) 2- la fête des moutons + tu as vu + eh ben où ils le tuent le mouton + les gens + si vraiment ils ont pas d'endroit pour le tuer + ils vont à l'abatoir (Bele de Mai, 130) 3- ils écrivent sur les murs ausi dans + L2 ouais L4 par exemple où il habite Mousa + tu conais où il habite Mousa + L3 oui je sais (Bele de Mai, 19)  Interogation indirecte, avec c’est que 1- il s'est retiré il est parti je sais pas + où c'est qu'il est parti et L4 il devrait paser aux informations L2 voilà (Bele de Mai, 61)  Exemples de pourquoi  Interogation directe, sujet pronominal antéposé (+ double marquage) 1- L1 pourquoi tu vas ausi souvent à la campagne L2 ben parce qu'on a une maison euh on a une maison là bas (Campagne, 1) 2- L4 d'acord alors pourquoi on apele pas les quartiers Est toi ausi + eh ben je demande L3 parce que c'est sorti come ça le mot (Bele de Mai, 13) 3- L4 alors pourquoi les quartiers Sud on les d= on les apele pas les quartiers Sud L3 parce que les quartiers Sud c'est des quartiers bourgeois (Bele de Mai, 13) 4- L1 coment vous les apelez + L4 les ghetos L2 les ghetos L1 pourquoi vous les apelez come ça + L2 non L4 parce que c'est mal fréquenté (Bele de Mai, 10) 5- L1 et d'après vous pourquoi ça en est arivé là + à ce point L4 parce que on dirait qu'ils croient que c'est même pas chez eux (Bele de Mai, 123) 6- et deuxièmement + euh de préciser ton sentiment euh pourquoi tu tu es pas arivé tu es pas arivé arivé à dormir + L1 alors je suis pas arivé à dormir je vais t'expliquer parce que + j'avais l'impresion (Chris, 10) 7- à la caise pourquoi vous avez toujours les menthos: les briquets: les les chewing-gums les programes télé c'est parce que vous faites la queue (Comerce, 6) 8- L2 ele a les posibilités ele est come toi ele est come moi ele a deux mains ele a deux jambes e= ele est dans la même clase que nous + ele fait les mêmes + pourquoi ele a pas les mêmes posibilités + dis-moi + L4 je sais pas (Bele de Mai, 87) 9- ben tu sais quand je serai morte je serai très vieile + donc tu seras + toi tu seras un adulte + pourquoi tu  107 croyais que tu pouvais pas te débrouiler tout seul + L2 parce que L1 tu as besoin qu'on s'ocupe de toi (Grandir, 1) 10- L2 tu dis je done un peu raison tu dones rai= L3 je done un peu raison mais je dis pas que c'est c'est ils ont raison de faire ça L4 eh ben pourquoi ils descendent pas la journée + si ils descendent pas la nuit (Bele de Mai, 15) 1- L2 ils disent je me sens pas L3 pourquoi ils disent je me sens pas parce que premièrement il y a pas d'ascenseur L2 ouais L3 deuxièmement il y a pas de lumière et troisièmement (Bele de Mai, 14) 12- L2 alors pourquoi quand tu avales à ils te disent de qui que quelqu'n qui saignent le SIDA il faut pas pourtant il a l'air + L4 de quoi mais il est au contact (Bele de Mai, 14) 13- c'est des quartiers Sud en fait non + ça s= s= ça se parce que on est au Sud on (n') est pas au Nord + pourquoi ils disent quartier Nord L3 parce que + dans le Sud + il y a le Nord Est Ouest + (Bele de Mai, 132) 14- L2 mais pourquoi ils disent que c'est une: une: dans le papier eux ils disent que c'est une clownerie (Ionesco, 19) 15- et en plus peut-être on paierait les impôts au lieu de les amener à l'État pourquoi ils esaient pas de combler le trou de la sécurité sociale L3 m ça c'est leur problème eh (Bele de Mai, 81) 16- c'est même pas la peine de rentrer à Félix Pyat + c'est imposible + imposible L1 pourquoi c'est imposible come ça + d'après toi L2 eh on rentre il y a une bale perdue qui vient (Bele de Mai, 120) 17- oui oui c'est marqué # L1 et alors mais alors pourquoi partout c'est marqué que c'était vous L2 ben oui c'est come ça + (Marais-Pivot, 2) 18- L2 alors on a esayé + en même temps qu'on faisait la fête + pourquoi on ne faisait pas Noël à la maison pourquoi eux ils ne fêtaient pas + pourquoi les parents n'avaient pas mis d'arbre à la maison + (France Plus, 17) 19- L3 ils vont aboutir à rien eh ils vont rien avoir eh L2 si si si pourquoi ça fait trop de perte + ça fait ça te fait une grande perte L4 il y en a qui travailent pour ausi parce que + (Bele de Mai, 52) 20- L1 d'acord si vous pensez qu'il y a un risque pourquoi vous le laisez ouvert ou pourquoi ne pas tenter de d'améliorer la le soutènement de ce de cet hypermarché (Continent, 17) 21- L2 oui c'est le + non c'est le plus grand supermarché d'Europe c'est L3 pourquoi tu mens voilà tu coupes alez dis n'importe quoi (Continent, 50) 2- L3 mais dis pourquoi il a été là-bas dis pas parce que nous avons pourquoi tu l'as mis à Saint-André exactement L2 parce que nous avons trouvé un petit terain pas très cher (Continent, 43) 23- il y a des Berbères qui sont montés euh dans les Aurès + et mais mais en fait avant ils étaient à côté mais pourquoi ils se sont pas ils se sont pas aimés parce que si si on prend un livre euh un livre kabyle on va trouver leurs traditions (Bele de Mai, 16) 24- L5 donc euh tu comprends de suite la diférence + par raport aux États-Unis ausi pourquoi les États-Unis c'est une grande puisance + L4 pourquoi ils s'alient pas à l'Europe L3 mais ele va s'alier L5 les États-Unis L3 ouais (Bele de Mai, 162) 25- il va finir par par il va pas il va pas monter come ça eh + il va monter dans la prison + L1 mais pourquoi ils se ils disent euh + je sais pas ce que je veux faire L2 ils disent je sais pas parce que ils se voient pas + ils se ils se voient pas + faire je sais pas docteur + avocat (Bele de Mai, 101) 26- j'ai comencé à m'en séparer L2 pourquoi tu t'en sépares L1 je m'en suis séparé parce que: il faut beaucoup de santé pour: tenir ça à bout de bras (Arche, 2) 27- L2 ah et c'est la faute euh des peintres L3 non c'est pas la faute des peintres L2 c'est la faute de qui L3 et pourquoi ils ont pas terminé L2 pourquoi parce que euh i= le maire L4 ils ont plus de peinture + pourquoi (Bele de Mai, 12) 28- L5 qu'est-ce que tu apeles plus haut que puéricultrice + L4 il y a beaucoup de choses plus haut L2 pourquoi ele vise pas docteur ou ele vise pas un truc come ça L3 oh mais tu crois que docteur c'est simple (Bele de Mai, 8) 29- L2 puéricultrice tu es d'acord + L3 ouais L2 pourquoi ele vise pas plus haut + L4 parce que peut-être ele a pas les posibilités (Bele de Mai, 86) 30- L1 puéricultrice L2 voilà + regardez eh + regardez bien + pourquoi ele vise pas plus haut + après quand ele va grandir ele va se plaindre L3 m (Bele de Mai, 83) 31- une file ele a ele a par se= ele a par mois mile cinq cent + plus la bourse + et et et ses parents ils la logent et tout et pourquoi ele veut ele veut les sous encore + ça les ça non mais c'est vrai eh + i= il y en a i= i= ils veulent le beure et l'argent du beure (Bele de Mai, 50) 32- maintenant il doit moins y en avoir il y a moins d'étrangers en plus L1 ah pourquoi il y avait que des  108 étrangers L2 ouais des Alemands des Japonais + des Anglais + un peu d'Espagnols (Boulots d' été, 13) 3- L1 donc euh donc le le public a raison et c'est vous qui avez tort L2 mais non pourquoi il a raison le public L1 ah vous eh eh chaque euh écoutez tout à l'heure il avait raison (Marais-Pivot, 19) 34- L1 pourquoi + L2 j'ai pas besoin + pourquoi L1 ben je sais pas parce L2 pourquoi moi je je je ne fais pas de politique je ne me me me je ne suis militant en rien L1 oui + L2 ah je je j'acepte qui je suis j'acepte la vie (Marais-Pivot, 41) 35- L1 non mais vas-y L4 alez-y alez-y L1 vas-y L4 pour= pourquoi les morts ce serait bénéfique c'est pas bon les morts L5 non j'ai pas dit que les morts ce serait bénéfique (Bele de Mai, 15) 36- L2 et pourquoi j'aurais pas raison moi de ne pas me trouver beau L1 et parce que le publ= et non parce que vous avez décidé d'une fois pour toutes doner raison au public (Marais-Pivot, 19) 37- L2 alors on a esayé + en même temps qu'on faisait la fête + pourquoi on ne faisait pas Noël à la maison pourquoi eux ils ne fêtaient pas + pourquoi les parents n'avaient pas mis d'arbre à la maison + (France Plus, 17)  Interogation directe, est-ce que, sujet pronominal antéposé 1- L1 mais au niveau de la publicité pourquoi est-ce que au journal télévisé ou à des chaînes concurentes nous n'en avons pas entendu parler L2 parce que la publicité ça coûte cher (Continent, 2) 2- donc Michel Rocard dit la même chose que moi mais pourquoi est-ce que on m' injurie ainsi + L1 m m (Chevènement, 29) 3- on fait une explication de texte parce qu'il y a des choses qui ne sont pas évidentes ce qu'il a voulu dire pourquoi est-ce qu'il parle toujours de ça pourquoi + et puis voilà et puis après + on comence à metre en espace (Métiers 1, 3) 4- je trouve quand même que les magasins spécialisés en sport vendent plus cher que les grandes surfaces L1 pourquoi est-ce qu'ils vendent plus cher selon vous L2 parce que nous nous somes un grande entreprise si vous préférez (Continent, 35) 5- parce que c'était deux heures par semaine le mardi après midi de: seize à dix-huit je crois et je lui ai dit mais pourquoi est-ce que: vous voudriez pas ouvrir euh: le vendredi matin les jours de marché par exemple + (Médiathèque, 8)  Interogation directe, sujet pronominal postposé (+ double-marquage) 1- et d'aileurs si le fédéralisme était ausi odieux pourquoi a-t-on acepté des éléments de fédéralisme dans le traité actuel (Delors, 15) 2- L3 on a des recherches + sur des autres êtres de la même espèce L1 et ben alors pourquoi nous dit-on que c'est le seul spécimen puisque vous venez à l'instant de nous révéler + vous réalisatrice que…(Roswel, 18) 3- et alors vous lui dites moi ausi je suis amoureux de vous je mentais oui je mentais pourquoi avez-vous menti L2 oui oui je mentais oui + L1 pourquoi avez-vous menti là L2 coment (Marais-Pivot, 36) L2 oui oui je mentais oui + L1 pourquoi avez-vous menti là L2 coment L1 pourquoi avez-vous menti 5- 4- L2 parce que j'étais un petit ariviste + prêt à tout + (Marais-Pivot, 36) 5- L2 oui oui je mentais oui + L1 pourquoi avez-vous menti là L2 coment L1 pourquoi avez-vous menti L2 parce que j'étais un petit ariviste + prêt à tout + L1 ah + (Marais-Pivot, 36) 6- L1 mais c'était un trouilard quand-même hein L2 ah oui L1 pourquoi a-t-il tiré sur cet home qui travailait + il croyait que c'était un voleur mais: et il falait quand même faire des somations + (Police, 13) 7- vous avez dit que c'était dangereux pour les clients et tout ça alors pourquoi en tant qu'expert venez-vous dans notre magasin je comprends pas + (Continent, 37) 8- L1 oui + alors pourquoi vouliez-vous tant faire la conaisance de de de Jean Cocteau est-ce que c'était euh par admi= L2 parce que je je vous savez on on a on a de des instincts come ça (Marais-Pivot, 28) 9- L2 j'ai signé deux films avec lui L1 oui + L2 et qui se sont pas faits L1 oui + bon euh + alors pour= pourquoi vou= vouliez-vous faire l' acteur c'était votre obsesion (Marais-Pivot, 24) 10- L1 je me demande si vous n'aimez pas ça d'une certaine manière L2 non je peux pas dire come ça L1 ah L2 pourquoi voulez-vous que j'aime ça L1 mais si parce que vous le racontez ça (Marais-Pivot, 10) 1- tous les tous les cinq ans ou tous les sept ans on recomence l= à jouer la même pièce L1 et pourquoi se laisent-ils prendre les Français L3 vous savez c'est je crois Chateaubriand qui a dit que … (Bare, 18)   109 Interogation directe, sujet lexical antéposé 1- si on regarde les chefs d'entreprises par raport à le petit ouvrier + on regarde la diférence qu'il y a eh L5 mais pourquoi alors un ouvrier fait grève L3 parce qu'il est pas content de son salaire + il est pas content de + L5 des impôts peut-être (Bele de Mai, 6) 2- L2 le président il peut tout résoudre si il veut L5 d'après vous pourquoi + les gens font grève + on a doné tout à l'heure un aspect + mais L4 parce qu'ils veulent tout (Bele de Mai, 65) 3- L2 alors on a esayé + en même temps qu'on faisait la fête + pourquoi on ne faisait pas Noël à la maison pourquoi eux ils ne fêtaient pas + pourquoi les parents n'avaient pas mis d'arbre à la maison + bon ça c'est on a eu à le faire et on a senti qu'on devait le faire ++ (France Plus, 17)  Interogation directe,verbe infinitif, 1- L3 pourquoi avoir choisi Marseile come lieu pour euh Continent L2 parce que déjà Marseile est une zone sensible avec beaucoup de chômage (Continent, 46) 2- L3 pourquoi avoir choisi Marseile come lieu de construction pour Continent L2 nous avons choisi Marseile parce que Marseile est une grande vile (Continent, 51) 3- L3 euh le dix-huit novembre il y a eu l'ouverture de Continent euh mais pourquoi avoir choisi + euh Marseile come lieu de construction de pour Continent + L2 c'est-à-dire qu'à Marseile c'est un c'est une grande vile (Continent, 49) 4- L2 bon Continent se trouve à Marseile dans les dans les environs de Saint-André L1 pourquoi avoir choisi ce lieu géographique plutôt qu'n autre L2 parce qu'on savait que dans ce lieu + dans ce lieu-ci où nous pourions faire beaucoup plus de bénéfices (Continent, 20) 5- L2 et tu n'aimerais pas euh bon pas tout de suite bien sûr mais + pourquoi pas créer ta propre entreprise euh non L1 non non non non enfin + je j'ai= j'aimerais bien c'est sûr mais (Comerce, 8) 6- L1 d'acord si vous pensez qu'il y a un risque pourquoi vous le laisez ouvert ou pourquoi ne pas tenter de d'améliorer la le soutènement de ce de cet hypermarché (Continent, 17)  Interogation indirecte, sujet pronominal antéposé (+ double marquage) 1- L2 mais atends là ça fait + je comprends pas pourquoi vous dites que notre magasin est facteur de risque et vous venez quand même en tant que vis= euh que client chez nous (Continent, 36) 2- et les Indiens se sont batus pour ça et les blancs ne comprenaient pas pourquoi ils se bataient + pour un bout de rocher quoi + alors que ce bout de rocher c' était: + primordial pour tous les Indiens (Indiens, 7) 3- L5 on reprend + vous n'avez pas défini pourquoi vous disez + quartier Nord L3 ouais je vois pas pourquoi moi on l'apele quartier Nord eh L2 c'est vrai c'est des quartiers Sud en fait non (Bele de Mai, 132) 4- et puis il y a longtemps + il m'avait demandé pourquoi j'alais voir les goriles je lui ai dit pour trouver un + un regard humain + L1 ouais (Éditeur, 5) 5- L3 si maintenant on compare les chiens avec les homes L4 je te demande non c'est c'est vrai je te parle euh je te demande pourquoi tu t' énerves L2 eh non L4 je te dis pourquoi le chien il peut pas l'avoir et l'home il peut (Bele de Mai, 147) 6- et ils m'ont de suite dit euh pourquoi tu vas pas à la sale et tout + puis quand je suis arivée ils m' ont prise quoi + L1 et les autres intervenants c'est des gens de ton âge (France Plus, 7) 7- L2 d'abord je change rarement d'avis sur ce genre de question mais surtout je voudrais vous dire pourquoi: euh j'avais dit cela et pourquoi je continue à le penser et à le dire je crois que… (Léotard, 14) 8- L2 d'abord je change rarement d'avis sur ce genre de question mais surtout je voudrais vous dire pourquoi : euh j'avais dit cela et pourquoi je continue à le penser et à le dire je crois que… (Léotard, 14) 9- L2 il se trouve à Marseile Saint-André L4 il se trouve dans les quartiers Nord L3 mais dis pourquoi il a été là-bas dis pas parce que nous avons pourquoi tu l'as mis à Saint-André exactement L2 parce que nous avons trouvé un petit terain (Continent, 43) 10- L1 coment est né + ce projet L2 c'est pas un projet ça existait aux Preses de la Cité puis un jour come ça j'ai dit pourquoi ça serait pas chez Lafont alors je lui ai dit venez chez Lafont (Éditeur, 17) 1- c'est la première fois que nous parlons de Continent pouvez-vous nous dire pourquoi il y a pas eu de de publicité autant que que les marques L4 tu peux pas dire les marques (Continent, 41) 12- on parlait du modèle fédéral dont vous avez expliqué pourquoi il n'est plus euh qu'il est obsolète aujourd'hui pourquoi il n'est plus d'actualité euh une des raisons euh que vous avancez dans votre article du Figaro de ce matin c'est de dire (Séguin, 1) 13- c'est-à-dire qu' on lui présente un plan qu'on lui explique pourquoi il faut faire un couloir come ça  110 pourquoi metre une chambre come ça (Construction, 6) 14- alors voilà je veux t'expliquer maintenant pourquoi je veux faire institutrice quand même + au début je voulais pas faire du tout instit (Didactique, 4) 15- et ça c' est euh en efet euh euh: une trace de pasage historique qui explique pourquoi on ne l'a jamais oublié L3 une autre question dans le studio monsieur (Bayrou 3, 1) 16- et j'ai posé à Sadam Husein la question de savoir pourquoi il ne l'avait pas fait et sa réponse a été groso modo cele-ci je n'ai jamais eu l' espace politique pour le faire (Chevènement, 1) 17- L2 oh j'aime bien en fait Victime du Devoir + je sais pas pourquoi ils la jouent pas plus ++ La Cantatrice Chauve ce qu'il y a c'est que je l'ai vue souvent alors (Ionesco, 14) 18- L5 on reprend + vous n'avez pas défini pourquoi vous disez + quartier Nord L3 ouais je vois pas pourquoi moi on l'apele quartier Nord eh L2 c'est vrai c'est des quartiers Sud en fait non + ça s= s= ça se parce que on est au Sud on (n') est pas au Nord + pourquoi ils disent quartier Nord (Bele de Mai, 132) 19- nous qui nous intéresons à ce sujet les extra-terestres + je ne vois pas pourquoi on nous l'a je ne vois pas pourquoi on nous l'a caché car nous avons le droit de le savoir (Roswel, 15) 20- vous vous dites finalement la mariée est telement bele que je vois pas pourquoi j'en changerais + je pensais à la majorité bien sûr (Chirac, 19) 21ce sera toujours la Provence je vois pas pourquoi on dirait non on (n') est pas Provençaux on est Français ou on est Européens on est je sais pas quoi + bon nous somes d'abord Provençaux (Provençal, 2) 2- L2 on ne voit pas pourquoi nous poserions ou que quiconque poserait à l'avance au nom d'un candidat qui ne l'est pas encore euh un certain nombre de conditions (Jospin 2, 20) 23- ce qui fait dire à à Jacques Chirac que c'est un comportement un peu hypocrite L2 écoutez hein euh non vraiment euh je ne vois pas pourquoi je me déciderais maintenant (Chevènement, 16) 24- alors oui ma question la question c'était pourquoi il s'est pas comporté en père c'est ça L4 co= oui coment il s'est comporté avec (Rouseau, 14) 25- pourquoi tu t' énerves L2 eh non L4 je te dis pourquoi le chien il peut pas l'avoir et l'home il peut l'avoir + L2 parce que il se ça se déclare pas dans le chien + (Bele de Mai, 147) 26- L5 donc euh tu comprends de suite la diférence + par raport aux États-Unis ausi pourquoi les États-Unis c'est une grande puisance + L4 pourquoi ils s'alient pas à l'Europe L3 mais ele va s'alier (Bele de Mai, 162)  Interogation indirecte, sujet lexical antéposé 1- quand on voit qu'il y a euh trois ou quatre absences euh ré= consécutives on: on demande pourquoi l'enfant n' est pas venu + bon (France Plus, 15) 2- alors je vais poser ma première question à monsieur le P.D.G. de Continent + et à savoir tout d'abord pourquoi + le supermarché + n'a pas été ausi publicité que ce à quoi on se atendait + étant doné sa superficie (Continent, 1) 3- ele est très forte c'est la première de sa clase + alors au début je me demandais pourquoi + sa maman voulait que + je lui done des cours je comprenais pas + et en fait sa maman veut que je lui done des cours pour anticiper plus tard (Didactique, 6)  Interogation indirecte, sujet pronominal postposé 1- mais + c= ce que je voudrais comprendre c'est pourquoi pensez-vous faire plus de bénéfices dans ce lieu là plutôt qu'n autre L2 c'est-à-dire parce que ce lieu-ci ils avaient que des magasins de quartier (Continent, 20)  Interogation indirecte, verbe infinitif, 1- c'est-à-dire qu'on lui présente un plan qu'on lui explique pourquoi il faut faire un couloir come ça pourquoi metre une chambre come ça (Construction, 6) 2- et il répondait pourquoi ne pas faire confiance au peuple il avait une sorte de confiance absolue dans l'instinct du peuple (Peyrefite, 6) 3- donc on s'est dit après tout pourquoi ne pas démarer quelque chose avec des médias en fait plusieurs médias (Médiathèque, 16)  Interogation directe, sans verbe 1- après j' ai fait les fruits ils m'ont pas voulue au(x) péage(s) plus d'un mois L2 ah ouais + pourquoi L1  111 ben je sais pas ils avaient pas des places (Boulots d' été, 14) 2- vous qui êtes P.D.G. de de de Continent vous pouvez pas certifier que Continent n' a pas eu de glisement s= il ne pourquoi monsieur euh quel est l'avantage de monsieur + l'expert + de vous dire qu'il y a eu un glisement de trois centimètres + si nous vous certifions que euh (Continent, 56) 3- L2 non jamais L1 pourquoi + L2 j'ai pas besoin + pourquoi L1 ben je sais pas parce L2 pourquoi moi je je je ne fais pas de politique (Marais-Pivot, 41) 4- L1 on on a quand même l'impresion qu'on s'est un peu précipité du coup nous L2 pourquoi L1 on s'est pré= L2 non L1 on s'est presé les autres ne ne prenent pas tant d'égards (Miterand, 19) 5- qu'est-ce qu'on fait encore: + quand il travaile pas + L1 pourquoi qu'est-ce qu'il fait come travail + pendant l'été L2 ben là ça fait euh je sais pas trois deux ou trois ans qu'il travaile à la distilerie de lavande euh + (Campagne, 10) 6- je suis d'acord à propos des doigts que nous pouvons remarquer mais je veux dire euh l' être ne va pas se promener non L1 pourquoi pas s'il est vivant il peut se promener au contraire L4 oui d'acord mais je veux dire L1 je ne comprends pas L4 il ne peut pas se promener la cervele ouverte # (Roswel, 24) 7- au début je voulais pas faire du tout instit + je voulais L2 pourquoi L1 faire: + avocate + L2 ah + c'est bien L1 en fait c'est parce que ma cousine + a fait du Droit + (Didactique, 4) 8- L2 non non je ne l'exclus pas non L1 c'est pas posible L2 non non pourquoi L1 hein quel courage + L2 mais vous savez il faut bien que dans une élection les Français à un certain moment … (Chevènement, 18) 9- L2 euh moi moi je préfère celui de celui du chantier L1 pourquoi L2 c'est un autre raport + c'est un raport avec des gens qui + qui sont + en plein travail + (Construction, 9) il paraîtrait que la cuisine a été suprimée dans certaines: + dans certains C.A.P + B.E.P + et caetera + L1 10- pourquoi + L2 parce que bon c'est peut-être pas utile de d'aprendre à cuisiner à quelqu'n qui va aler s'ocuper de d'un milieu familial (Convocation, 6) 1- est-ce que ça te done ça t'a doné envie d'aler à l'école plus qu'avant L3 oui L2 pourquoi L3 euh coment dire + là je vois quand je suis dans la sale je vois tout le monde travailer et tout qu'ils ont tous envie de travailer + et …(Aide aux devoirs, 4) 12- L4 eh non une guere c'est jamais bénéfique eh L2 m= moi je crois que la guere ça va les calmer L5 pourquoi L2 si il y a une guere certainement L4 bien sûr il y a des morts + des blesés + des orphelins + L5 bon on va être macabre mais .. (Bele de Mai, 152) 13- L3 non on pense pas ça mais il y aurait eu moins de L2 voilà moins de grève L3 moins de choses qui se pasent en ce moment L5 pourquoi L3 parce que + lui il a tenu ses promeses + (Bele de Mai, 59) L3 non + L2 si il y en a il y en a encore L4 il il doit y en avoir quand même L1 pourquoi L3 non parce que on (n') en entend plus parler là + L2 moi je + moi je pense qu'ils sont encore nombreux (Bele de Mai, 38) 14- L2 moi je crois que c'est c'est plutôt + le français la langue la plus dure pour moi c'est la langue le français L5 selon toi pourquoi L2 parce que je trouve que j'ai + j'ai plus facilement + parce que même maintenant le français + je trouve que c'est encore + dur (Bele de Mai, 24) 15- L1 il est né il est né on le pose sur le ventre de sa maman + en premier L2 pourquoi L1 parce que d'abord + c'est le seul endroit + c'est l'endroit le mieux qu'on a pour + le plus confortable le plus sympathique qu'on a pour + le poser (Métiers 2, 9) 16- L2 ah beuh depuis l'âge de quatre ans je voulais L1 oui L2 être acteur L1 pourquoi + L2 euh je je on m'avait emené au cinéma à Cherbourg où où je suis né et euh + on j'ai été voir "Les mystères de New-York" (Marais-Pivot, 24) 17- L1 m m L2 mais sinon le reste c'est vraiment + le les plus mauvais c'est ça qui est domage L1 et pourquoi L2 je sais pas je ça je j'avoue que je sais pas pourquoi + peut-être parce que les gens hein les gens les Portugais qui … (Portugais, 43) 18- il est posible que nous trouvions des points de: euh disons de rasemblement pourquoi pas euh surtout dans une période de euh: de grave danger pour la France qui pourait par exemple être … (Le Pen, 25)  Pourquoi le N 1- c'est-à-dire la poule au pot le le dimanche dans chaque foyer euh le Vert Galant et caetera alors pourquoi le Roi libre L2 parce que c'est une méditation sur la réconciliation + (Bayrou 3, 4) 2- d'aileurs à la poste nous avons vu quelques afiches + pourquoi cete remarque + L2 parce que c'est vrai que déjà la construction nous a coûté beaucoup plus cher que l'on pensait + (Continent, 52) 3- et vous avez parlé de fédération d'états nationaux demain L2 m L1 pour l'Europe alors qu'est-ce que ça veut dire et pourquoi ce choix parce que fédéralisme est un mot qui fait peur (Delors, 14) 4- ça s'est pasé autour de de cete anecdote L1 Hugh Grant ouais L2 et euh L1 euh pourquoi ce choix  112 justement pourquoi ce thème pour parler de façon L2 je ne suis pas sûre d'avoir la réponse (Mylène Farmer, 9) 5- ça s'est pasé autour de de cete anecdote L1 Hugh Grant ouais L2 et euh L1 euh pourquoi ce choix justement pourquoi ce thème pour parler de façon L2 je ne suis pas sûre d'avoir la réponse (Mylène Farmer, 9) 6- L1 bon très bien maintenant je voudrais que nous en venions à la question euh des de vos f= fameux magasins vous avez dit plus de deux cent donc euh pourquoi Continent pensez-vous que ce supermarché enfin cete grande surf= structure va atirer plus de de gens (Continent, 19) 7- L2 euh enfin il y a plein d'aplications avec les algues: alors diverses et variées L1 m L2 puis pourquoi pas l'alimentation humaine L1 oui L2 parce que + c'est quand même L1 et on a comencé de faire quoi pour + l'alimentation (Algues, 9)  Question et réponse 1- c'est-à-dire qu'ils ont eu + leurs parents à eux + qui sont arivés en Algérie + pourquoi + parce que l'Algérie était une colonie française + donc sur le continent africain + euh je crois que ça a été colonisé en dix huit cent trente + (Algérie 93, 5) 2- L2 il faisait la grève + pourquoi parce que je crois qu'il touchait euh + euh un milion + un truc come ça + et il était pas d'acord que c'est que lui il touche ça (Bele de Mai, 52) 3- c'est-à-dire sept heures de travail ça peut être huit heures on peut avoir le service du soir c'est douze dix-neuf pourquoi parce que le soir il y a des gens qui jouent + alors on les libère avant (Métiers 1, 5) 4- j'ai été convoqué à: trois + alors deux sociétés euh + qui: avaient l'air intéresantes mais + qui m'ont pas atiré pourquoi parce que quand je suis alé dans les locaux + la première j'y suis rentré déjà je l'ai je l'ai cherchée la société hein je la trouvais pas (Patrick, 12) 5- L1 la légalité c'était Vichy et il estimait que la légitimité c' était lui et lui seul pourquoi + parce que euh sous l'ocupation un gouvernement n'était pas libre n' était pas indépendant et par conséquent n'exprimait pas la souveraineté nationale (Peyrefite, 1) 6- l'action c'est quoi + c'est come si on achetait un bout + d'une société et: on peut perdre beaucoup par raport aux actions pourquoi ben parce qu'en achetant un bout de la société on se rend compte que: si la société va mal on perd + (Prévoyance, 1) 7- L3 euh: bon ben il y a énormément de risques si on met pas de préservatif pourquoi + parce que le virus bon on le trouve soit dans le sang soit dans le sperme soit dans les sécrétions vaginales + (Sida, 2)  Interogation indirecte, sans verbe 1- parce que dans les familes maghrébines on ne fête pas Noël + alors les enfants ils se ils se demandent pourquoi ils comprenent pas souvent parce que bien évidement les en= les parents n'ont pas le temps ou ne veulent pas expliquer le pourquoi (France Plus, 16) 2- il était à cinq mètre il s' en alait je dis hep hep hep Paul je dis reviens reviens il me dit pourquoi je lui dis c'est au bout + mais c'est pas vrai + il me dit tu as le cul fêlé + oh alors il revient il dit mais bon Dieu (Saumon, 26) 3- donc dix jours après + je dis à mon père je vais aler faire le coup de l' Alier + il me dit bon pourquoi pas + je suis descendu tout seul j'ai pêché un quart d'heure + (Saumon, 21) 4- L3 c'est bien la première fois que nous parlions de Continent à travers le journal télévisé ou euh par raport à un poste pouvez-vous nous dire pourquoi pourquoi cete remarque L2 parce que pendant les travaux nous avons parlé de Continent mais … (Continent, 50) 5- par conséquent les Français quand on les interoge ben répondent oui Delors pourquoi pas L1 oui oui mais euh il y a quelques mois on donait la droite: largement euh: gagnante de cete élection présidentiele (Le Pen, 15) 6- et c'est peut-être pour ça je je sais en fait je je sais pas pourquoi + L1 oui c'est c'est vrai j'ai j'y ai réfléchi ausi moi + (Portugais, 4) 7- et et et tout le monde dit oui c'est nul tu as vu les paroles sont nules et tout mais moi je j'aime quand même ces chansons je sais pas pourquoi + L1 m m L2 et il y a des moments où je je me dis tiens je vais écouter une casete portugaise (Portugais, 41) 8- il faut envoyer un CV + il y a certaines radios qui demandent une photo + je sais pas pourquoi + mais bon + maintenant euh ils demandent des photos + et puis euh il faut avoir ausi + beaucoup de piston + come dans pratiquement tous les boulots maintenant (Sida, 11) 9- il(s) disai(en)t que ++ il avait haï toujours son père: + toute sa vie + parce que enfin je sais plus  113 pourquoi + et en fait il l'avait toujours regreté parce que il a jamais pu: pardoner à son père + (Ionesco, 3) 10- la première fois là je ne raconte pas ça dans dans le livre je sais pas pourquoi d'aileurs + mais la première fois + je j' étais a= très inculte je le suis toujours à côté de vous par exemple mais mais (Marais-Pivot, 28)  Exemples de quand  Interogation directe, sans est-ce que, in situ 1- et: ça prend pas mal de temps en général + L1 mais tu tu prépares ça quand + L2 je prépare ça avant mon émision (Sida, 15) 2- L2 au fait + c'est quand les visites + L3 ah les visites + pour re= re= pour venir euh dire bonjour à leurs à + aux enfants L2 oui (Parodie 3, 6)  Interogation directe, sans est-ce que, inversion 1- L2 Alain Peyrefite sans dévoiler de secret je crois que le deuxième tome: de votre: livre: est pratiquement prêt euh quand pensez-vous le publier L1 beh écoutez je me suis imposé cete règle des trente ans par conséquent je ne publierai pas la tranche suivante avant cela (Peyrefite, 20) 2- L2 d' acord epuis quand existe la péridurale + depuis longtemps ou c'est récent L1 oh depuis + depuis le temps que ça existe je peux pas te dire (Métiers 2, 15)  Interogation directe, avec est-ce que 1- L3 tu croyais que tu alais rester un petit enfant L2 oui L1 alors quand est-ce que en fait + oui + je sais pas moi + les enfants XX quand est-ce qu' en fait on on comprend tout ça + qu' est-ce que + qui te t' a fait comprendre qu'on vieilisait qu'on mourait (Grandir, 4) 2- L1 alors voilà mon super wek-end que j' ai pasé alors + quand est-ce que nous étions + vendredi alors vendredi il a falu se lever tôt + parce que…(Boulimie, 1) 3- L2 soixante tu es déjà papi ou mamie L1 ah ben oui L2 oh là là ++ mais moi L1 à partir de combien quand est-ce qu' on est un papi d' après toi + un papi ou une mamie + L2 oh: à soixante ans (Grandir, 12)  Interogation indirecte, sans est-ce que 1- L1 euh + oui mais + j' aimerais bien savoir quand je + vous l' amène L3 eh bien moi je peux + euh à + demain + demain je peux je suis libre L1 euh + vers quele heure (Parodie 2, 4)  Interogation indirecte, avec est-ce que 1- euh les travaux traînent en longueur et bon on sait jamais quand est-ce que ça va finir L3 et L2 et c' est une maison bien située (Campagne, 3) 2- ah la pêche c' est un peu toute ma vie tu sais + je ne me souviens pas ne pas avoir pêché + je sais pas quand est-ce que j' ai comencé je devais avoir peut-être quatre ans (Saumon, 1)  Interogation indirecte, sans verbe 1- par exemple on savait pas + le lieu du chantier avait changé + donc on a atendu pendant deux jours sans savoir + où alait être le chantier + ni: quand + ni combien de volontaires + on on nous disait rien (O.N.G., 64)  114 Apendice B  Liste des corpus  Nom du corpus  Anée Provenance  Afrique   1994  Sud-Est Aide aux devoirs  1993  Marseile Algérie   1993  Paris Algues   1994  Paris Amitié   1995  Marseile Anthropologie  1995  Paris Arche    1995  Sud-Est Armée   1995  Sud-Est Arts martiaux   1995  Sud-Est Bac Français   1997  Sud-Est Bare    1995  Lyon Bayrou   1995  Paris Bele de Mai   1996  Marseile Boulimie   1995  Sud-Est Boulots d’été   1994  Alpes Cameroun   1995  Cameroun Campagne   1995  Sud-Est Cathy    1995  Marseile Chevènement   1995  Nord-Est Chirac   1995  Paris Chris    1995  Sud-Est Club Med   1994  Lile Commerce   1995  Sud-Est Construction   1994  Sud-Est Continent   1995  Marseile Convocation   1995  Lyon Corrida   1997  Sud-Est Delors   1995  Paris Didactique   1994  Sud-Est Éditeur   1994  Paris Fleuriste   1993  Paris France Plus   1993  Sud-Est Grandir   1993  Sud-Est Grève    1995  Paris Guere   1993  Sud-Est Indiens   1995  Sud-Est Ionesco   1994  Sud-Est Jeux    1995  Lyon Jospin    1995  Paris Khamel   1993  Marseile   115 Nom du corpus  Anée Provenance  Le Pen   1995  Paris Léotard   1995  Paris Lesif    1997  Sud-Est Letres ouvertes  1997  Paris Madagascar   1995  Sud-Est adelin   1995  Paris Marais-Pivot   1997  Paris édiathèque   1995  Sud-Est Mer    1993  Bretagne étal    1994  Marseile Métiers   1995  Paris iterand   1995  Paris Mylène Farmer  1997  Paris O.N.G.   1994  Nantes Parodie   1996  Sud-Est Patrick   1995  Sud-Est Peyrefite   1995  Paris Poésie    1995  Sud-Est Police    1993  Normandie Portugais   1990  Marseile Poste    1994  arseile Prévoyance   1995  Marseile Prof de Letres  1994  Paris Provençal   1995  Marseile Roswel   1996  Sud-Est Rousseau   1993  Lyon Saumon   1997  Paris Séguin   1995  Paris Sida    1994  Sud-Est Sports    1994  Sud-Est Voyage   1993  Marseile 

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